De l'autre coté du miroir

J'aime prendre un beau livre, le regarder sous tous les angles, m'attarder sur les illustrations et le texte. Ce profond intérêt a donné lieu à une collection, puis plus tard à ce blog.

De l'autre côté du miroir

est un lieu où je partage mes découvertes, où je parle de mes coups de coeur, où j'interviewe des artistes et des auteurs dont j'aime les créations.

Au détour des pages, vous découvrirez des beaux-livres, des romans, des bandes dessinées, le tout portant sur des univers que je chéris : la féerie, la fantasy, le merveilleux et la littérature jeunesse.

La dernière licorne

Il était une fois une petite licorne seule au monde. Ses semblables ayant disparu sans laissé de trace, elle décide de partir pour une longue quête afin de découvrir ce que sont devenues ses compagnes. Un voyage qui va la mener au coeur du pays des hommes, sans se douter que ceux-ci ont perdu le don de croire et ne la voient pas telle qu’elle est, point de corne ni de créature fabuleuse, elle ressemble à leur yeux à une vieille jument blanche. La demoiselle se fait capturer par mère Fortune, sorcière travaillant dans un cirque itinérant, qui en fait une attraction lucrative dans son fabuleux musée de créatures fantastiques. Notre licorne se retrouve donc coincée entre la cage du fabuleux serpent de Midgard et celle d’une dame harpie à très mauvais caractère. Elle y fait la connaissance de Schmendrick, un magicien pas très doué de ses mains, qui va toutefois la délivrer et l’accompagner dans son incroyable voyage vers les terres du Roi Haggard et son effroyable Taureau Rouge.

La dernière licorne débute de façon assez mielleuse par la description de la créature féerique : Peter S. Beagle la dépeint de façon très classique, elle est blanche, a une corne et des pouvoirs magiques. Elle est d’une incroyable beauté et en a pleinement conscience et est dotée d’une nunucheté sans précédent. J’avoue que ce début m’a ennuyée, mais bon rassurez-vous, ça passe finalement très vite pour entrer dans le vif du sujet, the Quest ! La demoiselle rencontre pas mal d’embuches en chemin, difficultés nécessaires pour avancer et trouver les réponses à ce qu’elle cherche. Ces dangers ont un point positif dans le récit, puisque d’une ils renouvellent l’intrigue et évitent qu’on s’endorme sur le livre, et de deux qu’ils permettent à la demoiselle de rencontrer des compagnons de route plus ou moins efficaces. Le premier à croiser son chemin est le fabuleux Schmendrick, magicien réussissant un tour de magie sur dix (et là encore je suis gentille!), homme qui cherche son identité et ce qu’il est vraiment, car le pauvre ne peut mourir avant d’avoir répondu à ces questions. S’ ajoutent en chemin Molly, anciennement membre d’une bande de voleurs et un Prince amoureux et vous avez un aperçu de la fine équipe !

J’ai beaucoup aimé l’idée constante de magie, de merveilleux que nous transmet Beagle. Pour voir une licorne, il faut y croire, et ceux qui n’ont plus foi en la magie ne peuvent voir les créatures fantastiques qui peuplent le monde. Comme pour les fées, il est donc impossible de voir une licorne sous sa vraie apparence et les humains qui posent les yeux sur elle ne voit qu’un vieux canasson à la robe blanchâtre.

Classique écrit en 1968, la dernière licorne est un beau roman où se mêlent poésie, références moyennageuses et idées puisées dans l’univers des contes traditionnels. Le schéma de l’histoire est très classique, les gentils sont récompensés et les méchants punis (et même que certains se font manger par une harpie et que ça doit pas faire du bien !). Toutefois, l’histoire a un petit côté loufoque et abracadabrant sans queue ni tête que j’ai vraiment apprécié où se mêlent des petites touches d’humour de ci de-là et un côté cucul la praline point déplaisant, curieux mélange qui rend l’histoire très agréable à lire. Beagle parsème également son histoire de petites allusions à l’oeuvre de Lewis Carroll, nous avons donc la chance de nous demander très fort pourquoi est-ce qu’un corbeau ressemble à un bureau ou assister aux conseils avisés d’un chaton doué de la parole.

