Concours Samien

***Le concours est désormais clos. Merci à tous de votre participation, les résultats très bientôt ! ***

A l’occasion de la sortie de Samien le voyage vers l’Outremonde le 2 février 2011, De l’autre côté du miroir vous propose de participer à un concours pour gagner un exemplaire de Samien le voyage vers l’Outremonde de Colin Thibert, offert par les éditions Thierry Magnier.

Comment ? C’est très simple : répondez aux trois questions et écrivez votre adresse postale via le formulaire de contact (à droite rubrique ici tout le monde est fou) et laissez-moi un commentaire pour confirmer votre envoi.
Petite remarque : J’envoie un mail de confirmation à tous les mails reçus, si vous n’avez pas eu de mail de ma part, c’est que je n’ai pas eu votre participation !
Autre petite remarque : un petit message avec les réponses c’est sympa aussi, trop de gens oublient que je ne suis pas un robot, mais une vraie personne en m’envoyant leurs réponses :P

Vous avez jusqu’au 2 février 2011 midi pour participer. Attention seules les personnes résidant en France métropolitaine peuvent tenter leur chance.

Le résultat sera rendu public sur ce post dans la semaine suivant la date de fin du concours et un mail sera envoyé au gagnant qui sera désigné grâce à un tirage au sort informatique généré parmi les bonnes réponses envoyées . (Pour les questions relatives à cette opération, contactez-moi via le formulaire de contact ).

1- Samien a une amie hors du commun nommée Yonka. Mais qu’est-elle ?

2- Contre quoi Samien est-il particulièrement révolté au cours de son périple ?

3- Deux autres titres de Colin Thibert sont sortis chez les éditions Thierry Magnier. Quels sont-ils ?

Pour vous aider : ma chronique et la page de l’auteur.

Bonne chance !

Le concours est terminé, merci de vos participations !

Halàlà, vous êtes trop forts, vous avez tous trouvé les bonnes réponses :) Il fallait trouver :

1- Samien a une amie hors du commun nommée Yonka. Mais qu’est-elle ?
Une araignée

2- Contre quoi Samien est-il particulièrement révolté au cours de son périple ?
Le trafic humain et la traite des femmes indigo

3- Deux autres titres de Colin Thibert sont sortis chez les éditions Thierry Magnier. Quels sont-ils ?
Le bâtard de l’espace et Tirez sur l’ambulance !

Maintenant vos petits numéros :

1 Lelf
2 chococat
3 Livre4Ever
4 Miss Spooky Muffin
5 Acr0
6 Aurélie
7 Piloute_10
8 Plume
9 Sandra Réal
10 Anne-sophie
11 nanou22
12 Sphinxou
13 mordicus59
14 king72
15 Phooka
16 Lissa
17 Nymi
18 Floriane

Le petit tirage au sort :

Et la gagnante est miss AcrO, bravo à toi !

A très bientôt pour un nouveau concours !

Les fragmentés

Dans un futur plus ou moins proche, une terrible guerre civile a pris place. De la fin de cet affrontement est née la charte de la vie, une règle stipulant que l’on peut fragmenter un adolescent âgé de treize à dix-huit ans. La fragmentation consiste à « résilier » un adolescent rétroactivement sans mettre fin à sa vie: en gros on décompose le corps, en séparant toutes les parties qui rejoignent alors le cycle du don d’organe. Il n’est donc pas mort, mais continue à vivre dans des dizaines de corps.

Connor, Risa et Lev se retrouvent tous les trois sur la liste fatale, pourtant les adolescents sont loin d’avoir le même bagage: l’un est violent et ingérable, l’autre est une pupille de la nation et le dernier est un décimé. Tous les trois n’ont pourtant qu’une échappatoire pour survivre: fuir et se cacher pour tenter d’échapper aux Frags, la police des fragmentés.

Époustouflant, prenant, original : j’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman d’anticipation de Neal Shusterman ! Il aborde de façon radicale la responsabilité des parents incapables de gérer un enfant difficile, un enfant non souhaité. Dans cette société, la bonne conscience est de mise puisqu’on se débarre de son enfant pour la bonne cause: il sera fragmenté et sauvera de nombreuses vies. Les adolescents sont terrifiés à la perspective de se faire fragmenter, nombreux sont ceux cherchant à s’échapper. Seuls les décimés, enfants issus de familles extrêmement croyantes offrant 1/10 de leur possession à l’Eglise et à Dieu sont envoyés « volontairement » dans les centres.

