Le lecteur est plongé d’emblée au coeur d’une contrée hostile où Larch essaie de fuir pour protéger son fils né Graceling. Les Gracelings sont des êtres dotés de pouvoirs fabuleux que le Souverain du pays s’empresse d’enlever pour en faire sa garde personnelle, et évidement Larch ne souhaite pas ce futur pour son enfant. Tous les deux fuient à travers les montagnes et atterrissent dans la contrée de Dells et c’est ici que démarre réellement notre histoire ( Je pense que ce prélude est en fait une introduction pour lier avec le roman précédent de la trilogie, Graceling, que je n’ai pas lu, mais qui ne m’a nullement manqué pour la compréhension de l’histoire, les deux romans étant indépendants.)
Nous faisons la connaissance de Rouge (son prénom en vo, Fire, est beaucoup plus classe je trouve !), demoiselle à la beauté à couper le souffle, qui met tous les hommes à ses pieds et qui est accessoirement douée de télékinésie et du don de manipuler les esprits. Ces pouvoirs/malédictions, elle en a hérité de son père Monstre-Humain de son état, mort quelques années plus tôt, ce qui fait d’elle la dernière Monstre-Humain de la Contrée de Dells. Le pays étant en état de guerre imminent, le Roi demande à Rouge d’utiliser ses pouvoirs pour sonder les esprits des espions capturés, ce qui au début donne des états d’âme à la demoiselle, mais dépasse vite ce stade, car après tout le royaume est en danger – et puis si ça peut aider le roi et son frère Brigan ( surtout Brigan)- .
J’ai beaucoup aimé Rouge, une fois passé le tripe monstres multicolores qui attaquent les humains. Car oui, Dells est un endroit où il faut faire attention où on met les pieds, car des animaux à la beauté dangereusement dangereuse vous guettent, n’attendant que de vous sauter dessus pour vous manger tout crû ! Ces animaux se distinguent donc du bestiaire commun par ses couleurs chatoyantes et tentatrices. Rouge, étant elle même à moitié monstre, agit de la même façon sur les créatures vivantes ( elle a de très beau cheveux allant du roux clair au rose fushia ), ce qui la désole énormément. C’est vrai vous allez me dire, ça doit être très chiant d’attirer les autres comme un aimant, du coup elle porte tout le temps un foulard pour cacher ses beaux cheveux chatoyants – ce qui entre parenthèses ne marche pas toujours- .
Malgré tous ces atouts, Rouge est malheureuse, mal dans sa peau, mais néanmoins très au courant des réactions qu’elle provoque. J’ai trouvé que c’était une héroïne très charismatique au fort caractère, certaine de ce qu’elle veut et de ce qu’elle ne veut pas.
En parallèle à l’intrigue principale se déroule une amourette entre Rouge et Brigan ( et oui, il me faut toujours ma petite dose fleur bleue ^^), toutefois l’histoire ne fait pas une fixation dessus, une petite allusion de-ci-delà histoire de nous rappeler que leur amour est impossible.
Kristin Cashore a créé un univers original au goût moyenâgeux, un monde d’hommes où une seule femme peut tout faire trembler. En définitive, Rouge est donc une lecture assez sympathique qui m’a donné envie de découvrir le premier titre de la Trilogie des Sept Royaumes.
Rouge, Kristin Cashore, éditions Hachette, 2010
Note: Ce livre est également disponible en format adulte chez les éditions Calmann-Levy, 2010
Que vous ne sachiez rien du tout du Moyen Age, que vous ayez de vagues souvenirs de vos cours de collège et lycée ou que vous soyez un as sur le sujet, que vous soyez un preux chevalier ou une gente dame, vous apprendrez forcément quelque chose dans ce livre qui revient sur les faits marquants et les habitudes ayant marqué cette période mouvementée de notre histoire.
Sylf est un jeune garçon très proche de la nature, il aime se plonger au coeur de la forêt pour y jouer de la flûte. Après avoir jouer un air il s’endort doucement, apaisé et heureux. Mais à son réveil, la forêt a disparu ! Sylf part donc à sa recherche et rencontre en chemin un renard et un étourneau qui vont l’aider dans ses recherches …
