Concours MP The Midnight Gate

*Le concours est terminé, merci à tous les participants. Bientôt les résultats !*

*Message aux personnes ayant participé aujourd’hui (6 juin) : Suite à un problème technique, je n’ai reçu aucune participation de la journée :( Renvoyez-moi vos participations à delautrecotedumiroir@gmail.com Merci et désolé du dérangement !*

Je vous avais parlé de Belladonna Johnson parle avec les morts il y a quelque temps et vous aviez même eu droit à un petit concours pour gagner ce titre, ainsi qu’à une interview d’ Helen Stringer. Helen m’a proposé de mettre en jeu sur le blog quelques marque-pages tirés de son nouveau livre « The Midnight Gate ». Avis donc aux collectionneurs, il y en a six en jeu.

Comment ? C’est très simple : envoyez-moi simplement un petit mot à delautrecotedumiroir@gmail.comen n’oubliant pas de m’indiquer votre adresse postale au cas où (à droite rubrique ici tout le monde est fou) et laissez-moi un commentaire pour confirmer votre envoi.

Vous avez jusqu’au 12 juin 2011 20 heures pour participer. Attention seules les personnes résidant en France métropolitaine, Belgique et Suisse peuvent tenter leur chance.

Le résultat sera rendu public sur ce post dans la semaine suivant la date de fin du concours et un mail sera envoyé aux gagnants qui seront désignés grâce à un tirage au sort informatique généré parmi les réponses envoyées . (Pour les questions relatives à cette opération, contactez-moi via le formulaire de contact ).

Voilà, le concours est terminé ! Je vous remercie vraiment tous et toutes de vos messages ! 17 personnes ont participé et vous avez eu droit comme d’habitude à un petit numéro:

1 aurélie 10 florent bonnet
2 Amethyst 11 Soleya
3 Cln 12 GUILLOCHET Estelle
4 La publivore 13 Strawberry fraise
5 Brélivet Mathilde 14 Nora
6 Nageotte 15 Harmonie
7 mordacq vincent 16 Naïra
8 Enat 17 Jerome
9 Akajou

Et le tirage au sort:

Les gagnants sont donc La publivore, GUILLOCHET Estelle, Brélivet Mathilde, Naïra, Strawberry fraise et Amethyst, félicitations !

A très bientôt pour un nouveau concours …

Le cas Jack Spark, saison 1 : été mutant

A presque seize ans, Jack Spark est un adolescent comme les autres. Enfin, si on met de côté ses insomnies, son allergie au sel et son intolérance au soleil. Jack passe donc ses nuits à regarder les navets,à surfer sur le net et à se gaver des délicieuses pâtisseries que lui envoie son grand-père, tout cela en compagnie de son acolyte, un hamster gourmand et vadrouilleur nommé Quaker. Evidemment, ces nuits sans sommeil se ressentent sur ses études et Jack passe de justesse au lycée. Pour ses parents, c’est la goutte qui fait déborder le vase: ils envoient donc le garçon passer ses grandes vacances dans le renommé camp de vacances de Redrock, un centre aux allures de prison dirigé d’une main de fer par le docteur Krampus, praticien se vantant de pouvoir rendre l’ado le plus endurci doux comme un agneau.

Bienvenue à Redrock ! Si vous avez de joyeux souvenirs de colos, et bien oubliez-les, car Redrock a plus de points communs avec une prison qu’avec la chanson de Pierre Perret. On y envoie les délinquants les plus redoutables, des adolescents souffrant de troubles du comportement, de troubles bipolaires, car il est maintenant de renommé public que tous ceux qui sont entrés au camp de Redrock et ayant suivi la méthode Krampus en sont sortis guéris, parfaitement obéissants, en un mot parfait aux yeux des adultes. Toutefois, personne ne s’imagine ce qui se trame vraiment, la façon horrible dont sont traités les jeunes, parqués comme du bétail par les acolytes du fameux docteur.