A travers les yeux de Connor, Risa et Lev, le lecteur découvre le regard méprisant des adultes, le danger et la peur, les questionnement sur la fragmentation et la mort. Le livre est découpé en chapitres rythmés par les points de vue des adolescents. Chacun nous transmet son passé, ses origines et ce qui l’a amené à se retrouver sur la liste des fragmentés: raisons stupides et injustifiées sont le point commun de ces adolescents où une seule engueulade, une restriction de budget ou une croyance peuvent déboucher à apparaître sur la liste noire.

Ce qui a été créé dans le but de protéger la vie a banalisé cette même vie. Neal Shusterman invente dans son roman le don d’organe contraint, non choisi, forcé. C’est un livre difficile, comme le combat que doivent mener tous ces adolescents condamnés pour ne pas avoir suivi les règles. J’ai particulièrement été marquée par les pensées d’un ado en train de se faire fragmenter, car comme le stipule la loi, le patient doit rester complètement conscient durant sa fragmentation. C’est un livre complexe, une réflexion intelligente sur l’indépendance, le quête de soi, le droit à la vie et la liberté.

Les fragmentés, Neal Shusterman, éditions du Masque (MsK), 2008

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Le Masque.

Blood Ninja, tome 1 : Le destin de Taro

Japon, XVI ème siècle. Taro, fils d’un paysan et d’une plongeuse a un rêve: celui de devenir samouraï. Sa petite vie tranquille bascule la nuit où son village est attaqué par d’étranges créatures de l’ombre. Mortellement blessé, il est transformé en vampire par un mystérieux ninja qui lui propose de devenir son professeur. A ses côtés, les croyances et les préjugés de Taro vont voler en éclats: pris au piège au coeur d’un conflit entre des seigneurs pour la domination de l’empire du Japon, il va mettre à jour de sombres secrets qui vont changer son destin et celui du pays du Soleil levant.

Roman d’aventure à l’intrigue mouvementée, le destin de Taro, premier tome de la trilogie de Blood Ninja, nous entraîne dans un lieu et une époque plutôt rare dans la littérature jeunesse: le Japon Médiéval.

Sous couvert d’un conflit impliquant les plus grands seigneurs du Japon, le jeune Taro est entraîné dans une histoire qui le dépasse: un groupe de ninjas est envoyé à ses trousses pour le tuer, assassinant par la même occasion son père et une grande partie des habitants du petit village dont il est originaire. C’est pourtant un ninja qui lui sauve la vie, enfin sauver tout est relatif, puisque le jeune garçon se retrouve changé en suceur de sang !

Oui, Blood Ninja surfe sur la vague du vampirisme, mais ce thème est loin d’être le point central et la force de ce roman. Nick Lake mélange les légendaires ninjas, mercenaires et guerriers de l’ombre aux créatures de la nuit, justifiant ainsi leur rapidité et leur force. Ils travaillent pour le plus offrant, détruisant et assassinant les personnes qui leur ont été désignés. Cette vie est loin d’être celle dont Taro rêvait: lui, se voyait déjà samouraï, protégeant la veuve et l’orphelin selon des principes et des valeurs de courage, d’honneur et de loyauté loin des préceptes que partagent selon-lui les ninjas. Il va pourtant découvrir aux côtés de Shusaku, l’homme qui lui a sauvé la vie, des vérités surprenantes et insoupçonnées, lui prouvant que les hommes de Bien ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Voyage initiatique rythmé de scènes de combat, d’amitiés fortes, de rencontre amoureuse, de légendes ancestrales et de terribles prophéties, Nick Lake signe avec ce premier tome de Blood Ninja une histoire intéressante, originale et fort intrigante permettant de poser la trame du combat que va devoir mener Taro contre le machiavélique Seigneur Oda, une quête sans temps mort qui conduit le lecteur dans les méandres de la culture orientale.

Blood Ninja, tome 1 : Le destin de Taro, Nick Lake, éditions Gallimard Jeunesse, 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Gallimard Jeunesse.

