L’enfant des cimetières

Une vague de crimes atroces se répand sur la ville en l’espace de quelques jours: tout commence par un fossoyeur, qui pris d’une folie hallucinatoire, tue toute sa famille avant de se suicider. Puis, ça se poursuit dans un hôpital où un adolescent, se croyant poursuivit par des ombres, menace de son arme les patients, avant de s’enchaîner avec le violent suicide du policier qui l’a maîtrisé… le point commun entre ces horreurs ? L’enfant des cimetières, une étrange légende urbaine colportant l’histoire d’un adolescent aux longs cheveux blancs qui annoncerait votre mort prochaine.

C’est glauque, il y a du sang, beaucoup, beaucoup de sang. Il y a des morts qui reviennent à la vie, des morts pas vraiment mort. Des ombres terrifiantes qui rampent dans les coins sombres et qui se jettent sur vous dés que vous ne vous y attendez pas. Et puis il y a surtout ce curieux adolescent issu d’une engeance démoniaque. Cet étrange être aux longs cheveux blancs qui hante les cimetières et prend plaisir à martyriser et faire souffrir ses victimes, les plongeant dans une folie dévastatrice en leur envoyant visions et cauchemars; démence qui les refoule aux frontières de la mort.

David, jeune photographe se trouve bien malgré lui pris dans cet étrange et dangereux engrenage: sa fiancée, Kristel a trouvé la mort dans la prise d’otage de l’hôpital et il semblerait qu’il soit le prochain sur la liste de cet inconcevable tueur en série. Il n’a donc d’autre choix que de se lancer sur ses traces et de trouver son point faible avant que celui-ci ne le détruise à travers les visions et les cauchemars qu’il lui envoie. Le jeune homme trouve toutefois un allié de taille inattendu en la personne de Vauvert, flic grognon et autoritaire qui choisit de croire l’explication abracadabrante de David à défaut de lui mettre les meurtres sur le dos.

Je n’avais pas encore eu l’occasion de lire du Sire Cédric et c’est maintenant chose faite. Ma fois, le monsieur sait tenir l’intérêt de son lecteur en éveil et il est très difficile de lâcher la chose avant d’avoir découvert le fin mot de l’histoire, tant celle-ci est captivante. Pour ne rien gâcher, il écrit ma foi fort bien et on arrive même à trouver poétique ses descriptions de tortures et de sang qui gicle. Donc voilà, j’ai beaucoup aimé et je lirai sans doute un de ses quatre ses autres romans … mais au faite, vous ai-je mentionné que je n’aimais pas trop les histoires qui font peur ;)  ?

L’enfant des cimetières, Sire Cédric, éditions Pocket, 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Pocket.

Alianore

Seule dans les collines, une très vieille femme fait un voeu: elle souhaiterait, avant sa mort, avoir une compagnie pour ses derniers jours. Quelques jours plus tard, on frappe à la porte. Sur le seuil se trouve une étrange petite fille, Alianore. Celle-ci veille sur la vieille dame, comme celle-ci l’a souhaité, s’occupant de la cuisine et du ménage, si bien que la vieille femme n’a plus qu’à se reposer … jusqu’à mourir d’ennuie. La fillette se lance alors dans une quête pour retourner dans son pays d’origine, le Très-Haut.

Conte fantastique,sombre et poétique, Alianore nous propulse au coeur d’un royaume peuplé de sorcières, ogre terrifiant, elfes noirs, loups féroces et enfants pas sages. C’est dans cet étrange monde qu’erre Alianore, enfant envoyé par le Très-Haut pour venir en aide à une vieille femme, mais oubliée par celui-ci après avoir terminé sa mission. Elle observe, vient en aide aux personnes qu’elle croise et cherche par la même occasion à retrouver le chemin de son monde et de ses souvenirs. Car elle ne sait pas qui elle est, et son prénom est le seule souvenir qu’il lui reste.

Les illustrations de Victor Jaquier jouent beaucoup dans l’ambiance inquiétante et obscure de ce conte: aspect gravure, noir et blanc omniprésent, paysages désertiques et chaotiques, maisons biscornues. Elles accompagnent avec délice cette histoire étrange de femme-enfant imaginée par Gabriel Bassian.

