
C’est avec émerveillement que j’ai repris le chemin d’Ysambre. Je me suis d’abord baladée de pages en pages, m’étonnant des illustrations , m’arrêtant sur un détail, sur une nuance de couleur, la magie que provoque Séverine Pineaux dans ses illustrations reste définitivement la même…
Puis j’ai rouvert le livre et me suis attardée sur le texte cette fois-ci. Les racines des arbres se sont enchevêtrées dans chaque mot, chaque phrase et je me suis retrouvée en Ysambre. J’étais aux côtés de Salliah lorsque celle-ci a découvert la terrible maladie qui rongeait cette belle forêt, j’étais à ses côtés lorsqu’elle a vu le souffle des Sylphes s’éteindre.
Mickaël Yvorra créé lui aussi de la magie, pas avec des pinceaux comme la magicienne Séverine, mais avec des crayons et des mots… Le récit et les illustrations sont entremêlés, tels un couple d’amoureux de Sylphes . L’un ne peut aller sans l’autre et cette fusion créé quelque chose de magique, d’incroyable .
La découverte se poursuit également de manière tactile, puisque comme dans Le monde Arbre , différentes variétés de papiers sont utilisés : jeu de transparence, papier lisse et papier à dessins. Cette suite, beaucoup plus sombre que dans le précédent tome , nous conduit cette-fois-ci sur les pas de la jeune héroïne, Salliah. Elle va y faire la rencontre de nouveaux compagnons et tenter de sauver les habitants de cette somptueuse forêt qu’est Ysambre.
Le récit est entrecoupé de documents datant d’avant la Catastrophe Verte et de notes des compagnons de Salliah, même si ceux-ci sont beaucoup moins présents que dans le premier opus. Si vous aussi vous passez près de ce livre, n’hésitez pas à emprunter les sentiers qui mènent dans son cœur, croyez-moi, cette promenade vous enchantera…



Toutes les images ©Séverine Pineaux/Éditions Tournon