Samien le voyage vers l’Outremonde

Samien, orphelin élevé par un couple de paysans des Kraspills violent et agressif, fuit cette misérable condition dont il a plus qu’assez. A lui l’aventure et les grandes découvertes … mais le monde est grand et tellement mystérieux (et dangereux aussi)! Heureusement, le jeune garçon trouve une compagne hors du commun: Yonka, un être à l’intelligence sans pareil qui n’est autre qu’une … araignée. Et celle-ci a de très grandes ambitions pour le jeune Samien, de grands desseins qui vont l’entraîner jusqu’en Outremonde.

Le monde de Sarancol, lieu où se déroule la quête de Samien, est un monde étrange rythmé par le passage des huit lunes. Il est habité par des humains semblables à nous qui cohabitent avec d’étranges créatures tout droit sorties de l’imaginaire de Colin Thibert: prapators, immense oiseau coiffé d’une aigrette écarlate servant de moyen de transport ou chenilles géantes, montures exceptionnelles dirigées uniquement par les cornaques. Et puis, il y a aussi les créatures indigo, aliens humanoïdes domestiqués et réduits en esclavage. Ce trafic humain et la traite des femmes indigos vont être au coeur des préoccupations du jeune Samien. Révolté, il n’aura de cesse d’éveiller les esprits afin de stopper ce commerce.

A travers son long voyage, le garçon va mener de nombreuses vies et aventures: enlevé et séquestré par une bande de brigands, il va apprendre les aléas de la vie de criminel, puis engagé dans une caravane de marchands, il va découvrir les joies de cornaquer, allant jusqu’à mener une surprenante course. Libérateur de deux soeurs condamnées à un mariage forcé, il va être envoyé en exil dans des terres lointaines où l’hiver ne finit jamais. Mais là encore son voyage ne va pas s’arrêter là : devenu mousse dans un bateau intersidéral, il va partir à la découverte des étoiles que peuplent l’Outremonde.

Samien nous est présenté comme un garçon un peu simplet. On le remarque d’autant plus qu’il est accompagné de Yonka, une araignée extraordinairement intelligente, humaine victime d’un sort coincée sous cette apparence arachnéide. Celle-ci va prendre le jeune garçon sous son aile, le sortir souvent de très mauvais pas et le guider à travers son périple. Au début, j’ai ressenti cette étrange relation comme étouffante: l’araignée sait pertinemment ce qu’elle veut et Samien est considéré par celle-ci comme l’idiot de service, il est donc obligé de lui obéir. Heureusement, Samien va rapidement s’émanciper et n’en faire qu’à sa tête, nous offrant quelques dialogues savoureux entre les deux protagonistes.

Colin Thibert réussit le pari difficile de mêler des sujets aussi difficiles que l’esclavage ou le statut des femmes à une grande aventure tissée d’humour. Malgré quelques longueurs dans l’histoire, Samien le voyage vers l’Outremonde est une histoire fort sympathique qui vous fera voyager dans d’étrange contrées inexplorées…

Samien le voyage vers l’Outremonde, Colin Thibert, éditions Thierry Magnier, à paraître le 2 février 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Thierry Magnier

Bientôt dans la bibliothèque #2

Alice ? Lostfish ? Haaaaaaaaaaaaaaan ! J’ai découvert cette artiste il y a quelques années dans Khimaira avec une autre Alice justement (et même que je l’ai en poster, nananananéééééére !) Cette fois-ci elle traverse le miroir à partir du 26 janvier 2011 avec les éditions Soleil dans sa collection qui n’est désormais plus à présenter : Métamorphose !

Le topo ? Après Les Contes Macabres par Benjamin Lacombe, la collection Métamorphose vous propose une édition illustrée du second chef d’oeuvre de Lewis Carroll : Alice, à travers le miroir par LostFish, préfacée par l’un des maîtres du Lowbrow Art, Trevor Brown ! Talentueuse illustratrice, LostFish commence son parcours créatif comme character designer freelance, mais se tourne rapidement vers un univers plus artistique, en créant des peintures digitales. Ses influences sont surtout classiques, inspirées des peintres flamands et de l’art du XIXe siècle, aussi bien en peinture qu’en photographie. La femme poupée est un thème qu’elle exploite dans chacun de ses travaux, des visages enfantins au regard lointain, des postures figées ou disloquées ; des jeunes filles étranges et parfois dérangeantes, mi-femmes, mi-enfants. C’est donc naturellement que son choix s’est tourné vers Alice, à travers le miroir, un roman placé sous le signe de la féerie, mais qui n’en conserve que l’apparence…