Le livre en lui-même est un bel objet : couverture cartonnée noire rehaussée d’écriture et de dessins argentés, page de garde très travaillées, papier épais, le tout donnant un aspect artisanal.

S’inspirant directement des contes et légendes les plus ténébreux, Alianore un voyage onirique dans un monde illusoire dangereux et froid. Je suis sortie captivée de ce voyage inquiétant, parfois sordide, parfois dérangeant.

Le site du livre : http://alianore.com

Alianore, Gabriel Bassian, Victor Jaquier, éditions Les Presses Littéraires, 2010

© Toutes les images Copyright Gabriel Bassian/Victor Jaquier/éditions Les Presses Littéraires

Les chouchous du mois #4

Un mois s’est déjà écoulé, c’est donc le moment de faire le tour de mes chouchous qui ont marqué ce mois d’ avril 2011, le tout en image (cliquez sur la couverture pour accéder à la chronique). Comme d’habitude, pas d’ordre précis dans ces chouchous, tous ont été des coups de coeur !

Vango, tome 1, Timothée de Fombelle, éditions Gallimard jeunesse, 2010 : une course effrénée à travers le monde menée par une écriture très efficace.

Rose-Aimée, tome 1: La Belle qui porte malheur, Béatrice Bottet, éditions Nouvel Angle, 2010 : un roman historique qui embarque le lecteur dans un voyage mélancolique au coeur du XIX ème siècle.

Belle, Robin Mc Kinley, éditions Mnémos (Dédales), 2011 : l’auteur nous offre une redécouverte de la Belle et la Bête en plongeant le lecteur dans un univers travaillé extrêmement riche.

Et les chouchous de tous les chouchous :


La légende des Dames de Brocéliande, Sandrine Gestin, éditions Au bord des continents, 2011: Sandrine Gestin nous offre une fois de plus une lecture dont on sort totalement conquis et enchanté, une pure délectation !

Les 100 portes secrètes, Colin Thompson, éditions Albin Michel (Wiz), 2011: Colin Thompson signe une oeuvre magnifique, délicate, poétique et surtout très visuelle, partageant avec le lecteur son immense amour des livres.

 

2 filles sur le toit

Présenté sous forme de journal intime, 2 filles sur le toit nous immerge dans le quotidien d’une adolescente comme les autres, Sophie. Une vie faite de rires et de larmes, d’amitiés et d’amourettes. Une vie qu’elle essaie de reconstruire après la mort tragique de sa soeur aînée, Emily. La jeune fille se sent délaissée, abandonnée, terriblement seule: sa mère se terre dans son chagrin, sa meilleure amie Abigail préfère parler de garçons et faire la fête. Alors, Sarah se réfugie dans les souvenirs, se remémorant les bons moments passés avec sa soeurs à discuter sur le toit. Jusqu’au jour où l’adolescente est obligée de se confronter à la tragédie advenue quelques mois plus tôt pour pouvoir enfin continuer à vivre.

Beaucoup de colère, de non-dit, de chagrin dans ce livre. Beaucoup d’espoir et d’amour aussi. Le lecteur assiste impuissant, simple spectateur de la petite vie de Sophie, jeune fille qui essaie de survivre, jour après jour, de reprendre sa vie là où elle l’a laissée avant que le drame, terrible, ne subvienne. Elle en veut à sa mère, à ses amis, à la terre entière. Elle en a assez que tout le monde lui demande si ça va, alors que non, ça ne va pas du tout. Elle sourit, comme si de rien n’était, mais derrière cette façade, elle étouffe.

Beaucoup d’émotions dans cette histoire touchante qui nous plonge dans les pensées et les sentiments d’une jeune fille marquée par la mort d’un être cher. A travers les pages, nous suivons ses journées: sa relation avec ses professeurs, ses camarades de classe, avec ses meilleures amies, avec sa mère. C’est parfois violent, c’est parfois dure. On ne tombe toutefois jamais dans le cliché. De par son écriture simple, magnifique et poignante, Alice Kuipers a réussi à rendre ce récit réel, loin des stéréotypes des histoires d’adolescentes meurtries… magnifique !

