Le Roi Monde est au plus mal. Fatigué, vieilli, malade, il ne voit qu’une solution pour se soulager: bannir tous les bavards de sa cours. Ainsi sont expulsés le magistrat, l’ alchimiste, l’ argentier, l’ automate et son créateur, l’ archiprêtre, la harpie madone et le fou.
Tout ce beau monde se retrouve dans la forêt où la petite communauté décide de s’installer. Loin du train de vie qu’ils menaient à la cours, les huit parleurs s’essaient à la chasse et à la pêche afin de ne pas crier famine, en attendant, ils en sont certains, que le Roi honteux de sa conduite les quémande et les fasse revenir à la cours.
Un matin, le son d’un tambour résonne dans les sous-bois. C’est le tambour de la cité qui leur annonce qu’ils sont convoqués par le Souverain. S’ ils sont capables de trouver un remède à son mal, ils se verront rendre titres et privilèges.
Fous de joie, nos huit amis se creusent la tête et cherchent à mettre leur savoir à contribution. Ils en sont convaincus l’ alchimiste trouvera une potion capable de rendre santé et vitalité au vieux Roi. Mais sur la route du retour, les huit amis se rendent vite compte que beaucoup de choses ont changé depuis leur exil …
Jolie fable philosophique et poétique, les Maîtres parleurs nous invite à pénétrer dans un royaume dirigé par un étrange roi que personne n’a jamais vu. Jean-Sébastien Blanck offre une satire burlesque de notre monde, étrange réflexion où les huit Maîtres parleurs sont les doppelgängers satiriques des dirigeants de notre société actuelle.
Les Maîtres parleurs, Jean-Sébastien Blanck, Jonathan Bousmar, éditions Alzabane.
Cette lecture a été réalisée dans le cadre du programme Masse Critique de Babelio.com et en partenariat avec les éditions Alzabane.
Après la mort de ses parents, Kriss Bottomwine est conduit à l’étrange orphelinat de Mamie Nuit. Maison endormie au milieu des ronces, il y découvre un univers mystérieux où des nez cachés mesurent le coefficient de curiosité et l’état de désobéissance des nouveaux arrivants, où un grand escalier doré mène vers un étage interdit, et où les souvenirs s’estompent lentement, jusqu’à ne devenir qu’une ombre, un murmure du monde extérieur.
Kriss y rencontre deux enfants perdus, deux garçons, qui comme lui, ont tout oublié de leur vie passée et une jeune fille, Rosamelia, qui travaille sous les ordres de Mamie Nuit. Un brin rebel, Kriss refuse d’obéir aux règles de la maison et cherche par tous les moyens à s’échapper de cette prison dorée, mais les murs sont infranchissables et la porte d’entrée a disparue de l’autre côté d’un grand miroir. Alors il ne reste qu’une solution pour le jeune garçon, braver l’interdiction et poser le pied sur le grand escalier doré, monter ses grandes marches et aller à la rencontre de l’invisible maîtresse des lieux.
Petit dernier de la brillante collection Métamorphose, Coeur de papier m’a d’abord séduit par son côté un peu vintage: couleurs passées, aspect vieux livre. Nous sommes plongés dans une ambiance victorienne,onirique, poétique, fantastique, mystérieuse et envoûtante, un brin steampunk, ayant un petit quelque chose des oeuvres de Miyazaki.
Le duo Bruno Enna/Giovanni Rigano fait des étincelles et signe un véritable bijou, une fable cruelle sur l’enfance,la difficulté de surmonter les souvenirs douloureux et l’amitié. Moi je n’ai qu’une hâte découvrir la suite !
Coeur de papier tome 1 « le grand salon », Bruno Enna, Giovanni Rigano, Editions Soleil Productions, Collection Métamorphose


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