C’est dans ce contexte que Jack Spark, héros malgré lui va découvrir l’amour, et un pouvoir insoupçonné, don qui va le faire douter de sa nature humaine et de ses origines. Victor Dixen s’attaque en effet avec ce premier tome des aventures de Jack Spark (la série est prévue pour être une quadrilogie) à des créatures mythiques, issues des contes et des légendes. Il leur offre un visage sombre, dangereux et effrayant, prédateurs puissants se nourrissant de l’énergie humaine. A côté de l’aspect fantastique, l’auteur s’attaque également au mal-être des adolescents, à des thèmes difficiles comme la difficulté de s’accepter et d’accepter la différence des autres, à l’intolérance, la jalousie et ses conséquences parfois néfastes.

L’histoire est réellement bien menée: les informations sont distillées au compte-goutte et ce n’est que vers la moitié du livre qu’on apprend la véritable nature de Jack et du terrifiant docteur Krampus, nature originale sortant de la vision que l’on a habituellement de ces créatures féeriques, et qui au final se rapproche beaucoup de leur véritable aspect mythologique, loin de l’image douceâtre et rose-bonbon que l’on peut rencontrer dans les livres pour enfants.

Le site du livre : jackspark.fr

Le cas Jack Spark, saison 1 : été mutant, Victor Dixen, éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2009

Note: Été mutant vient de paraître en poche chez Gallimard Jeunesse (Pôle fiction).

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec blog-o-book et les éditions Jean-Claude Gawsewitch

Humaine

Lenah Beaudonte est une adolescente comme les autres, ou presque: elle va en cours et traîne avec des jeunes de son âge. Étonnamment, elle semble étrangère à son environnement et à son époque: elle est surprise et émerveillée par tout et n’importe quoi, et plus étonnant, elle voue une peur étrange au soleil. C’est que finalement, la demoiselle est loin d’être une fille ordinaire. Il y a encore quelques jours, elle était l’une des plus cruelles vampires vivant sur Terre, l’une des plus anciennes aussi. Elle est redevenue humaine suite à une cérémonie très ancienne et doit maintenant réapprendre à être humaine, tout simplement.

Avec Humaine, Rebecca Maizel prend le contre-pied des histoires traditionnelles de vampires: là où le lecteur est habituellement invité à suivre la métamorphose d’un mortel en créature de la nuit, il suit ici le chemin inverse et voit l’héroïne passer du stade de vampirette sanguinaire à simple humaine devant redécouvrir les gestes de la vie quotidienne. L’idée est ma fois fort intéressante et tire parti du mythe vampirique de façon plutôt originale.

Lenah essaie de reprendre pied avec la vie quotidienne, vie banale d’une adolescente de seize ans. Banale ? Pas tant que ça finalement, puisque chaque petite chose est l’occasion d’une découverte de la part de la jeune fille. De la nourriture, en passant par les cours ou son travail à la bibliothèque, chaque instant, chaque acte est fait pour la première fois, mais est également source de souvenirs. En effet, ses souvenirs vampiriques resurgissent fréquemment, actes violents et tyranniques qu’elle a accompli sans aucun remord lors des derniers siècles et Lenah doit à présent y faire face avec des sentiments humains. Ces nombreux retours en arrière permettent également au lecteur de mieux comprendre le personnage de la jeune fille et d’avoir une meilleure compréhension de sa transformation: transformée en vampire sans son accord, elle devient au fils des siècles l’une des plus puissantes créatures de la nuit, Reine des vampires cruelle et sanguinaire.

Evidemment, les autres vampires sont loin d’être d’accord avec le choix de Lenah de redevenir humaine: ceux-ci se lancent dans une chasse qui les mène jusqu’au lieu où se terre l’adolescente. Loin d’être de gentils bisounours, ceux-ci sèment sans remord peur, désolation et mort sur leur passage et menacent la vie des nouveaux amis de la jeune fille.

Original et plutôt bien écrit, Rebecca Maizel offre donc au lecteur une histoire savamment dosée où se mêlent intrigue amoureuse, fantastique et quête spirituelle. J’ai eu du mal à lâcher ce roman, tant le cheminement de Lenah sur la route de l’humanité est intéressant et bien pensé. Bien entendu, ses amourettes souffrent d’un air de déjà-vu, mais sont largement compensées par la personnalité de l’héroïne et les caractéristiques uniques de ce roman.