On poursuit avec les prochains livres à paraître chez les éditions du Riez, petite maison d’édition que j’aime beaucoup, beaucoup, beaucoup ! Ça me rappelle d’ailleurs que j’ai déjà Délivre-nous du Mal de Virginia Schilli et Les Dames Baroques, une anthologie dirigée par Estelle Valls de Gomis qui m’attendent bien sagement dans ma pal. Mais au diable la pal, je devrais bientôt recevoir L’Héritière d’Owlon de Patrick S. Vast, Au Sortir de l’Ombre de Syven, Coeur Empoisonné de Bloody Countess dés leurs parutions – à savoir entre ce mois-ci et le mois prochain.

Le synopsis ? Le 5 avril 1860, une terrible tempête de sable engloutit entièrement le petit village de Duynzeele situé sur les bords de la mer du Nord. Le lendemain de la catastrophe, on retrouve le corps sans vie de Sandie Entwistle, une jeune fille dont la destinée bousculera tous les principes de la rationalité, au point de la faire revenir à la vie, et de servir de révélateur à des faits troublants dont l’origine remonte à plusieurs siècles. Sandie, créature mystérieuse, amènera le Dr Wilhem qui a croisé son destin, ainsi que Josef Belecz, un enquêteur bien singulier, dans les entrailles d’une dune, dans les mondes de l’Invisible.

Le topo ? Londres, 1889. La guilde d’Ae protège les aethrynes depuis des siècles pour qu’elles se consacrent à leur tâche : garder piégés dans leur ombre de sinistres monstres avides de massacre, les gothans. Lorsque la secte des némésis s’attaque à ces prêtresses, l’organisation est ébranlée par la traîtrise de plusieurs agents d’importance. Les traqueurs William, Christopher et Heinrich, qui sont chargés de la protection de lady Eileen pour une nuit, n’imaginent pas les enjeux de la chasse dont ils feront bientôt l’objet. Mais dans l’ombre d’Eileen, attentif, « Il » sait ce qui est sur le point de se jouer.

Topo, topo ?Coeur empoisonné est l’histoire de Benjamin et Emile, jeune couple à la candeur macabre, qui vécurent une grande aventure , faîtes d’amour et de rêves, de tristesse et de mélancolie.
Si vous pensez futurs lecteurs, que de cette histoire,
N’apparaît que l’amour, la liberté, et que vous n’allez boire
Que le doux nectar de cette romance sucrée,
Pleine de romantisme , et parfois d’érotisme ensorcelé,
Ce serait se méprendre pour plusieurs raisons,
Je vous mets en garde comme le fit Lautréamont,
Âmes sensibles, rebroussez chemin dés maintenant,
Car cette histoire est bien une tragédie faîtes de larmes et de sang.

Pour terminer (pour cette fois XD), un recueil de nouvelles à paraître à la fin du mois chez les éditions Cauchemars : A l’ombre des pleurs de Cecile Guillot.

Une poésie cruelle et délicate, des univers dans lesquels le sang et la magie s’entremêlent au cœur de récits troublants… Voici le voyage proposé par la plume de Cécile Guillot avec le recueil A l’ombre des pleurs. Sept histoires au parfum envoûtant, autant d’occasions pour s’évader aux frontières de l’imaginaire : Vampire tourmenté en proie à ses instincts, sorcelleries antiques et dangereuses, créatures à la séduction mortelle, âmes écorchées porteuses d’un message aux vivants… Les ténèbres ouvrent leur porte sur un monde où beauté et souffrance flirtent avec les rêves les plus inattendus.

Bientôt dans la bibliothèque #1

La cité bleue d’Icaria, c’est la suite de la confrérie de l’horloge, premier tome de la série des agents de M. Socrate d’ Arthur Slade dont je vous ai parlé il y a peu. Histoire qui m’a d’ailleurs beaucoup plu et dont j’attends impatiemment de découvrir la suite ! La sortie du deuxième tome est annoncée chez MsK pour février 2011… Ouuf plus longtemps à attendre !

