Je suis tombée il y a quelque temps sur ce titre en me baladant sur le blog de flo_boss. Attirée par la belle couverture toute colorée ( et oui, on ne se refait pas !) et justifiant mon geste en me disant que bah oui ça faisait longtemps que je n’avais pas lu dans la langue de Shakespeare, et que diantre j’ allais perdre tout mon vocabulaire, je me suis donc sentie obligée de le commander et de le lire !
Seven Sorcerers, que l’on peut traduire textuellement par sept sorciers, c’est donc l’histoire de la petite Nin, dix ans, qui est une gamine ayant la particularité de détester les mercredis. Ce jour, elle le déteste, elle le hait, le redoute et le voit malheureusement revenir toutes les semaines. Autre particularité, qui n’en est pas vraiment une puisque beaucoup d’entre nous la partage, la demoiselle doit supporter son adorable petit frère Toby, quatre ans. Et voilà autre chose qu’elle déteste aussi, car le charmant bambin est une tornade ambulante qui ne vit que pour faire de sa vie un enfer … mais voilà qu’il disparaît du jour au lendemain sans laisser la moindre trace, évidemment c’est un mercredi, et plus inquiétant encore, Nin est la seule personne a se rappeler son existence. Aux yeux des autres personnes, il n’y a jamais eu de petit garçon s’appelant Toby. Evidemment la fillette persiste, cherche un indice, une preuve, quelque chose prouvant qu’elle n’a pas imaginé ce petit frère et tombe au fond du jardin sur le précieux doudou qu’il ne quitte jamais. Dés cet instant, elle se sent observé, épié, surveillé. Elle sait que la personne ou la chose qui a enlevé Toby va venir pour elle aussi. Elle n’a qu’une solution, la prendre de vitesse et essayer de comprendre ce qui est arrivé à Toby et le retrouver avant qu’il ne soit trop tard …
Caro King joue avec la peur de l’inconnu, la peur du monstre qui se cache dans le placard ou sous le lit, et ça marche drôlement bien ! La jeune héroïne est entraînée dans un univers, un monde dont elle n’avait jusqu’ici jamais imaginé l’existence. Le « Drift », le monde des sept sorciers où elle est entraînée est un monde dangereux où les plus grandes peurs peuvent prendre forme, vous manipuler et vous anéantir. Ce monde inconnu est rythmé par la magie et peuplé de créatures magiques, les « fabulous », aussi belles que dangereuses, aussi cruelles qu’attirantes. Heureusement pour Nin, la fillette va rencontrer en route Jonas, compagnon, guide, enfant perdu comme elle que tout le monde a oublié. Celui-ci va l’aider dans sa difficile quête au coeur de ce monde inconnu qui va la mener jusqu’ à « the House of Terror », la maison de la terreur (flippant comme nom, nan ?).
Caro King signe une histoire complexe et intrigante, parsemée de touches d’humour. Les personnages sont travaillés, évoluant chacun à leur façon au cours de l’histoire vers le bien ou le mal. J’ai également trouvé très intéressant que Caro King ait imaginé une histoire, une genèse au monde magique où sont propulsés les héros. Loin de s’arrêter à une simple bataille entre les gentils et les méchants, elle a cherché des explications aux choix, aux réactions des personnages liés intimement à la terre où ils évoluent, le « Drift ». Evidemment, c’est un monde magique, on ne peut donc pas le traverser sans croiser quelques créatures féeriques en chemin. L’auteur a ainsi incorporé au récit des êtres magiques tels que golems, vampires ou géant, créant un meltin pot de rencontres aussi intéressantes qu’ intrigantes.
Vous l’aurez compris, j’ai vraiment apprécié l’univers de « Seven Sorcerers » dont j’attends impatiemment de découvrir la suite. Malheureusement, pas de sortie française prévue pour l’instant …
The Fabulous Book 1, Seven Sorcerers, Caro King, éditions Quercus, 2010