Humaine, Rebecca Maizel, éditions Albin Michel (Wiz), 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Albin Michel.

Mondes Imaginaires David Thiérrée

Marcheur solitaire arpentant les terres des légendes et du merveilleux, explorateur de contrées étranges et envoûtantes, David Thiérrée invite le lecteur à pénétrer dans son antre, lieu fantastique où se côtoient Merlin, Morgane, races légendaires et créatures fabuleuses.

Avec Mondes Imaginaires, le lecteur découvre une quarantaine d’illustrations réalisées au crayon graphite entre 2000 et 2009. Du simple croquis à l’image très élaborée, les illustrations de David fourmillent de détails et chaque nouveau coup d’oeil est l’occasion de découvrir un nouvel élément.

Le livre s’ouvre sur une préface de Claudine Glot, puis s’enchaînent des textes de Gwenaël de Montfaucon, de Laurent et Olivier Souillé, de Erwan Seure-Le Bihan, de Pascal Ferry et de David Thiérrée. Ceux-ci accompagnent les illustrations de David, escortant le visiteur dans ce troublant voyage vers les mondes imaginaires.

Le livre en lui-même est un bel objet: pages à l’aspect parchemin mêlées d’éléments naturels tels que feuilles, plumes ou pierres semi-précieuses. Seuls points noirs à l’horizon, qui ne gêneront après tout peut-être que moi, les quelques écritures appliquées deux-trois fois sur certaines illustrations qui cassent et surchargent, je trouve, un peu les images concernées. Détail minime toutefois qui n’empêche pas cet artbook d’être très réussi et de vous permettre de (re)découvrir les travaux hypnotisants de David Thiérrée.

Mondes Imaginaires, David Thiérrée, éditions Spootnik, 2011

© Toutes les images Copyright David Thiérrée/ éditions Spootnik

Instinct, tome 1

Tim se réveille dans une chambre d’hôpital après avoir survécu à un terrible accident de la route qui a emporté toute sa famille. Du drame, il n’en garde aucun souvenir, sauf celui ahurissant de s’être métamorphosé en grizzly durant quelques heures. Très vite, les cauchemars surgissent, le hantent: il se voit penché sur le corps sans vie de son frère, barbouillé de son sang. Soupçonné de meurtre, il est pris en charge dans un Institut très particulier par le Pr McIntyre.

Instinct, c’est avant tout l’histoire d’un adolescent, Tim. Un jeune qui croule sous la culpabilité et l’ignorance. En effet, est-il responsable de l’accident qui a tué sa famille ? S’est-il réellement transformé en ours ou a-t-il simplement imaginé toute la scène ? Il est même prêt à croire le policier qui l’accuse d’avoir assassiné sa famille sous l’effet de drogues hallucinogènes.

Et puis apparaît l’étrange Pr McIntyre. L’homme lui explique que ce qu’il a vécu est loin d’être un rêve et que Tim est loin d’être fou, qu’il a réellement la faculté de se changer en animal comme des centaines d’autres personnes et que ce don se nomme la métamorphanthropie. Sceptique, l’adolescent accepte toutefois de rejoindre son Institut avec l’idée de fuguer rapidement.

A l’instar de Professeur Xavier et de ses X Men, McIntyre a créé ce lieu afin d’aider les jeunes à canaliser leur part animale. Selon lui, tous les humains portent en eux une créature, mais celle-ci ne se réveille que très rarement. Et évidemment, ceux qui se métamorphosent ont également de cruels ennemis, les chasseurs, traqueurs et collectionneurs redoutables qui souhaitent ajouter de nouveaux métamorphes à leur tableau de chasse.

Vincent Villeminot développe de façon intéressante les thèmes de l’adolescence, de la transformation, de l’amitié, de l’amour et de la mort. J’ai particulièrement aimé l’explication scientifique du phénomène de  métamorphanthropie qui présente les légende de garous sous un jour nouveau. Avec Instinct, le lecteur est plongé dans un thriller surprenant et captivant sur fond de surnaturel, un voyage bestial et sauvage que l’on dévore !