2 filles sur le toit, Alice Kuipers, éditions Albin Michel (Wiz), à paraître le 4 mai 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Albin Michel

0.4

Tous les ans, la petite ville de Millgrove organise un spectacle: les habitants se succèdent sur scène afin de présenter les tours qu’ils ont préparé pendant l’année écoulée. Généralement, on y croise apprentis danseurs ou chanteurs en devenir, mais cette année Danny a préparé un tour extraordinaire! Quatre personnes, Kyle, Lilly, Mme O’Donnel et M. Peterson, sont en effet hypnotisées par ses soins devant un public ébahi.

Seulement à leur réveil, l’impossible a eu lieu: le public est pétrifié et le phénomène a gagné toute la ville. Les lignes téléphoniques sont coupées, radios et télévisions n’émettent plus. Puis, comme si de rien n’était, les villageois se remettent à bouger et retournent à leurs occupations. Lorsque Kyle explique à ses parents ce qu’il a vécu, ces derniers évoquent un effet secondaire de l’hypnose. Toutefois, l’adolescent surprend une conversation entre ceux-ci et le médecin où il est diagnostiqué 0.4. Se sentant menacé, il fuit avec Lilly. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qui est arrivé et ce que signifie cet étrange 0.4.

Présenté comme la transcription d’un enregistrement audio véridique réalisé des années plus tôt, Mike. A. Lancaster se présente comme un éditeur soucieux de partager ce témoignage unique du passé et des 0.4. Oui, mais que sont les 0.4 ? Le mystère plane sur la quasi-totalité du roman et c’est sans doute l’un de ses points forts.

En le présentant comme un fait peut-être réel, Mike. A. Lancaster plonge le lecteur dans une ambiance trouble très efficace où on ne sait pas très bien où l’on met les pieds. Adultes comme adolescents sont complètement déphasés, perdus dans cette ville qu’ils ne reconnaissent plus. On partage leur angoisse, leur questionnement. Mêlant action et réflexion sur la condition et la valeur humaine, 0.4 est un roman original, énigmatique et haletant qu’on a vraiment du mal à lâcher !

0.4, Mike. A. Lancaster, éditions Nathan (Blast), à paraître le 5 mai 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Nathan.

Les faucheurs, tome 1 : Chat blanc

Cassel, adolescent de 17 ans, pourrait être normal. Oui, mais le truc, c’est qu’il ne l’est pas : Cassel est issu d’une redoutable famille de faucheurs et, fait plus sinistre, il a tué son amie d’enfance et n’en garde aucun souvenir. Depuis quelques nuits, un chat blanc lui rend visite dans ses rêves. Juste là, rien d’inquiétant, sauf que le jeune homme se réveille une nuit sur le toit de son école sans avoir aucune idée de la façon dont il est arrivé là. Ne supportant plus les mystères qui gravitent autour de lui, Cassel part à la recherche de la vérité, à la recherche des sombres souvenirs qu’il a perdu .

Bien que très semblable au notre, le monde imaginé par Holly Black est peuplé de faucheurs: les faucheurs sont des espèces de sorciers possédant des pouvoirs de naissance. Certains peuvent manipuler les souvenirs, d’autres les rêves. D’autres encore peuvent provoquer la mort d’un simple touché. Autrefois respectés, les faucheurs sont à présent terriblement redoutés par les humains normaux, aussi le gouvernement a-t-il mis en place certaines lois pour les contrôler.

Cassel est issu d’une famille de faucheurs : son grand-père, sa mère, ses deux frères … tous possèdent de grands pouvoirs qu’ils ont mis au service de la Mafia locale. Lui, toutefois, est le mouton noir de la famille. Il n’est pas un faucheur, il est né sans pouvoir. C’est pourtant dans l’univers dangereux des faucheurs et du crime organisé que l’adolescent va se jeter tête baissée : il va se lancer dans une quête difficile, celle des souvenirs afin de découvrir ce qui est exactement arrivé durant ce jour funeste, celui où il a tué sa meilleure amie, Lila.

