Petites questions à … Stéphanie Léon

On rencontre de drôles de créatures sur le blog de Stéphanie Léon : un étrange chat mécanique, une automate et des hiboux aux yeux écarquillés en sont les gardiens, cerbères de son univers onirique et merveilleux où il suffit de glisser une pièce pour réveiller les belles princesses endormies. Ne soyez pas effrayé par le chat des Carpates, car malgré son air sanguinaire, il est en vérité doux comme un agneau, ni par le possesseur de la clé, le terrifiant poulpe vaudou chapeauté.Oui visiteurs entrez, entrez, et laissez-vous envoûter …

-La parution de ton prochain livre « la Princesse pas toute belle » vient d’être reportée, peux-tu nous en dire plus et nous le présenter?

Le monde de l’édition souffre énormément en ce moment, quand les gros éditeurs trainent un peu la patte c’est que les petits sont en chaise roulante!

Sortir un livre coute cher, représente une prise de risque, il faut amortir les livres précédents, enchainer les salons, persuader les libraires qui croulent sous les stocks, bref c’est une bataille quotidienne pour certains de garder la tête hors de l’eau. Ce livre était prêt, les moyens n’ont pas suivi, c’est incroyablement frustrant, mais ce n’est pas une raison pour laisser tomber.

Depuis que je suis illustratrice j’ai eu deux vrais coups de cœur pour un texte, le premier c’était le Tableau hanté (et dieu sait si Aline de Petigny s’est battue pour ce livre) et le deuxieme c’était « la princesse pas toute belle »: le simple sentiment que le texte etait vraiment trop bon pour rester dans un tiroir, alors on fait en sorte qu’il ne le reste pas !

Donc merci pour ton article !

-Les textes de « la Princesse pas toute belle » sont signés Dominick, qu’est-ce qui t’a attirée dans cette histoire et donné envie de l’illustrer ?

La princesse pas toute belle est un album jeunesse mais comme il propose différents niveaux de lecture, les adultes  prendront tout autant plaisir à le lire. Quand j’ai découvert le texte de Dominick, j’ai eu un gros coup de cœur pour cette histoire complètement fol-dingue, l’histoire d’un pays où tout est laid jusqu’aux oiseaux, les gens sont laids, la musique est laide, la nourriture est affreuse, le roi est un vrai pou, la reine un pot à tabac et tout le monde est très heureux comme ça . La princesse Églantine est marié au Prince Édouard et ils coulent des jours heureux. Jusqu’au jour maudit où un Marchand de Beauté va débarquer dans le royaume des Pas tout beaux et transformer Luette, sœur d’Églantine en belle princesse …

La magie de ce texte réside déjà dans sa drôlerie, Dominick joue avec les mots et les images, irrésistible pour un illustrateur : une mine d’or ! De plus son propos est incroyablement sain car il remet tout simplement la beauté à sa place !

-Ton précédent livre, le tableau hanté, était un roman jeunesse. Est-il difficile de passer du format roman à celui de l’album ?

Non pas du tout, en fait le changement de support est extrêmement bénéfique je trouve, il permet de se réinventer, de trouver de nouvelles façon de concevoir les mises en pages, les illustrations.

J’aime bien le changement :)

-Tu as participé l’année dernière à l’exposition Sky Doll, peux-tu nous parler de ta vision de cet univers ?

Super fière ! Barbara Canepa et Alessandro Barbucci sont deux artistes sublimes et je suis super heureuse d’avoir pu participer à cette expo à Montréal. L’univers de Skydoll est un incroyable mélange baroque futuriste kitch opéra composé d’éléments tellement disparates qu’on se demande à quoi tout cela va aboutir : le résultat c’est un univers cohérent qui sonne juste, avec une immersion totale, un bijou en fait :)

-Quel thème aimes-tu le plus traiter dans tes créations ?

