Francia est un pays riche et prospère où pourtant l’intolérance fait rage. Les mages y sont persécutés et détruits par la puissance Inquisition qui voit en eux une bande de dangereux hérétiques. C’est au coeur de ce pays que se dresse la tour des alchimistes, puissants inventeurs au service du gouvernement. Injustement condamnés au bûcher, tous périssent dans les flemmes ne laissant derrière eux qu’un jeune apprenti, Rieuk Mordiern, adolescent porteur d’un mystérieux pouvoir. Ce drame va également changer la vie et le destin de Klervie, enfant de l’un des accusés, la laissant seule et orpheline. Tout deux vont grandir de façon bien différentes, Rieuk sous la protection de mages renégats, Klervie sous le regard des Soeurs de Sainte-Azilia, mais tout deux portés par un profond sentiment de vengeance envers celui par qui tout est arrivé.
Sarah Ash nous plonge dans une sombre histoire où vengeance, manipulation et meurtres se font la part belle. C’est dans ce monde dangereux que grandit la petite Klervie, protégée par l’ambiance douce et tranquille du couvent. C’est à ses côté majoritairement que nous allons découvrir le pays de Francia, ses problèmes politiques et ses personnages importants. Son récit, ses sentiments, sont entrecoupés par ceux de l’autre héros, l’autre survivant, Rieuk Mordiern, qui par ses choix et ses amitiés va devenir l’ennemi, celui qui doit disparaître. J’ai trouvé intéressant de suivre l’évolution de ces deux personnages, qui partant tout deux d’un même point, tout deux proche des alchimistes, vont suivre une voie radicalement différente, jusqu’à devenir ennemis.
Ce livre est très agréable à lire, mais j’ai trouvé la trop abondance de personnages parfois difficile à suivre, l’auteur ayant de plus la fâcheuse habitude de passer sans prévenir d’une scène à l’autre, d’un personnage à l’autre de façon aléatoire en l’espace d’une phrase, d’un paragraphe ou d’une page. Toutefois, j’ai trouvé l’univers de Sarah Ash vraiment sympathique à découvrir, on s’attache très facilement à ces deux personnages marqués par le destin, marqués par le passé et leurs amours. Elle dépeint un monde où la magie est présente, sans toutefois y être trop visible, où la religion prend peu à peu le pas sur les anciennes croyances en s’incorporant les idées et les êtres vénérés dans celles-ci.
Préquelle aux Larmes d’Artamon, tome 1 : La traque de l’ombre, Sarah Ash, éditions Le Livre de Poche, 2010
Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Livraddict et les éditions Le Livre de Poche
1850, Bohème. Le seigneur Faust cherche un mausolée bien particulier au coeur d’un cimetière solitaire et enneigé. Celui-ci renferme le tombeau d’ Ash, jeune fille mystérieuse dont le coeur bat encore après quatre siècles passés enfermée dans les ténèbres. Elle ignore tout de son passé, a perdu tout ses souvenirs, oublié jusqu’à son prénom, mais Faust en est convaincu, Ash possède un immense pouvoir, celui de résister à la mort. Échappant à son ravisseur, elle découvre une époque aux inventions inconnues sous la protection d’une bande de gamins des rues. Avec leur aide, elle va plonger dans les méandres de son passé et découvrir les secrets de son origine et de son pouvoir.
Je suis tombée il y a quelque temps sur ce titre en me baladant sur le blog de
A la mort de son père Djani se plonge dans ses souvenirs. La maison familiale les éveille et le guide jusqu’au jardin, puis jusqu’à la barque à la rivière, lieu interdit lorsqu’il était enfant depuis la disparition de sa mère. Se remémorant les merveilleuses histoires de créatures féeriques qu’elle lui contait, le jeune homme se laisse guider par les flots jusqu’à l’arbre où se passaient ces bons moments. Il y fait la connaissance de Mohenjo étrange créature née de l’arborescence de la forêt. Plus curieux, cet esprit des lieux semblent le reconnaître et être très heureux de le voir. Émerveillé, Djani ne se rend pas compte que sa présence en ce lieu est en train d’en pervertir l’harmonie. Une longue quête l’attend pour réparer ce qui a été détruit, une quête qui le mènera aux tréfonds de ses souvenirs et de ses origines.


J’ai découvert l’écriture de Beth Fantaskey il y a quelques mois avec son excellent