D’Holly Black, je ne connaissais jusqu’ici que le nom (et oui honte à moi, je n’ai jamais lu les Chroniques de Spiderwick! – en même temps, il y a beaucoup de choses que je n’ai encore jamais lu :P) et l’anthologie Zombies vs Unicorns qu’elle a dirigé avec Justine Larbalestier qui dort encore dans ma pal. Alors déçue finalement maintenant que j’ai sauté le pas ? Bah nan ! J’ai trouvé son écriture accrocheuse et plaisante, j’ai vraiment eu du mal à lâcher ce livre ! De plus, l’univers qu’elle a imaginé est riche et recherché: le lecteur est baladé entre complot et manipulation, entre magie et humour… Une très bonne découverte donc, dont j’ai vraiment hâte de découvrir la suite !

Les faucheurs, tome 1 : Chat blanc, Holly Black, éditions Fleuve Noir (Territoires), 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Fleuve Noir.

Concours Atlas d’émeraude

*Le concours est terminé *

A l’occasion de la sortie de l’Atlas d’émeraude le 11 mai 2011, De l’autre côté du miroir vous propose de participer à un concours pour gagner un exemplaire de l’Atlas d’émeraude de John Stephens offert par les éditions Milan.

Comment ? C’est très simple :comme d’habitude maintenant, vous allez devoir faire marcher votre tête et votre imagination et me pondre de jolies histoires, owiiiiiii \0/

Imaginez un peu, le Saint Graal est tombé entre vos mains, et oui, vous avez trouvé l’Atlas d’Émeraude! Si vous avez lu ma chronique, vous savez que ce livre possède un très grand pouvoir: celui de permettre à son possesseur de traverser le temps et l’espace en glissant simplement une photo entre ses pages … Alors où partez vous ?

Après avoir posté en commentaire sur le blog votre trouvaille, envoyez-moi un petit message via le formulaire de contact afin de me transmettre vos coordonnées postales (si vous avez déjà participé à un concours ici, mentionnez-le moi simplement je retrouverai votre adresse si vous me l’avez déjà transmise).

Vous avez jusqu’au 1 mai 2011 20 heures pour participer. Attention seules les personnes résidant en France métropolitaine, en Belgique et au Luxembourg peuvent tenter leur chance.

Le résultat sera rendu public sur ce post dans la semaine suivant la date de fin du concours et un mail sera envoyé au gagnant qui sera désigné grâce à un tirage au sort informatique généré parmi les réponses envoyées . (Pour les questions relatives à cette opération, contactez-moi via le formulaire de contact ).

Voilà, le concours est terminé ! Je vous remercie vraiment tous et toutes de vos réponses ! 12 personnes ont participé, mais les réponses de Lord Orkan Von Deck et d’ Olya ont été retirées du décompte à leur demande.

Comme d’habitude, vous avez chacun eu droit à un petit numéro :

1 LaetiiChOùuxx 6 Mathilde
2 paikanne 7 Ely
3 bibietgigi 8 Akajou
4 Aurélie 9 Kik
5 Rikoet 10 nanou22

Et le tirage au sort :

Et la gagnante est … Aurélie ! A très vite pour un prochain concours !

J’ai embrassé un Zombie (et j’ai adoré)

« Depuis que les vampires et les loups-garous sont des membres à part entière de notre société, de nombreux articles ont été écrits au sujet des adolescents [...] qui tentent de devenir des post-humains. Le ministre de la Santé a répété ses mises en garde, n’hésitant pas à rappeler que mourir est extrêmement dangereux, quelle qu’en soit la cause [...]   »

Le surnom d’Alley, c’est la Reine de Glace : le mec qui lui volera en effet son coeur n’est pas encore né. Mais ça, c’était avant de rencontrer Doug. Doug est beau, il chante trop bien, il est mystérieux et semble cacher un noir secret ! Sortir avec des créatures de la nuit ? Tellement has been ! Doug, lui au moins est un type normal !

L’héroïne est une jeune fille sarcastique qui regarde de haut les filles qui sortent avec des vampires et des loups-garous. Car oui, voyez-vous, depuis leur coming-out, les créatures de la nuit se sont révélées à l’humanité, et il n’y a rien de plus tendance que de s’afficher à leurs côtés ! Et ceux-ci sont partout, mais vraiment partout, jusqu’au lycée où la conseillère d’orientation fait une drôle d’allergie au soleil et combat férocement les relations mixtes : tu aimes un post-humain ? Votre relation est vouée à l’échec, à moins de mourir et de le rejoindre du côté obscur!