Instinct, tome 1, Vincent Villeminot, éditions Nathan (Blast), 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Nathan.

 

Petites questions à … Helen Stringer

Je vous ai parlé il y a quelques temps d’un livre que j’ai beaucoup aimé Belladonna Johnson parle avec les morts. Son auteur, Helen Stringer, a répondu à quelques petites questions, nous dévoilant en chemin ce que nous réserve la suite des aventures de Belladonna.

- Peux-tu te présenter ?

Bien sûr. Je suis née à Liverpool, en Angleterre, où j’ai vécu jusqu’à mon déménagement pour les États Unis. J’ai fait mes études dans une école de filles, école qui est ma source d’inspiration pour Dullworth dans les livres de Belladonna et qui y ressemble beaucoup (vous pouvez en voir une photo sur mon site). Après l’école, j’ai été très impliquée dans la scène locale. J’ai joué (brièvement) dans un groupe et  j’ai ensuite géré le groupe de ma sœur “The Room”. J’ai également appris seule la photographie et aidé à l’élaboration d’un journal local de musique, appelé « Merseysounds ».

En même temps, j’avais un emploi formidable à Croxteth Hall, la maison familiale des Comtes de Sefton. Le dernier Comte étant décédé l’immense maison était vide. Mon travail était de faire des recherches sur l’histoire de la famille. Lorsqu’on s’ennuyait, on prenait un des énormes trousseaux de clés et partait explorer la maison. La cuisine de « la Maison des Brumes » (House of Mists) est basée sur les imposantes cuisines de Coxteth.

Toutefois, tout ceci n’était que pour passer le temps, ma passion a toujours été la cinématographie et j’ai finalement décidé de partir pour la Californie (mes parents y vivaient déjà) pour poursuivre mes études dans cette direction. J’ai fréquenté “The American Film Institute Centre for Film and Television Studies” et tout en travaillant sur des scénarios dont personne ne voulait, j’ai eu un certain nombre d’emplois pas très intéressants dans cette même industrie. Et alors j’ai écrit « Belladonna » – une histoire mise en scène dans le nord de l’Angleterre. Un retour chez moi, j’aurais pu y rester!

-Spellbinder est ton premier roman. Comment sont nés Belladonna et son étrange don ?

Ah, voici un bon exemple du pourquoi il ne faut jamais rien jeter! Je venais d’aménager dans une plus grande maison , mes parents m’ont apporté des cartons qui amassaient la poussière dans leur garage depuis des années. J’y ai trouvé une histoire que j’avais écrite « The House with Six Turrets ans Five Thousand Windows » (La Maison aux Six Tours et Cinq Milles Fenêtres). L’histoire était très courte et était sensée être un livre d’image, elle était également un peu étrange. L’idée m’a traversée l’esprit qu’une série de petites histoires sur quelques uns des personnages bizarres qui vivaient dans cette ville serait une bonne idée. La première image qui m’est venue était celle d’une petite fille assise sur un tombeau. J’ai décidé qu’elle avait la faculté de voir les fantômes et j’ai commencé à écrire. Mais au lieu de faire un petit livre d’images, j’ai continué!

-Que penses-tu du titre français  »Belladonna Johnson parle avec les morts » ?

Je l’aime! Je le préfère au titre anglais, « The Last Ghost ». Le titre américain est « Spellbinder » et je l’aime aussi. Les deux versions, anglaise et américaine, du deuxième livre ont pour titre « The Midnight Gate ». En générale, je pense qu’avoir le même est mieux.

-Parmi toutes les couvertures du livre, quelle est ta version préférée ?

La couverture anglaise du livre de poche est ma préférée. Les éditeurs américains et français ont utilisé la même pour leur livre de poche, il semble que pour une fois tout le monde était d’accord!

-Le deuxième tome est paru le 10 mai en version originale. Que peux-tu nous dire des nouvelles aventures de Belladonna ?

