Je vous ai parlé il y a quelques temps d’un livre que j’ai beaucoup aimé Belladonna Johnson parle avec les morts. Son auteur, Helen Stringer, a répondu à quelques petites questions, nous dévoilant en chemin ce que nous réserve la suite des aventures de Belladonna.
- Peux-tu te présenter ?
Bien sûr. Je suis née à Liverpool, en Angleterre, où j’ai vécu jusqu’à mon déménagement pour les États Unis. J’ai fait mes études dans une école de filles, école qui est ma source d’inspiration pour Dullworth dans les livres de Belladonna et qui y ressemble beaucoup (vous pouvez en voir une photo sur mon site). Après l’école, j’ai été très impliquée dans la scène locale. J’ai joué (brièvement) dans un groupe et j’ai ensuite géré le groupe de ma sœur “The Room”. J’ai également appris seule la photographie et aidé à l’élaboration d’un journal local de musique, appelé « Merseysounds ».
En même temps, j’avais un emploi formidable à Croxteth Hall, la maison familiale des Comtes de Sefton. Le dernier Comte étant décédé l’immense maison était vide. Mon travail était de faire des recherches sur l’histoire de la famille. Lorsqu’on s’ennuyait, on prenait un des énormes trousseaux de clés et partait explorer la maison. La cuisine de « la Maison des Brumes » (House of Mists) est basée sur les imposantes cuisines de Coxteth.
Toutefois, tout ceci n’était que pour passer le temps, ma passion a toujours été la cinématographie et j’ai finalement décidé de partir pour la Californie (mes parents y vivaient déjà) pour poursuivre mes études dans cette direction. J’ai fréquenté “The American Film Institute Centre for Film and Television Studies” et tout en travaillant sur des scénarios dont personne ne voulait, j’ai eu un certain nombre d’emplois pas très intéressants dans cette même industrie. Et alors j’ai écrit « Belladonna » – une histoire mise en scène dans le nord de l’Angleterre. Un retour chez moi, j’aurais pu y rester!
-Spellbinder est ton premier roman. Comment sont nés Belladonna et son étrange don ?
Ah, voici un bon exemple du pourquoi il ne faut jamais rien jeter! Je venais d’aménager dans une plus grande maison , mes parents m’ont apporté des cartons qui amassaient la poussière dans leur garage depuis des années. J’y ai trouvé une histoire que j’avais écrite « The House with Six Turrets ans Five Thousand Windows » (La Maison aux Six Tours et Cinq Milles Fenêtres). L’histoire était très courte et était sensée être un livre d’image, elle était également un peu étrange. L’idée m’a traversée l’esprit qu’une série de petites histoires sur quelques uns des personnages bizarres qui vivaient dans cette ville serait une bonne idée. La première image qui m’est venue était celle d’une petite fille assise sur un tombeau. J’ai décidé qu’elle avait la faculté de voir les fantômes et j’ai commencé à écrire. Mais au lieu de faire un petit livre d’images, j’ai continué!

-Que penses-tu du titre français »Belladonna Johnson parle avec les morts » ?
Je l’aime! Je le préfère au titre anglais, « The Last Ghost ». Le titre américain est « Spellbinder » et je l’aime aussi. Les deux versions, anglaise et américaine, du deuxième livre ont pour titre « The Midnight Gate ». En générale, je pense qu’avoir le même est mieux.
-Parmi toutes les couvertures du livre, quelle est ta version préférée ?
La couverture anglaise du livre de poche est ma préférée. Les éditeurs américains et français ont utilisé la même pour leur livre de poche, il semble que pour une fois tout le monde était d’accord!



-Le deuxième tome est paru le 10 mai en version originale. Que peux-tu nous dire des nouvelles aventures de Belladonna ?
Et bien, bien entendu, la tante Deirdre manque toujours à l’appel, et lorsque quelqu’un contacte les autorités pour leur dire que Belladonna vit seule, ils découvrent que la grand-mère a disparu. La théière est toujours chaude mais pas de trace de Mamie Johnson. Y aurait-t-il un lien avec son client mystérieux? Celui qui avait laissé tomber la plume noire? Et puis il y a ce parchemin étrange que leur a donné le Dernier Chevalier (Last Paladin) au monastère en ruine, avant qu’il ne traverse de l’autre côté. Même avec l’aide d’Elsie ils vont être obligés de retrouver la mystérieuse Reine de l’Abysse pour obtenir toutes les réponses…

-Tu es passionnée par la cuisine et collectionne d’ailleurs les livres sur le sujet. Peut-on s’attendre à trouver de bonnes choses à manger dans ce nouvel opus de Belladonna ?
Oui, j’adore faire la cuisine et je collectionne des livres de cuisine anciens (19 ième siècle et plus). La nourriture ne joue pas un grand rôle dans « Midnight Gate », mais je travaille sur une toute nouvelle histoire « Paradigm » où deux chapitres y seront consacrés. Ils décriront le dîner auquel le héro, Sam est dans l’obligation d’assister. Le menu sera basé sur quelques un de mes mets préférés, entre autres une soupe d’asperges à l’huile de truffe blanche et un tournedos de beouf servi avec des raviolis au canard et aux champignons nappés d’une sauce marsala. Je travaille également sur une histoire où le personnage principale découvre ses pouvoirs magiques quand elle réalise que tous ce qu’elle cuisine lui réussi, peut importe. Après tout, il ya de la magie dans la cuisine!
Quels sont tes projets?
De vendre suffisamment de livres pour pouvoir vivre dans une grande maison dans le nord de l’Angleterre avec assez de terrain pour avoir des alpagas et des émeus! N’est pas ce que tout le monde désire? :P
Traduction Laure pour De l’autre côté du miroir
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Je remercie encore une fois Helen d’avoir répondu à mes questions. Retrouvez toute son actualité sur son site helenstringer.net.