Le topo ? Londres, sous l’ère victorienne. Jeune orphelin devenu espion grâce à des pouvoirs de transformation dépassant l’entendement, Modo travaille pour le compte de M. Socrate. Aidé par la belle et redoutable Octavia, il va devoir enquêter sur un nouveau mystère. Au large de l’Irlande, une demi-douzaine de navires ont déjà coulé au même point précis. Selon les dires des rares survivants, les bateaux auraient été attaqués par un monstre marin inconnu. En s’aventurant sur place, ils savent ce qui les attend. Quand le vaisseau est attaqué, Modo passe par-dessus bord. Alors que le vaisseau regagne péniblement la côte, Octavia refuse de croire que son compagnon s’est noyé.
En effet, Modo a été recueilli par le mystérieux monstre marin, qui n’est autre que L’Ictinéo, submersible ultra-perfectionné dirigé par une jeune femme, Delphine Monturiol. Celle-ci a construit une cité entière au fond de l’océan où toutes sortes d’hommes et de femmes cohabitent en parfaite égalité.
Tout d’abord bouleversé par ce monde harmonieux où sa difformité ne fait pas de lui un paria, Modo comprend rapidement qu’il n’est ici qu’un prisonnier. Il doit tout faire pour fuir l’Ictinéo. Peut-il vraiment faire confiance à Colette, la jeune espionne française, captive, comme lui ? Comment prévenir Octavia du danger alors qu’elle se rapproche de la zone fatale?

On change complètement de registre avec Crescendo de Becca Fitzpatrick. Là aussi premier tome de la série, Hush Hush, lu et approuvé. Sortie annoncée chez MsK quand à elle pour mars 2011 … Gniiiiii c’est bientôt ^^

Le topo ? (Source vampires-sorcieres.fr) Nora aurait du savoir que sa vie était loin d’être parfaite. Bien qu’elle ait commencé une relation avec son ange gardien, Patch (qui, malgré son titre, peut être qualifié de tout sauf d’angélique), et qu’elle ait survécu à une tentative d’assassinat, les choses ne s’arrangent pas. Patch commence à être distant et Nora n’arrive pas à comprendre si c’est pour son bien à elle ou s’il ne se serait pas détourné pour sa pire ennemie, Marcie Millar. Sans compter que Nora est hantée par des images de son père et elle devient obsédée par l’idée de trouver ce qui s’est réellement passé la nuit ou il est parti à Portland pour ne jamais revenir à la maison.
Plus Nora s’enfonce dans le mystère de la mort de son père, plus elle se demande si son héritage Néphilim n’a pas quelque chose à voir avec sa mort ainsi qu’avec le fait qu’elle semble être en danger beaucoup plus souvent qu’une fille normale. Etant donné que Patch ne répond plus à ses questions et semble se tenir en travers de son chemin, elle va devoir trouver elle-même des réponses. Mais Nora compte un peu trop sur le fait qu’elle a un ange gardien sur son épaule et cela met en danger encore et encore. Mais peut elle vraiment compter sur Patch ou cache t il des secrets encore plus noirs que ce qu’elle peut imaginer ?

Sinon encore rien à voir, j’attends avec impatience la sortie du premier tome de Belladonna Johnson d’ Helen Stringer qui devrait poindre son nez courant mars chez Albin Michel Wiz. Pas encore de couverture française de dispo, celle-là c’est celle de l’édition américaine.

Le topo ! Le topo ! Dans le monde de Belladonna Johnson, parler aux morts est une chose parfaitement normale. Elle vit même avec deux d’entre eux : son père et sa mère qui bien que décédés sont très impliqués dans la vie de leur fille. Mais soudain, les esprits commencent à disparaître. D’abord la mère de Belladonna puis son père qui avant de quitter sa fille a juste le temps de l’avertir. La porte entre le monde des vivants et celui des morts est en train de se refermer.

Sinon je vous rappelle la sortie le 2 février de mon gros chouchou de ce début d’année: le premier tome du Peuple des Minuscules de Steve Augarde, ma chronique est !