J’avoue un petit penchant pour le glauque bizarre façon tapisserie mémé, en ce moment c’est vaudou, je colle des petits crânes et des poulpes en hauts de forme de partout, bah ça passera hein ^^… J’ai de plus en plus de mal à dessiner des trucs mignons, va falloir que je m’y attelle hein parce que ça fait quand même partie du boulot.
Allez cette année je dessine un lapin !

-Créatures étranges et féeriques hantent tes images, mais quelle est ta créature imaginaire préférée ?

Le poulpe vaudou en chapeau haut de forme ^^ J’aime bien les monstres bien tordus, genre avec 3 yeux et des dents partout :)

-En matière de fées et de féerie, quelles sont les œuvres ou artistes qui t’ont le plus marquée?

Jérôme Bosch , Rodney Matthews, Alan lee, John Howe la liste est longue en fait ;)

-Quels sont tes projets ?

Là je travaille sur de petits produits dérivés pour essayer de signer chez une maison d’édition que j’adore (plus au prochain épisode donc) et j’ai une petite histoire en germination au fond de mon petit crâne :) ah oui et je vais bosser un peu plus mon violoncelle aussi, mon prof va finir par se suicider (j’ignorais jusqu’à present qu’un son pouvait tuer, vraiment^^)

Ah et je dois dessiner un lapin !

Merci à toi pour ce petit moment en tout cas ! :)

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Je remercie encore une fois Stéphanie d’avoir répondu à mes petites questions et j’attends son mignon petit lapin de pieds ferme ;) Retrouvez tout son univers sur son blog toile-de-lune.fr et n’hésitez pas à pré-commander ici « la Princesse pas toute belle » pour donner un petit coup de pouce à l’éditeur et accélérer sa sortie ;)

Toutes les images ©Copyright Stéphanie Léon

 

 

La saga des Anges Déchus, tome 2 : Crescendo

Nora et Patch … Patch et Nora … On aurait pu espérer pour eux une vie calme et paisible après les moultes dangers et péripéties qu’ils avaient affronté dans Hush Hush, mais il n’en est rien: Patch s’éloigne de Nora pour traîner avec Marcie Millar, sa pire ennemie, et puis il y a Scott, cet ami d’enfance de Nora qui revient en ville et qui semble cacher un lourd secret. La jeune fille pense apercevoir son père à plusieurs reprises, alors qu’il s’est fait assassiner l’année précédente et reçoit un mystérieux message lui révélant que son meurtrier se fait appeler la Main Noire. Nora n’a donc plus qu’un seul but : retrouver le meurtrier à tout prix, quitte à détruire sa relation avec Patch.

Ambiance tumultueuse et infernale, sombre et mouvementée à l’image du mauvais temps qui s’abat sur Nora au grès des pages de Crescendo. La jeune femme est de nouveau aux griffes d’une dangereuse entité et ne doit sa survie qu’à son ange gardien, Patch. Mais il est difficile de mettre sa vie entre les mains de quelqu’un en qui l’ont a plus du tout confiance, quelqu’un que l’on soupçonne du pire.
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Avec ce deuxième opus de la saga des Anges Déchus, Becca Fitzpatrick mène le lecteur par le bout du nez du début à la fin à l’aide d’une intrigue encore plus ténébreuse et envoûtante que Hush Hush . On est pris au piège de ce thriller angélique se demandant sans cesse qui en veut à Nora, car après tout le vilain méchant est censé avoir passé l’arme à gauche dans le premier tome. Et évidement les réactions et l’attitude détestable de Patch n’aident pas … on se met également à douter de notre Ange préféré ! Pour couronner le tout, Scott Parnell, le vieil ami perdu de vue, est tout sauf net : le jeune homme se révèle violent et dissimulateur, prêt à tout pour protéger son secret et son passé… bref Nora est vraiment bien entourée !
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J’attendais cette suite avec impatience et je n’ai vraiment pas été déçue : nous y retrouvons tous les ingrédients qui ont fait le succès de Hush Hush: une intrigue ensorcelante, originale et maîtrisée saupoudrée d’un héros mystérieux, d’une histoire d’amour interdite et d’une ambiance ténébreuse. La plume de Becca Fitzpatrick est toujours aussi efficace, nous plongeant dans une machination où tout se succède sans temps morts… Ça va être difficile d’attendre le troisième et dernier tome et enfin connaître le dénouement de cette série !