Et bien, bien entendu, la tante Deirdre manque toujours à l’appel, et lorsque quelqu’un contacte les autorités pour leur dire que Belladonna vit seule, ils découvrent que la grand-mère a disparu. La théière est toujours chaude mais pas de trace de Mamie Johnson. Y aurait-t-il un lien avec son client mystérieux? Celui qui avait laissé tomber la plume noire? Et puis il y a ce parchemin étrange que leur a donné le Dernier Chevalier (Last Paladin) au monastère en ruine, avant qu’il ne traverse de l’autre côté. Même avec l’aide d’Elsie ils vont être obligés de retrouver la mystérieuse Reine de l’Abysse pour obtenir toutes les réponses…

-Tu es passionnée par la cuisine et collectionne d’ailleurs les livres sur le sujet. Peut-on s’attendre à trouver de bonnes choses à manger dans ce nouvel opus de Belladonna ?

Oui, j’adore faire la cuisine et je collectionne des livres de cuisine anciens (19 ième siècle et plus). La nourriture ne joue pas un grand rôle dans « Midnight Gate », mais je travaille sur une toute nouvelle histoire « Paradigm » où deux chapitres y seront consacrés. Ils décriront le dîner auquel le héro, Sam est dans l’obligation d’assister. Le menu sera basé sur quelques un de mes mets préférés, entre autres une soupe d’asperges à l’huile de truffe blanche et un tournedos de beouf servi avec des raviolis au canard et aux champignons nappés d’une sauce marsala. Je travaille également sur une histoire où le personnage principale découvre ses pouvoirs magiques quand elle réalise que tous ce qu’elle cuisine lui réussi, peut importe. Après tout, il ya de la magie dans la cuisine!

Quels sont tes projets?

De vendre suffisamment de livres pour pouvoir vivre dans une grande maison dans le nord de l’Angleterre avec assez de terrain pour avoir des alpagas et des émeus! N’est pas ce que tout le monde désire? :P

Traduction Laure pour De l’autre côté du miroir

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Je remercie encore une fois Helen d’avoir répondu à mes questions. Retrouvez toute son actualité sur son site helenstringer.net.

 

 

La planète interdite

Dans un futur lointain, une station gravite autour d’une planète, monde mystérieux qui intrigue les scientifiques depuis des décennies. Nul ne sait ce qui s’y cache et ceux qui se sont risqués à y poser les pieds ont perdu la vie de façons énigmatiques.

Justin Mac Lir étudie cette terre depuis des années. Elle l’obnubile, elle l’obsède, à tel point qu’il n’hésite pas à rejoindre celle-ci à la première occasion, malgré le danger potentiel qu’elle représente.Là-bas, il découvre des êtres à la physionomie humaine dissociés en plusieurs castes, des êtres intelligents attachés à leur monde et prêts à tout pour le protéger, des êtres possédant d’étranges pouvoirs pouvant se révéler dévastateurs .

Toutefois, malgré l’entente naissance entre Mac Lir et les dirigeants de la planète, le danger guette: les ressources naturelles de ce monde encore intouché par la technologie font l’objet de toutes les convoitises.

La planète interdite est une histoire intéressante, mais complexe à suivre par son trop grand nombre de protagonistes: autant les humains de la stations sont faciles à suivre, de part leur simplicité et leurs buts (d’un côté les gentils qui souhaitent seulement observer et comprendre la planète, de l’autre les vilains pas beaux qui souhaitent apporter connaissance aux pauvres primitifs qui la peuplent et aussi puiser dans ses réserves naturelles parce que tant qu’on y est il ne faut pas gâcher !), autant je me suis un peu emmêlée les pinceaux en découvrant les différentes castes et les très nombreux habitants de la planète aux noms aussi exotiques qu’imprononçables (Sikhanden, Ereshkigal, pour ne citer qu’eux).

Le lecteur est invité à suivre deux quêtes parallèles qui s’entremêlent sans cesse dans la narration: d’un côté celle de Justin Mac Lir, scientifique spécialiste de la planète interdite qui voit sa vie changer radicalement lorsqu’il choisit de libérer un groupe de jeunes filles kidnappées sur la planète lors d’une mission de repérage. A leurs côtés, il va découvrir une société loin d’être sauvage et primitive comme il se l’imaginait.