La dernière licorne, Peter S. Beagle, éditions Denoël Lunes d’encre, 1999

Cette lecture a été appréciée dans le cadre d’une lecture commune avec Dame AcrO, allons lire ce qu’elle en dit …

Les chroniques de Kronos

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La petite vie tranquille de Petra Kronos se voit bouleversé le jour où son père revient aveugle à la maison après avoir travaillé à une mystérieuse horloge pour le Prince Rodolphe. C’est le début d’une quête pour la jeune fille qui va la conduire à Prague, puis à Londres dans le deuxième tome pour contrer les plans machiavéliques du dit-Prince qui aimerait bien prendre le contrôle de l’Europe, et pourquoi pas du monde tant qu’on y est. Petra n’est heureusement pas seule face au danger, elle est aidée de son inséparable araignée mécanique Astrophile que son père lui a construit quelques années plus tôt.

Les chroniques de Kronos nous plonge à une époque étrange où la magie côtoie les avancées scientifiques. Le père de Petra, Mikal Kronos a la faculté d’influencer les métaux, et est donc l’inventeur de choses extraordinaires: dans sa petite boutique on peut acquérir des animaux fabuleux en fer blanc, des créatures qui pensent et interagissent avec les humains. L’araignée de Petra, Astrophile, sait même lire et aime par dessus tout étudier et donner son avis.

La petite Petra, du haut de ses treize ans, se cherche. Elle ignore si elle est douée pour la magie comme son père. C’est une gamine effrontée très courageuse qui est prête à tout pour aider son père et récupérer ses yeux, que le Prince a volé pour utiliser le pouvoir de l’horloge. Doté d’un très fort caractère, c’est un garçon manqué qui préfère les pantalons aux jupes, les cheveux courts aux cheveux longs, malgré les mentalités de l’époque.

La plume de  Marie Rutkoski est très agréable. Elle dépeint avec beaucoup de détails ce monde à l’ambiance Steampunk dans lequel évolue Petra. Son histoire uchronique est très bien trouvée, il n’y a pas de temps mort et il y a beaucoup de trouvailles très intéressante. J’ai vraiment beaucoup aimé les deux tomes de cette série (il y en aura sans doute d’autres) qui nous plonge dans une aventure trépidante imaginée à partir de faits réels (l’horloge astronomique se trouve réellement à Prague, tout comme les globes céleste et terrestre ont réellement été inventés par Mercator) ou de personnages puisés dans des oeuvres littéraires (Ariel dans La tempête de Shakespeare par exemple). Elle y entremêle également les croyances Roms, leur mode de vie. J’ai particulièrement aimé les notes de l’auteur situé en fin d’ouvrage où Marie Rutkoski explique ses choix, ses inspirations. Elles sont très intéressantes et nous aident à encore mieux appréhendé l’univers très riche de la série des chroniques de Kronos. Le seul point noir que j’ai trouvé est le choix de l’éditeur à changer les illustrations de couverture, et du coup à casser l’harmonie de la suite des tomes, surtout que je trouve le choix de la couverture du premier très réussi. Bref, une série qui mérite vraiment à être découverte !