Crescendo, Becca Fitzpatrick, éditions du Masque (MsK), à paraître le 9 mars 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Le Masque.

Les chouchous du mois #2

Déjà la fin du mois, que le temps passe vite ! C’est donc le moment de faire le tour de mes chouchous qui ont marqué ce mois de février 2011, le tout en image (cliquez sur la couverture pour accéder à la chronique). Comme d’habitude, pas d’ordre précis dans ces chouchous, tous ont été des coups de coeur !

Delirium, Lauren Oliver, éditions édition Hachette (Black Moon), 2011 : une aventure futuriste où l’amour n’a plus sa place et est considéré comme le maux ultime.

Les étranges soeurs Wilcox, tome 3 : Les masques de sang, Fabrice Colin, éditions Gallimard Jeunesse, 2011 : La suite tant attendue des aventures des soeurs Wilcox. Si vous ne connaissez pas encore la série, plongez sans hésiter !

Les agents de M.Socrate, tome 2 : La cité bleue d’Icaria, Arthur Slade, éditions du Masque (Msk), 2011 : Une nouvelle aventure des étranges agents de M.Socrate toujours sur fond d’époque Victorienne et de Steampunk.

Et les chouchous de tous les chouchous :


Terrienne, Jean-Claude Mourlevat, éditions Gallimard Jeunesse, 2011 : Difficile de décrire en quelques mots ce roman qui m’a vraiment touché. Une écriture magnifique qui nous plonge dans un monde parallèle hostile et inquiétant.

Fedeylins, tome 1 : Les Rives du monde, Nadia Coste, éditions Gründ, à paraître le 10 mars 2011 : C’est mignon, doux et frais; c’est la découverte d’un peuple minuscule qui tente de survivre jour après jour.

Sarah Dearly, tome 3: A Cran

Ce troisième tome des aventures de Sarah Dearly est une sorte de spin off: en effet, nous ne suivons pas dans ce tome les aventures de notre vampirette préférée, mais celles de l’ex-chasseur de vampires, Michael Quinn, l’un des meilleurs amis de Sarah.

Celui-ci en a assez d’avoir les crocs et des envies d’hémoglobine, alors il prend la route avec Barkley, le charmant loup-garou dont nous avions fait la connaissance dans le deuxième tome. Michael a en effet un plan: mettre la main sur l’Oeil, un artefact magique capable de réaliser un voeu, et le jeune vampire sait déjà celui qu’il souhaite voir se réaliser; celui de ne plus être un vampire justement. Sauf que voilà, il n’est pas le seul sur la piste de l’objet. Une jeune femme dont nous avons également fait la connaissance dans le tome précédent a été envoyée par son boss pour récupérer le précieux Oeil, et les deux protagonistes sont loin d’être capable de se mettre d’accord.

Très différent dans le ton et dans l’intrigue des deux précédents tomes, A Cran est une aventure plus sérieuse, plus noire, que celle habituellement menée par Sarah Dearly. La faute sans doute à Michael Quinn, héros torturé, dépressif et sombre, radicalement différent du personnage respirant la joie et le bonheur de vivre de Sarah. Nous suivons Quinn dans un road movie sur la célèbre route 66. Là, il va affronter une meute de loups-garous enragés, une ville fantôme peuplée d’ectoplasmes mal lunés et un arbre tueur de créatures maléfiques pour trouver Oeil et ainsi réaliser son voeu le plus cher.