De l’autre, celle du prince Kaherdin, qui après avoir découvert les corps d’humains inconnus décide de partir en expédition avec sa fille afin de trouver les réponses à ses nombreuses questions. Ce voyage est couplé d’une quête personnelle où l’homme va découvrir ses origines. Il l’ignore, mais il va être suivi durant tout son voyage par une ribambelle d’enfants, héritiers des différentes contrées royales, en quête d’aventure et de danger. Cette poursuite va donner lieu à des situations cocasses et étranges.

La planète interdite est également une aventure au coeur d’un monde dirigé par des forces puissantes et invisibles. Certains habitants appelés les Serviteurs possèdent en effet de curieux dons et sont les protecteurs de la planète, de ses nombreux habitants et des créatures invisibles qui la peuplent. Certains communiquent avec les animaux, d’autres avec les plantes et les arbres, d’autres peuvent déclencher des tempêtes ou  tuer un homme d’un simple regard.

J’ai trouvé que la planète interdite était une magnifique histoire qui m’a rappelé par certains aspects la fée et le géomètre de Jean-Pierre Andrevon. Toutefois, ce roman a vraiment un gros défaut qui risque d’en décourager plus d’un: le trop plein de personnages qui rend l’intrigue complexe, voir fatigante à suivre (à tel point que j’ai manqué abandonner la lecture à plusieurs reprises). Chose fort dommage, car certaines trouvailles de Laure-Marie Lapouge sont vraiment belles et poétiques.

La planète interdite, Laure-Marie Lapouge, éditions Albin Michel (Wiz), 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Albin Michel.

Parade

Oh joie, oh bonheur, oh félicité ! Ce matin, j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres Parade de Benjamin Lacombe, carnet édité par le Centre du Graphisme d’Echirolles à l’occasion de l’exposition « L’Etrange Parade de Benjamin Lacombe » présentée aux Moulins de Villancourt du 18 avril au 2 juillet 2011.

Petit par son format, mais costaud par son contenu, Parade est un petit bijou d’une soixantaine de pages qui nous immerge complètement dans l’univers de Benjamin: on y redécouvre des images tirées de ses précédents livres (Contes macabres, Blanche-Neige, la Mélodie des tuyaux, …) et de nouvelles images de ses prochains livres à paraître (Cécité Malaga, Rossignol, Notre Dame de Paris). On y croise aussi des photographies de poupées créées par Julien Martinez d’après les personnages de Benjamin, des croquis préparatoires. Et puis, il y a pèle-mêle des oiseaux, des lapins, des Virgiles, beaucoup, beaucoup de Virgile.

J’ai particulièrement aimé l’aller-retour constant entre les différentes sources d’inspiration qui ont donné vie aux illustrations. S’y alternent clichés du siècle dernier des arrières grands parents de Benjamin, photos de Sébastien Pérez enfant ou représentations des Ménines.

Pour ne rien gâcher, ce petit livre est un bel objet, soigné et travaillé: la couverture rehaussée de verni sélectif est du plus bel effet, nombreuses illustrations sont en pleine page ou en double-page.

Si vous êtes intéressez par la bête, hâtez-vous, car elle n’est éditée qu’à 500 exemplaires, toutes les infos ici !

Parade, Benjamin Lacombe, Carnets du Centre du Graphisme, 2011

© Toutes les images Copyright Benjamin Lacombe

Bientôt dans la bibliothèque #6

Mais quels livres merveilleux vont donc rejoindre ma bibliothèque ???

Ce mois-ci, il y aura du Benjamin Lacombe, tiens ça faisait longtemps. Je disais donc du Lacombe, avec Parade, catalogue de son expo rétrospective qui se tient jusqu’au 2 juillet 2011 au Centre du graphisme d’Echirolles .

Toutes les infos avec pleins de belles images sur son blog.