Les agents de M.Socrate, tome 1 : La confrérie de l’horloge

Modo, enfant difforme, monstre de foire, est recueilli par le mystérieux monsieur Socrate. Élevé dans la solitude d’une grande maison dépourvue du moindre miroir, on lui interdit toute sortie extérieure et Modo imagine le monde à travers la lecture et les histoires qu’on lui raconte. A l’abri des regards, il reçoit une éducation complexe et hétéroclite: mathématiques, histoire, mais également l’art du combat ou du camouflage. Monsieur Socrate a en effet pour lui de grandes ambitions: il souhaite faire de Modo l’un de ses agents secrets au service de la couronne d’Angleterre et le fabuleux don de transformation que l’enfant possède pourrait bien faire de lui l’un des meilleurs.

Un jour, monsieur Socrate amène Modo à Londres. Exalté et émerveillé, l’enfant n’imagine pas un instant que son mentor va l’abandonner là, seul, obligé de se débrouiller par lui-même dans ce lieu inconnu. Il l’ignore encore, mais il est sur le point d’accomplir sa première mission et de partir sur la trace d’ une dangereuse organisation secrète.

Les agents de M.Socrate est une tétralogie se situant en plein coeur d’une époque et d’un lieu que j’aime beaucoup croiser en littérature: l’ Angleterre sous l’Ère Victorienne. A nous donc les rues sombres et brumeuses de Londres, ses impasses cachant des passages secrets, ses égouts nauséabonds et les incroyables découvertes de l’époque soulignée d’une petite pointe de steampunk.

Mais avant cela, nous faisons la connaissance du jeune héros de cette histoire: Modo. Modo est un enfant loin d’avoir été béni par les fées: abandonné à sa naissance sur le parvis de Notre Dame à cause de sa laideur et de sa difformité, il est recueilli par une bande de gitans qui l’encage et l’exhibe comme monstre de foire. Il est présenté comme un démon, un être ayant le fabuleux pouvoir de changer de forme à volonté. C’est d’ailleurs cet étrange pouvoir qui va attirer l’attention de Monsieur Socrate et le pousser à prendre Modo sous son aile.

Modo est un personnage loin de laisser le lecteur insensible. Élevé dans la parfaite ignorance de son apparence et du monde extérieur, c’est un enfant curieux qui se montre avide d’apprendre. Les méthodes de Socrate sont difficiles: abandonné du jour au lendemain, Modo doit faire ses preuves et survivre dans un environnement inconnu. C’est dans la capitale qu’il va faire la connaissance de la belle Miss Octavia, qui va se révéler être également un agent secret de Socrate. Ensemble, ils vont mettre à jour le plan diabolique d’un dangereux scientifique, un certain monsieur Hyde, créateur d’une dangereuse potion transformant d’innocents enfants en créature féroces lycanthropiques.

J’ai adoré ce premier tome, son ambiance victorienne auréolée d’une pointe James Bondienne, ses héros sympathiques et courageux armés de leurs gadgets insolites pour l’époque, ses méchants et leurs plans machiavéliques. Une très bonne découverte dont j’ai hâte de découvrir la suite (qui sort le mois prochain \0/ ).

Les agents de M.Socrate, tome 1 : La confrérie de l’horloge, Arthur Slade, éditions du Masque (Msk), 2010

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Le Masque.

Contes Myalgiques II : Les Atouts du Diable

Deux ans après nous avoir fait arpenter les terres qui rêvent, Nathalie Dau revient nous conter ses contes Myalgiques. Cette fois, c’est du Diable qu’il est question, la créature maléfique sous toutes ses formes, toutes ses incarnations.

Le Diable, tantôt comme on l’imagine: la créature rouge, cornue, maîtres des enfers, se terrant sous terre loin des regards des hommes. Mais c’est pourtant eux qui viennent frapper à sa porte, creusant de plus en plus profondément dans les entrailles de la terre à la recherche du précieux charbon au péril de leurs vies. C’est parfois aussi sous la forme du petit Peuple et des Bels Gens qu’il s’approche de nous, qu’il nous tente, qu’il se venge. Les humains ne croyant plus en la féerie depuis si longtemps, il est si facile de les manipuler, de les séduire pour mieux les conduire à leur perte. Et puis il y a une créature aussi insignifiante qu’ un moustique, qui porteuse d’une dangereuse maladie peut détruire une jeune vie une veille de Noël, ou la simple voix d’un GPS qui conduit un homme violent et manipulateur vers la mort.