Notre jeune héroïne, elle, est donc bien au dessus de tout ça: elle, elle est amoureuse d’un mec super: Doug. Le pauvre est malheureusement victime d’une terrible maladie qui l’oblige à prendre un sirop toutes les quatre heures, oh et puis il sent un peu bizarre aussi … mais qu’importe, il chante dans un groupe de rock, a une voix divine et elle l’aime … à en mourir !

Adam Selzer signe avec j’ai embrassé un Zombie (et j’ai adoré) une histoire qu’il ne faut pas prendre au premier degré … Alliant humour grinçant, parodie et légèreté, l’auteur se moque gentiment de toutes ces filles qui sont en pâmoison devant les histoires d’amour entre vampire et humaine. C’est très facile à lire, plutôt amusant. Un bon moment sans prise de tête … que demander de plus ?

J’ai embrassé un Zombie (et j’ai adoré), Adam Selzer, éditions Albin Michel (Wiz), à paraître le 4 mai 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Albin Michel

Les Livres des Origines, tome 1 : l’atlas d’émeraude

Trois enfants, Kate, Michael et Emma. Trois enfants séparés de leurs parents le soir de Noël et n’en gardant pratiquement aucun souvenir. Trois enfants baladés d’orphelinat en orphelinat depuis plus de dix ans … jusqu’au jour où ils sont envoyés chez l’étrange docteur Pym. Ils se retrouvent seuls dans un immense manoir, seuls enfants dans cet étrange orphelinat. En l’ explorant, ils découvrent une pièce secrète où repose un livre aux pouvoirs très étranges : il suffit en effet d’y glisser une photo pour se retrouver instantanément transporté à l’époque et au lieu où celle-ci a été prise. Alors évidemment, cet objet va ouvrir bien des convoitises et les enfants vont affronter moultes dangers !

Avec l’Atlas d’émeraude, pas de besoin de Tardis. Non, un simple livre suffit à vous balader à travers le temps et l’espace. Les enfants en font d’ailleurs les frais: ils se retrouvent quinze ans en arrière aux mains d’une terrible sorcière, la Comtesse, machiavélique femme qui forcément, ne souhaite qu’une chose: récupérer à tous prix le livre !

Les trois courageux et débrouillards enfants (oui, débrouillard est le meilleur mot pour les désigner, car ces enfants sont vraiment doués pour tout et n’importe quoi, y compris le déminage de bombes !) se lancent donc malgré eux dans une incroyable course contre la montre où les voyages dans le temps et l’espace jouent un rôle très important … Attention au wibbly-wobbly, timey-wimey* !

Entre temps, les jeunes voyageurs prendront tout de même le temps de siffler en travaillant en compagnie de nains, de se battre contre d’ inquiètants pseudo zombies et de faire amis-amis avec des enfants retenus prisonniers.

Avec l’Atlas d’émeraude, John Stephens signe un roman agréable et efficace où on ne s’ennuie pas un seul instant: alliant aventure, quête initiatique et humour, l’auteur glisse ici et là des allusions à d’autres romans jeunesse pour la plus grande joie du lecteur. Les trois jeunes héros sont attachants, et j’ai vite été conquise par leur force et leur sens de l’initiative, même si celle-ci se révèle le plus souvent irréfléchie (bah oui, quand un méchant vilain pas beau vous dit de sauter dans un ravin … bah vous l’écoutez et vous sautez, quoi. Normal.).

Une lecture très agréable qui devrait faire avant tout le bonheur des plus jeunes. Les autres devraient tout de même sortir charmé de ce voyage extraordinaire et attendre avec impatience d’en lire la suite!

Le site du livre : www.atlas-emeraude.com

*expression tirée de Doctor Who

L’Atlas d’émeraude, John Stephens, éditions Milan, à paraître le 11 mai 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Milan.

Ce livre a été joyeusement lu en lecture commune avec Acro et Heclea, allons voir ce qu’elles en ont pensé …