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Moi quand on me dit Princesse Sara, j’y peut rien je pense immédiatement à ça :
Non pas que je n’ai jamais lu l’ oeuvre de Frances Hodgson Burnett, mais elle est beaucoup moins encrée dans mon esprit que la série animée que j’ai peu voir et rerevoir et rererevoir ( et même que quand je tombe dessus à la télé, je la regarde encore :p). Mais je ne suis pas là pour vous parler de la série de Ryūzō Nakanishi, mais plutôt de celle éditée par Soleil dans leur nouvelle collection très diablement girly Blackberry (où nous avons également pu y découvrir l’excellent Sweety Sorcellery).
Audrey Alwett ne s’est pas trop éloignée de l’histoire d’origine en adaptant A little Princess en bande dessinée: notre petite Sara, petite fille riche laissée aux bons soins de Miss Minchin dans un pensionnat Londonien se retrouve orpheline sans le sous après la mort de son père. Evidemment Miss Minchin n’est point contente d’avoir perdu une formidable source de revenue et s’empresse d’utiliser Sara comme servante dans son illustre maison pour jeunes filles de bonne famille.
Toutefois, bien que l’histoire et l’époque soient suivies de très prés (nous sommes toujours à l’époque Victorienne), je ne peux qu’applaudir le petit plus de cette adaptation, son ambiance unique et surprenante. En effet, Sara évolue dans un Londres uchonique à l’atmosphère Steampunk. Le capitaine Crewe est un créateur d’automates et ces créatures humanoïdes hantent l’histoire, à commencer par le personnage d’Amélia, l’assistante de Miss Minchin dont il faut sans cesse remonter le mécanisme à l’aide d’une clé sous peine de la voir tomber en panne ou Emily, la petite poupée confidente de Sara, qui ne sait ni chanter ni danser, mais qui aux yeux de sa propriétaire est une poupée qui rêve.
Les ambiances aux couleurs acidulées créées par Nora Moretti et Claudia Boccato sont magnifiques. Evidemment, j’ai eu les yeux écarquillés devant la beauté des illustrations (et là mon côté fille parle fortement, car les demoiselles du livre portent des robes plus belles les unes que les autres -et je ne vous parle même pas de celles de Sara-). J’ai beaucoup aimé les histoires que racontent Sara, fillette à l’imagination débordante, car les illustrations, un peu différentes du reste du récit, casse un peu le rythme, nous permettant le temps de quelques cases de reprendre notre souffle avant de retourner vers les méchancetés de Lavinia.
Deux tomes de cette très bonne série sont déjà parus, le troisième devrait bientôt pointer son nez … à découvrir (même si on connait déjà toute l’histoire) !
Princesse Sara, Tome 1 : Pour une mine de diamants, Audrey Alwett, Nora Moretti, Claudia Boccato, éditions Soleil Productions Blackberry, 2009
Princesse Sara, Tome 2 : La princesse déchue, Audrey Alwett, Nora Moretti, Claudia Boccato, éditions Soleil Productions Blackberry, 2010

Toutes les images ©Copyright Audrey Alwett/ Nora Moretti/ Claudia Boccato/ éditions Soleil Productions