Les Chroniques de Kronos, Tome 1 : Le Cabinet des Merveilles, Marie Rutkoski, éditions Albin Michel Wiz, 2009
Le globe céleste – Les nouvelles aventures de Petro Kronos, Marie Rutkoski, éditions Albin Michel Wiz, 2010

Princess Bride

Dans une ferme ne payant pas de mine vit l’une des femmes les plus belles au monde, Bouton d’Or. La douceur de ses traits et sa chevelure dorée vont attirer les convoitises du jeune Souverain du coin, le Prince Humperdinck, car, en effet,  il y a  de quoi craner à s’unir à une si belle demoiselle. Mais c’est sans compter 1- que la dite demoiselle est amoureuse d’un autre, 2- que le dit-Prince est un poil diabolique et que 3-se marier avec un dit-Prince un poil diabolique ça peut attirer de sérieux ennuis ! Et c’est également sans penser que devenir la fiancée d’un Prince, ça fait de vous un otage de valeur et que votre mort peut également avoir une certaine valeur dans les affaires de l’état … bref, mieux vaut ne pas être l’une (que dis-je LA) des plus belles femmes du monde, ça vous évitera quelques problèmes !

William Goldman s’est amusé à abréger le conte Princess Bride de S. Morgenstern ( si comme moi vous êtes curieux, allez chercher qui est ce fameux monsieur). Goldman est très présent dans la narration, jouant et partageant avec ses lecteurs ses souvenirs, ses impressions de lectures et nous spoilant même quelques éléments.

Néanmoins cette histoire est un petit bijou d’humour. Aucun personnage stéréotypé ne nous est épargné : de la belle blonde complètement nunuche, à l’amoureux discret qui se révèle être un véritable héros, en passant par les méchants qui ne sont en fait pas un poil méchant et au gentil Prince qui est au fait le véritable méchant. Toutefois, l’auteur réussit à les rendre très attachants, chacun à leur manière. On vibre réellement avec tous les personnages en cours de lecture ( Acro et Eirilys qui ont fait avec moi cette lecture peuvent en témoigner au vu de mes coups de gueule et mes réactions en cours de lecture ;) )

De même la GRANDE histoire d’amour entre Bouton d’Or et Westley est très romantique (limite cucul la praline dégoulinante de rose bonbon) et est poussée jusqu’à parodier les grandes histoires d’amour entre les princes et les princesses dans les contes de fée. L’aspect intemporel de l’histoire est rendu par les nombreuses indications de l’auteur ( nous apprenons ainsi par exemple que l’histoire se passe en un temps où les miroirs ont déjà été inventés, à l’ époque des acres et que ça se passe après l’invention des disputes). Voulu je pense comme un trait d’humour dans la narration, ces nombreuses parenthèses nuisent un peu à la fluidité de la lecture, aussi peut-on faire comme Goldman nous le conseille lui-même, les sauter.

Les lieux où le lecteur est baladé au cours du récit sont impressions : imaginez un peu le Zoo de la Mort, endroit étrange et glauque où sont conservés pour le bon plaisir du Prince, qui se trouve être un grand amateur de chasse, toutes les créatures les plus dangereuses au monde ! Cinq niveaux d’une incroyable dangerosité où l’on peut croiser des anacondas, des crocodiles de plus de vingt pieds, des araignées sauteuses, ou pire les incroyables tarentule hurlante (seule araignée capable d’émettre un son), l’aigle  sanglant (seul rapace qui se nourrisse de chair humaine), ou pire la pieuvre géante ! Nous nous amusons également à escalader les horribles falaises de la mort ou à échapper aux RDTI (voui je vous laisse chercher ce que c’est :p) du Marais de Feu. Bref, nous sommes pas mal baladés aux côtés des héros, et moi j’aiiiiiime me balader et voir pleins de (jolies ?) choses, surtout lorsque ces promenades sont accompagnées de dialogues croustillants d’une grande drôlerie.

