
Je ne sais pas quoi penser de Roi du matin, Reine du soir. A la fois tragique et merveilleux,déroutant, étrange et surprenant, ce roman de Ian Mc Donald publié il y a pratiquement une vingtaine d’années Outre-Manche nous fait découvrir une féerie qui est loin d’être rose .
Ce roman démarre comme un joli conte… La premiére partie du roman débute par des extraits de correspondances et de pages de journal intime de la jeune Emily Desmond. Emily a un secret : elle entend et voit parfois des fées et autres créatures issues de l’Outremonde. Tels les jeunes filles de Cottingley, Emily s’amuse à prendre ses étranges amies en photographies et les montre au célébre poéte M.Yeats. Le lecteur suit au jour le jour les étranges découvertes d’Emily, ses rêves, ses espérances,ses cauchemards, jusqu’à tomber dans le doute… Emily voit-elle réellement des créatures surnaturelles ou est-elle en train de sombrer dans la folie ?
Nous faisons la connaisance de Jessica Caldwell dans la deuxième partie . Avec elle le roman prend une tournure beaucoup plus crûe, plus grotesque.Tout comme Emily, Jessica est entourée d’étranges créatures et phénoménes. Elle fait la connaissance d’un psychiatre qui connaissait également Emily et fait rapidement le lien entre les deux jeunes filles.
Les découvertes s’enchaînent rapidement et les secrets sont dévoilés pour nous conduire à la troisième partie du roman où le personnage d’Enye MacColl est introduite. A ce stade, le roman devient folie pure et un grand n’importe quoi. Enye, petite fille de Jessica est lancée sur les traces d’Emily par les Enfants de Minuit sur fond de bagarres à coups de sabres et de prise de drogues hallucinogènes… Comme je l’ai écrit précédemment, je ne sais pas trop quoi en penser.
Ce livre est vraiment prenant et le style de Ian Mc Donald est vraiment intéressant, pour preuve, je l’ai lu d’une traite, mais je ne sais pas, il a quelque chose de bizarre et de dérangeant. Les trois parties du roman se passent à différentes époques : 1913 pour Emily, fin années 30 pour Jessica et fin années 80 pour Enye, mais ont pour point un même pays : l’Irlande.
L’auteur méle habilement les repéres historiques à l’histoire et le style et le vocabulaire change avec les époques . C’est intéressant et bien écrit , ce roman nous dévoile les plus sombres des féeries et des croyances humaines et on ne peut s’empécher de suivre l’auteur dans son délire mythomancique…