Janie, l’autre héroïne de cette histoire, est une chasseuse de primes spécialisée dans le surnaturel. Elle a été envoyée par son patron maléfique adepte de la magie noire sur les traces de Michael Quinn afin de lui voler l’Oeil. Evidemment, elle est loin d’être tendre et n’hésite pas à faire le sale boulot, et a également un passé sombre et torturé. Alors, avec des héros pareils, on est évidemment très loin de la légèreté et des blagounettes auxquelles la série nous avait habitués. Le ton est beaucoup plus dure et tragique, même si quelques vannes sont lancées de ci-delà.

L’avantage avec ce tome, c’est qu’il nous offre une pause et permet réellement de souffler (et de ne pas faire une overdose de Sarah, qui bien qu’adorable peut parfois faire grincer les dents à trop grande dose). Il est très agréable à lire et nous permet de découvrir de nouvelles facettes de personnages secondaires. Indubitablement, l’humour est beaucoup moins présent, mais il est compensé par une histoire un peu plus poussée et originale que celles que l’on a pu découvrir jusqu’à maintenant.

Sarah Dearly, tome 3: A Cran, Michelle Rowen, éditions Milady, 2011

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Livraddict et  les éditions Milady

Sarah Dearly, tome 2: Accro

Étrangement, Sarah Dearly est encore de ce monde. Et ce n’est certainement pas son nouveau statut de « tueuse de tueurs » qui l’y aide: les tueurs de vampires défilent en effet à présent à sa porte pour se débarrasser de celle qui est devenue une légende … Sauf, que Sarah, elle, elle n’a rien demander; tout ce qu’elle veut c’est mener sa petite vie tranquille faite de sorties shoppings entre copines et d’amourettes avec son vampire six fois centenaire.

Sarah Dearly n’a point changé depuis le premier tome. Sa transformation en vampirette de choc survenue deux mois plus tôt n’a en rien consumé sa bonne humeur, son innocence et son amour de la vie. C’est toujours la bonne copine rigolote toujours là pour sortir une bonne réplique et aider son prochain… bref, elle n’a toujours rien à voir avec l’image du vampire dangereux et sanguinaire qu’on se fait de ces créatures.

Pourtant sa vie est devenue compliquée, très compliquée : son seul nom suffit désormais à provoquer peur et confusion chez les chasseurs, alors que bon, elle n’a pas vraiment fait quoi que se soit pour : son seul crime est de s’être défendue contre un tueur qui voulait sa peau. Mais sa réputation surfaite est posée et attire désormais tous les jeunes tueurs en recherche de sensation forte et de renommé. Même les plus anciens vampires s’y mettent en souhaitant rencontrer cette légende vivante !

Heureusement, il y a Thierry. Le seul, l’unique vampire multi-centenaire ultra sexy qui fait battre son coeur. Mais là encore, de ce côté là ça bat aussi de l’aile: le bellâtre est devenu distant, et la pauvre Sarah a de nombreux doutes. Mais heureusement il y a Quinn, le pote lui aussi sexy qui est là pour lui donner des cours d’autodéfense et lui faire oublier la froideur de son fiancé.

Et de la compassion et de la sympathie, elle en a besoin Sarah. Car figurez-vous qu’un méchant tueur de vampires a fait exploser l’appartement de miss Dearly ! Adieu donc vêtements chics, chaussures de marque et collection de DVDs … il ne lui reste qu’ une vieille robe de chambre et un loup garou mal luné ne sachant plus reprendre forme humaine pour seules possessions. Décidément, en devenant vampire, Sarah est loin d’avoir signé pour tous ces désagréments !!!

Ce deuxième tome des mésaventures de la jeune Sarah Dearly est toujours aussi loufoque et drôle. Frais et original, on se laisse très facilement porter par la petite vie compliquée de cette vampire en herbe qui fait sauter les conventions par sa bonne humeur et ses idées.