Vous l’aurez compris, Princess Bride est une petite sucrerie à savourer pleinement, même si vous n’aimez pas les histoires d’amour cucul, même si vous n’aimez pas les histoires de cape et d’épée, même si n’aimez pas les méchants pas crédibles pour un sous ou les faux gentils qui sont en fait de gros méchants bien vicieux :p

Princess Bride, William Goldman, éditions Milady, 2009

Cette lecture a été réalisée dans le cadre d’une lecture commune avec copines Acro et Eirilys, allons voir ce qu’elles en ont pensé …

Princesse Sara

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Moi quand on me dit Princesse Sara, j’y peut rien je pense immédiatement à ça :

Non pas que je n’ai jamais lu l’ oeuvre de Frances Hodgson Burnett, mais elle est beaucoup moins encrée dans mon esprit que la série animée que j’ai peu voir et rerevoir et rererevoir ( et même que quand je tombe dessus à la télé, je la regarde encore :p). Mais je ne suis pas là pour vous parler de la série de Ryūzō Nakanishi, mais plutôt de celle éditée par Soleil dans leur nouvelle collection très diablement girly Blackberry (où nous avons également pu y découvrir l’excellent Sweety Sorcellery).

Audrey Alwett ne s’est pas trop éloignée de l’histoire d’origine en adaptant A little Princess en bande dessinée: notre petite Sara, petite fille riche laissée aux bons soins de Miss Minchin dans un pensionnat Londonien se retrouve orpheline sans le sous après la mort de son père. Evidemment Miss Minchin n’est point contente d’avoir perdu une formidable source de revenue et s’empresse d’utiliser Sara comme servante dans son illustre maison pour jeunes filles de bonne famille.

Toutefois, bien que l’histoire et l’époque soient suivies de très prés (nous sommes toujours à l’époque Victorienne), je ne peux qu’applaudir le petit plus de cette adaptation, son ambiance unique et surprenante. En effet, Sara évolue dans un Londres uchonique à l’atmosphère Steampunk. Le capitaine Crewe est un créateur d’automates et ces créatures humanoïdes hantent l’histoire, à commencer par le personnage d’Amélia, l’assistante de Miss Minchin dont il faut sans cesse remonter le mécanisme à l’aide d’une clé sous peine de la voir tomber en panne ou Emily, la petite poupée confidente de Sara, qui ne sait ni chanter ni danser, mais qui aux yeux de sa propriétaire est une poupée qui rêve.

Les ambiances aux couleurs acidulées créées par  Nora Moretti et Claudia Boccato sont magnifiques. Evidemment, j’ai eu les yeux écarquillés devant la beauté des illustrations (et là mon côté fille parle fortement, car les demoiselles du livre portent des robes plus belles les unes que les autres -et je ne vous parle même pas de celles de Sara-). J’ai beaucoup aimé les histoires que racontent Sara, fillette à l’imagination débordante, car les illustrations, un peu différentes du reste du récit, casse un peu le rythme, nous permettant le temps de quelques cases de reprendre notre souffle avant de retourner vers les méchancetés de Lavinia.

Deux tomes de cette très bonne série sont déjà parus, le troisième devrait bientôt pointer son nez … à découvrir (même si on connait déjà toute l’histoire) !

Princesse Sara, Tome 1 : Pour une mine de diamants, Audrey Alwett, Nora Moretti, Claudia Boccato, éditions Soleil Productions Blackberry, 2009
Princesse Sara, Tome 2 : La princesse déchue, Audrey Alwett, Nora Moretti, Claudia Boccato, éditions Soleil Productions Blackberry, 2010

Toutes les images ©Copyright Audrey Alwett/ Nora Moretti/ Claudia Boccato/ éditions Soleil Productions

Lanval

Il était une fois une Fée, une Reine et un Chevalier … une histoire d’amour intemporelle que l’on retrouve dans le Lai de Lanval, court poème narratif écrit par Marie de France au XII ème siècle. C’est ce texte qu’ont choisi Claudine Glot et Elizabeth-Jane Baldry lorsqu’elles se sont attelées au projet partager nos légendes, dessin grandiose dont la présidente du Centre de l’imaginaire arthurien nous avait parlé dans les « petites questions à » .