Et puis il y a surtout son plus grand Serviteur, celui qui sait déclencher la souffrance et les larmes, attiser la colère et faire naître la peur, provoquer la vengeance et la mort : l’homme lui-même.

L’écriture de Nathalie Dau est toujours aussi musicale et poétique. Ses nouvelles sont souvent sombres, dures, voir dérangeantes pour certaines, la plus petite lueur d’espoir y étant été réduite à néant. A travers ses dix-neuf nouvelles, l’auteure nous présente le Diable sous tous ses aspects: parfois présent physiquement, parfois seulement en pensé, il n’a pourtant le plus souvent pas besoin de se mêler aux hommes pour que son oeuvre s’ébruite et se répande, ces créatures étant indéniablement son plus grand atout dans ces histoires. J’ai vraiment apprécié l’ hétérogénéité de ce recueil. Comme dans les terres qui rêvent, chaque texte nous emporte dans un contexte, une époque différente. L’ordinaire laisse rapidement place à quelque chose de fantastique, de surnaturel, la frontière passant le plus souvent totalement inaperçue, tant la lecture est prenante et savoureuse.

Contes Myalgiques II : Les Atouts du Diable, Nathalie Dau, éditions Griffe d’Encre, 2010


La valse des beaux livres #1

Un éléphant qui se balançait sur une toile, toile, toile, toile d’araignée …

Si comme moi vous n’aimez pas les araignées et que voir bouger leurs huit pattes vous fait pousser de petits cris aigus, alors cette jolie histoire pourrait peut-être vous réconcilier avec les petites arachnides (oui parce que pour les grosses, c’est une autre histoire !).

Le froid arrivant à grands pas, Babsy et ses copines trouvent refuge dans le grenier de la vieille Olga. Mais celle-ci déteste une chose : les araignées ! Armée de sa bombe d’insecticide, elle poursuit toute créature d’apparence vaguement aranéide, alors pour Babsy et ses copines, c’est plutôt mal barré ! Celles-ci font la connaissance de Daphné, petite fille solitaire confié à la tante Olga pendant que ses parents sont partis en voyage et celle-ci a une rare qualité : elle n’a pas peur des araignées ! Entre la petite fille et les créatures va naître une étrange amitié …

L’étoile d’araignée est une jolie histoire sur l’amitié, l’acceptation des autres et la tolérance agrémentée des jolies illustrations de Delphine Brantus-Mainguy. Loin de s’arrêter sur les idées reçues, la petite Daphné va chercher à comprendre et aider ses nouvelles voisines, si petites soient-elles, emmenant le lecteur à la rencontre d’artistes insoupçonnées.

L’étoile d’araignée, Delphine Brantus-Mainguy, Christos, éditions Mic_Mac, 2010

© Toutes les images Copyright Delphine Brantus-Mainguy /Christos /éditions Mic_Mac

Miss Kabuki aime les papillons, un peu, beaucoup, passionnément ! Ces créatures aux douces couleurs l’inspirent et la demoiselle confectionne des broches à leurs images qu’elle épingle sur le revers de ses vêtements. Monsieur Mirliton aime également beaucoup les papillons. Lui aussi les épingle, mais pas sous forme de broche: il les attrape dans ses filets pour ensuite les exposer dans des vitrines. Il aime avant tout les espèces rares et tant pis si ces belles créatures sont menacées d’extinction ! Miss Kabuki décident donc de les aider et de donner une bonne leçon au chasseur de papillon.

Miss Kabuki se lance dans une quête qui semble perdue d’avance: malgré ses appels, les lois qu’elle fait passer auprès des gouvernements, le chasseur n’en fait qu’à sa tête. Heureusement, la jeune femme est débrouillarde et rusée et monsieur Kabuki est loin d’être insensible aux charmes de la belle.

Sous couvert d’une jolie histoire, Bernard Villiot partage avec ses lecteurs un message écologique, mettant le doigt sur le danger de disparition de certaines espèces. Le texte est accompagné des illustrations d’Adolie Day. Douces et poétiques, elles nous plongent dans un univers pastel empreint de sensibilité et de mélancolie.