Sarah Dearly, tome 2: Accro, Michelle Rowen, éditions Milady, 2010

Les étranges soeurs Wilcox, tome 3 : Les masques de sang

Et oui, les revoilà ! Qui ça ? Les étranges soeurs Wilcox voyons ! Toujours accompagnées du célèbre Sherlock Holmes et de sa clique, la recherche du dernier fragment du Vénéfactor les conduit dans l’une des villes les plus romantiques du monde : Venise. Pourtant pas le temps pour les amourettes, car la fine équipe doit mettre la main sur la guilde des Mystères, un groupe de puissants magiciens capables de leur indiquer où se cache le dernier fragment. Seulement Blackwood et les acolytes de Dracula sont là aussi, et eux aussi veulent évidemment mettre la main sur l’objet tant convoité.

Je sais pas vous, mais moi je suis bien contente de retrouver les soeurs Wilcox. Leurs aventures me faisant trépigner à chaque fois, j’avais vraiment hâte de découvrir ce que Fabrice Colin nous avait concocté dans ce troisième opus … et bien je n’ai pas du tout été déçue !

Souvenez-vous, Amber et Luna avaient été séparées dans le deuxième tome. Les voilà de nouveau réunies à Londres, mais pas pour longtemps: Holmes trouve en effet un étrange mot devant sa porte les mettant en garde contre Scotland Yard. Obligés de fuir et de se cacher, ils se rendent sur les conseils de Bram Stoker en Italie où d’étranges magiciens, les Mystères devraient leur venir en aide. Pendant ce temps-là, Dracula est dans la mouise: Sekhmet a débarqué et s’est autoproclamée grand chef suprême, et évidemment Dracula n’est pas content du tout ! Il envoie donc Blackwood et ses spires à la recherche du dernier fragment du Vénéfactor et des soeurs.

Il est étonnant de découvrir un Dracula affaibli, prosterné devant la puissante Sekhmet. Celle-ci se révèle être d’une cruauté absolue (Dracula paraît être un enfant de coeur à côté d’elle !). Face à ce pouvoir sans limite, une seule chose semble être capable de la contrer : les soeurs Wilcox. Étonnamment , elles semblent être ignifugées contre la redoutable vampire, celle-ci étant incapable de sentir leurs auras. Amber et Luna ne ressemblent plus du tout au deux enfants perdues du premier tome, elles se révèlent très puissantes et ont pris conscience de leur pouvoirs. Plus sûre d’elles, elles n’hésitent pas à montrer les crocs et mettre la pâtée aux envoyés de Dracula.

Dans ce troisième opus, Fabrice Colin invite une fois de plus le lecteur à côtoyer d’illustres inconnus: les soeurs se trouvent en effet un allié de marque en la personne de Robert Browning. Pour mémoire, les soeurs comptent tout de même parmi leurs alliés Sherlock Holmes, Bram Stoker ou Arthur Conan Doyle ! On retrouve également avec plaisir les personnages rencontrés dans le deuxième tome tels que la duchesse de Rasmussen ou Eluwak le loup garou sexy. La narration de Fabrice Colin est toujours aussi efficace, on est littéralement plongé au coeur de l’intrigue, incapable de lâcher le livre avant la fin (et en état de manque une fois celui-ci terminé … Viiiiiiiiiiiite le tome 4 !).

Les étranges soeurs Wilcox, tome 3 : Les masques de sang, Fabrice Colin, éditions Gallimard Jeunesse, 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Gallimard Jeunesse.

Les aventures de Cadel Piggott, tome 1 : Evil Genius

Ne vous fiez ni à son air angélique, ni à son âge, car malgré ses sept ans Cadel Piggott est loin d’être un enfant sage. Sa passion ? Pirater les cartes de crédit, surfer sur les sites hautement sécurisés et hacker sans vergogne les moindres recoins de la toile. Surdoué, il saute les classes à vue d’oeil, mais est impossible à gérer par ses professeurs. Excédés, ses parents l’envoient consulter un psychologue, le mystérieux Thaddeus. Dés lors, la vie du jeune garçon va radicalement changer : loin de le canaliser, l’homme va le pousser sur la voie du machiavélisme et du mal.

