Je continue ma balade hivernale en me penchant encore une fois sur le conte de la Reine des Neiges, toutefois ce conte d’ Andersen est cette fois-ci illustré par P.J.Lynch .
Je trouve toujours très intéressant de comparer les différentes visions d’un même conte, car chaque artiste a son point de vu sur l’oeuvre et du coup chaque version est différente. Je ne vais pas vous rerésumer l’histoire, vous pouvez la relire ici si vous le souhaitez (reine des neiges-birmingham), mais me pencher directement sur les illustrations de Lynch.
La première chose qui m’a frappé, c’est sa vision de la neige. Alors qu’avec Birmingham on avait l’impression de voir un tapis moelleux, la neige de Lynch transmet un sentiment de malaise et de froid. Cette impression se confirme lorsqu’on regarde la Reine des Neige : son visage est froid, figé, aucun sentiment ne paraît, on dirait tout simplement une statue de glace. L’image de la Reine sur son trône, qui figure également en couverture est pour moi la plus impressionnante: la Reine ne fait réellement qu’un avec son royaume, le bas de sa robe se confondant avec le sol du château et son visage blanc ressemblant à un masque où se dessine une profonde tristesse.
Les illustrations de Lynch sont toutes magnifiques et transmettent le même sentiment d’émerveillement que celles de Birmingham une fois le livre fermé .


© Toutes les images Copyright P.J.Lynch