Le chasseur de papillons, Bernard Villiot, Adolie Day, éditions Toucan, 2008

© Toutes les images Copyright Adolie Day/Bernard Villiot/éditions Toucan

Par une nuit de pleine lune, les animaux s’éveillent dans la forêt. Certains, inquiets, se tapissent au fond de leur terrier. D’autres partent en chasse, à la recherche de gibier.

Peu de texte dans ce livre: tout passe en effet par le visuel, un jeu de découpe, un jeu de noir et blanc et de blanc et noir que le lecteur découvre à chaque page tournée. Cet album poétique et artistique est d’une grande finesse, vraiment travaillé. Les découpes des différents animaux de la forêt (on croise un loup, un renard, un hibou, des cerfs, une chauve-souris -ma favorite, un travail tout en dentelles- un sanglier, des lapins et des ours) sont fines et précises, tout simplement époustouflantes !

Pleine lune, Antoine Guilloppé, éditions Gautier.Languereau, 2010

© Toutes les images Copyright Antoine Guilloppé/éditions Gautier.Languereau

Le Peuple des Minuscules, tome 1

Midge, douze ans, doit passer l’été chez son oncle, un célibataire excentrique dont elle n’a pas beaucoup de souvenirs. Petite citadine Londonienne, elle débarque à la campagne dans une ferme décrépie du Somerset. Midge s’y sent immédiatement chez elle et décide d’explorer les moindres recoins de sa nouvelle maison. Dans un hangar à l’abandon, elle découvre une étrange créature blessée: un minuscule cheval blanc ailé. Elle apprend qu’il vient de la forêt voisine, et que ce bois abrite également une multitude de petites créatures qui se nomment les Minuscules. Toutefois son oncle, propriétaire des lieux, prévoit de vendre le terrain à un promoteur immobilier. La jeune fille n’a que quelques jours pour trouver une solution et sauver la vie de ses étranges voisins avant de voir le domaine totalement déboisé.

Le thème des petites créatures magiques habitant au fond du jardin est un sujet qui revient fréquemment dans la littérature jeunesse (Arthur et les Minimoys, les chroniques de Spiderwick, Fablehaven pour ne citer qu’eux). On pouvait donc craindre un effet de déjà-vu, mais il n’en est rien. Steve Augarde, auteur et illustrateur jeunesse de plus de soixante-dix livres, nous entraîne sans difficulté dans son univers étrange et merveilleux peuplé de chevaux volants, de naïades, d’ Ickris (petits chasseurs ailés, qui malgré leur taille se révèlent très redoutables) et de Tinklers (petites créatures vivant sous terre).

La découverte de ce monde étrange est double: c’est à travers les yeux de la petite Midge que nous accédons à ce lieu caché et inconnu des humains. Entre surprise, joie et émerveillement, la fillette est également gagnée par la peur, l’angoisse et le doute. Ayant promis de ne parler à personne de ce secret, elle doit en effet gérer ce problème seule et tous les Minuscules sont loin de se montrer gentils à son égard. Certains sont hostiles et trouvent dangereux qu’une Gorji (c’est ainsi qu’ils nomment les humains) connaissent le secret de leur existence et sont prêts à tuer ce témoin gênant.

L’autre découverte est celle que font les Minuscules du monde des hommes. Bien qu’habitant à quelques centaines de mètres de la ferme de l’oncle Brian, ils n’y ont jamais mis les pieds, préférant l’abris que leur offre le petit bois. Une bande d’éclaireurs ayant été envoyée à la recherche de Pegs, le petit cheval blanc disparu, nous redécouvrons à leur côté notre propre monde, une place dangereuse et hostile hantée par le plus incroyable des animaux: le mythique Felix ! Des détails aussi insignifiants pour nous qu’une porte ou une botte abandonnée se transforment ainsi en source de questionnements ininterrompus et de dangers potentiels.

Le Peuple des Minuscules est un roman frais et délicieux doté d’une écriture riche et poétique. C’est une plongée dans le monde de l’enfance, dans ces histoires qu’on aimait se raconter gamins. Une très belle découverte que je vous recommande vivement, d’autant plus que la couverture est magnifique, à vous qui aimez rêver, imaginer, vous perdre dans les histoires.

Le Peuple des Minuscules, tome 1, Steve Augarde, éditions Albin Michel (Wiz), à paraître le 2 février 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Albin Michel.