Anti-héros parfait, Cadel Piggott est loin de montrer le bon exemple à nos chères têtes blondes (pour peu qu’elles soient des hackers en devenir). Le garçonnet n’a aucune limite, faisant dérailler un train ou créant un gargantuesque bouchon routier en quelques clics. Pourtant il est loin d’être méchant, bien au contraire ! Poussé par Thaddeus, celui-ci lui conseille les pires manigances afin de tester ses limites. Cadel Piggott a en effet un grand avenir devant lui: enfant adopté, il est en réalité le fils du Darkkon, l’un des plus grands criminels de tous les temps. C’est ainsi qu’il se retrouve à étudier dans un étrange institut dirigé par le psychologue, une école où sont regroupés les cas les plus désespérés, le tout sous la houlette d’une équipe enseignante des plus diaboliques.

A l’institut Axis, les cours suivis par les étudiants ont des noms étranges : Mensonge fondamental, Mal pur, Manipulation, Contrefaçon ou Vides juridiques sont ainsi au programme. D’abord charmé par ce lieu créé sur mesure à son attention, Cadel va vite déchanter en réalisant que ses camarades de classe et les membres du corps enseignant disparaissent tous les uns après les autres. Trop gentil pour ce lieu méphistophélique, il va être profondément touché et révolté par ce qui s’y déroule en secret.

Souvent farfelus, les évènements auxquels le jeune héros doit faire face sont très improbables, d’autant plus que Catherine Jinks fait beaucoup de surenchères en ajoutant à la trame principale déjà peu croyable des « super-héros » aux pouvoirs peu abracadabrants, une amitié avec une matheuse extraordinaire (et même que le héros de Numbers c’est du caca boudin à côté) et un père omniprésent malgré son incarcération. Toutefois, ce premier tome de la trilogie des aventures de Cadel Piggott est très divertissant et souvent drôle (les méthodes qu’utilise le père biologique de Cadel pour lui parler valent leur pesant d’or). C’est un thriller agréable où l’on se plaît à suivre l’évolution de Cadel Piggott sur les routes du mal et de la dépravation jusqu’au jour où il se rebelle et découvre qu’être gentil c’est pas si mal … Un bon premier tome qui donne envie de découvrir la suite.

Les aventures de Cadel Piggott, tome 1 : Evil Genius, Catherine Jinks, éditions Le Masque (MsK), 2010

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Le Masque.

Concours Fedeylins

***Le concours est désormais clos. Merci à tous de votre participation, les résultats très bientôt ! ***

A l’occasion de la sortie de Fedeylins, Les Rives du monde le 10 mars 2011, De l’autre côté du miroir vous propose de participer à un concours pour gagner un exemplaire de Fedeylins, Les Rives du monde de Nadia Coste, offert par les éditions Gründ.

Comment ? C’est très simple : répondez aux trois questions et écrivez votre adresse postale via le formulaire de contact (à droite rubrique ici tout le monde est fou) et laissez-moi un commentaire pour confirmer votre envoi. De plus, l’éditeur demande expressément que les participants rejoignent la page Facebook de Fedeylins en plus de répondre aux questions.
Petite remarque : J’envoie un mail de confirmation à tous les mails reçus, si vous n’avez pas eu de mail de ma part, c’est que je n’ai pas eu votre participation !
Autre petite remarque : un petit message avec les réponses c’est sympa aussi, trop de gens oublient que je ne suis pas un robot, mais une vraie personne en m’envoyant leurs réponses :P

Vous avez jusqu’au 2 mars 2011 20 heures pour participer. Attention seules les personnes résidant en France métropolitaine, en Belgique ou au Luxembourg peuvent tenter leur chance.

Le résultat sera rendu public sur ce post dans la semaine suivant la date de fin du concours et un mail sera envoyé au gagnant qui sera désigné grâce à un tirage au sort informatique généré parmi les bonnes réponses envoyées . (Pour les questions relatives à cette opération, contactez-moi via le formulaire de contact ).