A paraître également très vite Rossignol, où l’on retrouve Sébastien Perez au texte. Après Destins de chiensLa Funestre nuit d’Ernest et Généalogie d’une Sorcière, l’incroyable duo nous plonge dans une ambiance rétro très 50s où il est question de colonie de vacances et de petits mots …

On retrouve le monde féerique avec L’amour selon les fées, prochain livre de Virginie Barsagol et Cécile Richard, demoiselles que nous avons déjà croisé ici avec Le guide des fées, Regards sur la femme : « Virginie Barsagol et Cécile Richard vous proposent un parcours littéraire inédit pour vous dévoiler leurs mille et un charmes. Des romans de chevalerie aux contes érotiques et parodiques, découvrez les fées telles que vous ne les avez jamais vues ! » (Source: editions-actusf.com)

On continue avec Les Îles au nord du monde, une co-édition des éditions Siloë et Artus. C’est avec un texte signé Marc Nagels que Didier Graffet et Vincent Munier nous amènent en balade du côté de Tir Nan Og et Avalon.

Présentation éditeur : « À ces rivages fabuleux ont tenté d’aborder ceux qui un jour ont fait voile d’encre ou de nef vers les brumes froides du monde. Voguer sur les traces des tout premiers hommes, des navigateurs irlandais, des reines des neiges, des seigneurs des mers ou des inventeurs de pôles : tels sont les voyages que nous vous proposons. Une errance des songes et des images, pour que le mythe demeure intact, les légendes et les mystères figés dans leur pure fraîcheur. Car rien ne saurait entamer la fascination pour le Nord et les îles, image éternelle de l’ailleurs. »

On termine avec un livre qui s’est fait attendre (la preuve, j’en parlais déjà dans le « à paraître » daté du 24 juillet 2009 !) Il s’agit des mondes imaginaires de David Thiérrée. Il sera présenté en avant première aux Imaginales où j’espère bien en rafler un exemplaire ;) Un voyage qui nous mènera à la rencontre de la Fée Morgane, de trolls, de guerriers, de dragons, du petit peuple ou de Merlin…

 

Rose, tome 1 : Rose et la maison du magicien

Rose est orpheline et n’a connu jusqu’ici que la vie à l’orphelinat. Quelle n’est donc pas sa joie lorsqu’elle est choisie pour devenir bonne à tout faire chez un célèbre magicien, Monsieur Fontaine. Par accident, elle découvre qu’elle aussi est dotée de pouvoirs magiques, sauf que la fillette est loin d’être ravie: ce genre de don est en effet réservé à l’élite; Rose a donc peur que son secret soit découvert et qu’elle soit obligée de retourner vivre à l’orphelinat. Pendant ce temps, un horrible mystère plane sur la ville: les enfants des rues disparaissent les uns après les autres et une amie de Rose a également disparu ! L’enfant se jette donc tête baissée dans le danger pour sauver les pauvres kidnappés avant qu’il ne soit trop tard.

Les aventures de la petite Rose nous plongent dans une ambiance magique et victorienne des plus sympathiques. Evidemment, il y a des airs de déjà-vu, notamment le thème de la pauvre orpheline se découvrant un destin des plus extraordinaires, mais je me suis toutefois plongée avec délice dans cette histoire imaginée par Holly Webb, une aventure pleine de fraîcheur et d’humour qui devrait faire la joie des jeunes lecteurs.

L’amitié y joue un rôle essentiel, et comme on peut s’en douter les premières impressions sont rarement les bonnes: ainsi la petite fille trouve-t-elle des alliés improbables en la personne de Freddy, l’apprenti du puissant Monsieur Fontaine, un garçon insolent et orgueilleux qui abaisse les employés de la maison et qui se révèle finalement courageux et réfléchi, Isabella, la fille du magicien, une enfant gâtée et insupportable et Gus, un chat magicien extraordinaire et gourmand doué du don de la parole.

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de cette histoire, très british. J’ai aimé l’importance des objets, des souvenirs, des histoires. J’ai aimé la magie omniprésente, les plantes qui prennent vie, le chat qui parle. La petite héroïne est attachante, même si son obsession à vouloir absolument mener une vie normale et rester une simple domestique est vraiment parfois agaçante. Rose et la maison du magicien est donc une très jolie histoire qui inaugure une série attrayante et prometteuse (quatre tomes sont prévus) que je poursuivrai certainement avec plaisir.

Rose et la maison du magicien, Holly Webb, éditions Flammarion, 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Flammarion.