Le livre Lanval, paru il y a quelques jours aux éditions Artus, revient sur l’historique du projet et l’interprétation du Lai de Lanval par les 26 artistes anglais et français ayant participé au projet. Edité en parallèle à l’exposition présentée au Château de Comper-en Brocéliande du 1er juillet au 31 août et au film réalisé par le Chagford Filmmaking Group, il se divise en trois parties :

La première partie, qui sert également d’introduction, revient sur l’oeuvre de Marie de France: Claudine Glot, Nicolas Mezzalira  soulignent la philosophie, les perspectives et l’actualité du projet Partager nos légendes. On y découvre également un texte très intéressant de Christine Ferlampin nous présentant le Lais de Lanval et le situant lui et son auteure dans le temps. Cette première partie se conclue par un écrit de Philippe Le Guillou revenant sur la perplexité du personnage de Lanval.

On s’en prend réellement plein les mirettes dans la deuxième partie, puisqu’on y découvre les yeux grands écarquillés nul autre chose que les reproductions des oeuvres visibles à l’exposition. Alors c’est beau, très très beau même ! Il est très intéressant de découvrir comment un même texte a pu ouvrir les portes à tant d’interprétations, d’images différentes. Elles se suivent, mais nulle ne se ressemblent. On y croise des Belles Dames évidemment, mais aussi des Reines à la moue boudeuse, des jeunes filles songeuses, des jeunes filles amoureuses, des amants et des chevaliers prêts à tout pour conquérir le coeur de leur belle. Les différents supports utilisés se relaient dans cette suite d’images extraordinaires: peintures traditionnelles et numériques, poupées de collection, sculptures, bijoux et collages.  Brucéro ouvre le bal avec son Lanval et sa fée cavalière, puis se succèdent les images de Ian Daniels, d’Erlé Ferronnière, de Brian et Wendy Froud, de Didier Graffet, d’Olivier Ledroit, d’Alan Lee, de Jean Lemonnier, de Yoann Lossel, de Kelly Martinez, de Jacqui Martinez, d’ Ed Org, de Séverine Pineaux, de Linda Ravenscroft, de Marc Potts, de Virginie Ropars, de Jean-Sébastien Rossbach, d’ Erwan Seure Le Bihan, d’ Anne Smith, de Gentian Sims Revill, de Rima Staines, de David Thiérrée, de Josephine Wall et de Terri Windling. Il est à noter que chaque reproduction est accompagnée d’un portrait de l’artiste, ainsi que d’une brève biographie. Cette partie se conclue par un texte écrit par Ari Berk nous plongeant dans le monde secret de Lanval.

La dernière partie du livre débute par une présentation du film sur Lanval par l’une des initiatrices du projet, Elizabeth-Jane Baldry. Viennent ensuite des photographies du tournage. On peut donc baver sur les magnifiques costumes dignent des plus grandes reines que portent les demoiselles actrices du film, tout en en observant les scènes-clés. Lanval se conclue par un texte de Pierre Dubois portant sur les Belles Dames, puissantes enchanteresses et Demoiselles Fées.

L’ouvrage Lanval en lui-même est vraiment un très bel objet : les textes sont enluminés d’arabesques sur fond d’un thème médiéval, les reproductions des artistes sont en pleines,  voir parfois en double-pages et les couleurs sont magnifiques. C’est vraiment un très beau livre, qui ne me donne qu’une envie, celle de découvrir cette magnifique exposition au plus vite. J’ irai d’ailleurs faire un petit tour du côté de Brocéliande lors du week-end du 24 et 25 juillet, week-end un peu particulier étant donné que l’on pourra croiser au château certains artistes exposant à l’ exposition Lanval (vous pouvez découvrir tout le programme, ainsi que la liste des artistes présents ici).

Pour vous procurer le livre, faites un petit tour par !

Lanval, collectif, éditions Artus, 2010

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Artus.

Image ©Copyright Virginie Ropars pour le projet partager nos légendes

Image ©Copyright Séverine Pineaux pour le projet partager nos légendes

Image ©Copyright Chagford Filmmaking Group pour le projet partager nos légendes