1- Comment s’appelle le petit héros de l’histoire ?

2- Quel illustrateur a signé la couverture du livre ?

3- Combien de tomes va compter la série Fedeylins ?

Pour vous aider : ma chronique, le site du livrele blog de Nadia Coste et l’interview de l’auteur réalisée par Acr0.

Bonne chance !

48 personnes ont tenté leur chance pour ce concours et 47 ont donné les bonnes réponses, bravos à vous ! Il fallait bien sûr trouver Cahyl, David Revoy et 4 !

1 Aurélie 25 paikanne
2 Snow 26 Melisende
3 Love-of-book 27 chococat
4 Spocky 28 Mathilde
5 Alicia 29 Stéphanie
6 Kactusss 30 Marie jose BINET
7 melcouettes 31 stellade
8 mélanie lavaud-gabrion 32 bibietgigi
9 dumortier virginie 33 Amethyst
10 Elisabeth 34 Marie N
11 elodie MAURIZOT 35 Mairiaux Apolline
12 Myrddin 36 corinne butel
13 noémie 37 Lyra Sullyvan
14 Laetitia 38 fleurdesiles
15 Lynnae 39 steph69006
16 Betty 40 marquisedu84
17 Anne-sophie 41 Visée Hélène
18 Mirlou 42 elodie marcon
19 Olya 43 Marie
20 Floriane 44 Bouré Pauline
21 Lelf 45 Babynoux
22 Célie 46 arsenal1981
23 Brunetaud Sandrine (RIkoet) 47 gerry
24 scor13

 

Et le gagnant est …

 

Bravo au numéro 16 : Betty ! Je t’envoie un mail de suite :)

Encore merci de votre participation et à très bientôt pour un nouveau concours !


Fedeylins, tome 1 : Les Rives du monde

Une mare, un nénuphar, des bulles … C’est autour de ces trois mots que gravite tout un monde, que survivent de minuscules créatures, les Fedeylins. Hauts de quelques centimètres, ces petites créatures ailées mènent une vie calme et paisible, rythmée par l’acceptation de la mort. L’ombre de la grande faucheuse est en effet partout, et ce dés l’ éclosion des petits qui doivent atteindre seuls les rives de la mare. Peu d’entre eux survivent à cette épreuve difficile, et ceux qui y arrivent sont loin d’être tirés d’affaire: la maladie, les prédateurs et les dangereux gorderives sont en effet autant d’obstacles qui empêchent bon nombre de Fedeylins d’atteindre un âge avancé.

Cahyl est l’un de ces petits êtres. Nous faisons sa connaissance bien avant son éclosion, alors qu’il est encore bien au chaud dans sa bulle. A travers ses perceptions, nous découvrons son monde et son peuple, les Pères Fondateurs enseignant aux petits les notions fondamentales pour survivre bien avant leur naissance. Et puis vient le grand jour. De la rive, les mères inquiètes prient pour que leurs petits survivent à cette épreuve, car fait cruel, elles n’ont pas le droit d’intervenir si ceux-ci se noient sous leur yeux. Il en faut de peu pour que Cahyl ne parvienne pas à rejoindre la sécurité de la terre ferme, mais il reçoit l’aide d’un allier inattendu.

Chaque petit est marqué lors de son sommeil dans la bulle, recevant par cette trace un destin tout tracé; de cette marque dépendra la caste auquel il appartiendra une fois éclos : bâtisseur, transmetteur, créateur, récolteur ou prieur. Cahyl n’est pas ordinaire, puisque ce petit naît sans marque, ce qui fait de lui un monstre aux yeux de son Peuple. Le lecteur va suivre son combat de tous les jours pour cacher sa différence, la quête de son Destin qui est loin d’être tracé. Cette différence va l’amener à se poser de nombreuses questions sur le mode de vie de ses semblables, remettant en question la doctrine principale de son peuple : « Etre Fedeylins, c’est accepter ».

Au vu des nombreuses chroniques positives qui ont fleuri sur le net, je ne vais pas paraître originale en vous écrivant que ce premier tome est un véritable bijou, une aventure sensible, poétique et délicate ayant pour fond le microcosme d’une simple mare avec ses nombreux dangers insignifiants à nos yeux (des poissons, des grenouilles, un chat, …), mais qui se révèlent mortels pour de nombreux Fedeylins. Le rythme du livre est celui du jour et de la nuit, du passage des saisons. Nous suivons le développement de notre jeune narrateur, Cahyl, ses questionnements et ses doutes, et on ne peut s’empêcher de s’attacher à lui, de suivre avec émerveillement sa petite vie si simple et si compliquée à la fois. C’est onirique et aérien, c’est doux et paisible, un véritable enchantement !

Fedeylins, tome 1 : Les Rives du monde, Nadia Coste, éditions Gründ, à paraître le 10 mars 2011

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Gründ.

La Porte d’Orphée

A quelques mois de l’assassinat de Kennedy, le destin de Chandler Forrestal prend une tournure des plus inhabituelles lorsque celui-ci est utilisé comme cobaye dans une expérience lancée par la C.I.A : une belle brune lui offre un verre dans un bar, verre contenant une dose massive de LSD. La C.I.A souhaite en effet tester les effets de cette drogue sur l’esprit humain et Chandler se retrouve doté de pouvoirs psychiques extraordinaires ! Le jeune homme va se trouver pris au coeur d’un complot et convoité par les différences forces gouvernementales.

Tim Kring est le créateur de la série Heroes, et moi, la série Heroes j’aime bien (enfin jusqu’à ce que je l’abandonne en cours de route au début de la saison 3). Alors est-ce qu’un scénariste d’une bonne série est forcément un bon auteur de livre, là est la question…

Avec la Porte d’Orphée, nous faisons un plongeon dans les années 60 dans une ambiance géopolitique pas glop: la guerre froide entre les deux superpuissances de l’époque rythme en effet sans cesse le récit. Tim Kring s’est effectivement largement appuyé sur l’atmosphère de l’époque pour expliquer les tensions et les différents choix de ses personnages. Mon manque de connaissance historique m’a sans doute fait manquer quelques allusions et de ce fait il m’a parfois été difficile de déceler les faits réels des éléments fictifs imaginés par l’auteur (mais rassurez-vous l’histoire est tout de même compréhensible).

Le lecteur est baladé entre différents protagonistes, a tel point qu’il est parfois difficile de suivre le déroulement de l’intrigue: C.I.A, K.G.B, Rois Mages, Chandler, Naz, Song, … Surtout que l’auteur a le chic pour inventer un perso ou le faire disparaître quand bon lui semble, à les faire se retrouver en l’espace de quelques heures alors que c’est physiquement impossible (ils ont tous le don de téléportation, quelle chance!). J’ai trouvé que la plupart d’entre eux n’étaient pas assez voir pas du tout développés, ce qui fait qu’on a un peu de mal à s’intéresser à leurs péripéties. Chandler m’a semblé terriblement fade pour un héros, Naz pratiquement inexistante (alors qu’elle est tout de même la carotte qui fait avancer Chandler tout au long de l’intrigue!). Finalement, un seul personnage a retenu mon attention de par son humour bizarre et ses ambitions louches: Melchior, un agent de terrain qui se la joue perso.

L’idée était pourtant bonne : la revisitation des évènements qui ont entouré l’assassinat de J.F.K sur fond de roman d’espionnage et de roman fantastique. Oui, ça pourrait être un bon roman, mais il y a malheureusement beaucoup de « mais » qui entrent dans l’ équation, laissant un goût d’inachevé à la lecture.

La Porte d’Orphée, Tim Kring, éditions Michel lafon, 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec blog-o-book et les éditions Michel lafon

La Porte d’Orphée a été joyeusement (ou pas) lu en lecture commune avec AcrO !