Le cas Jack Spark, saison 3 : Hiver Nucléaire

C’est sur une terre détruite, un monde anéanti et désertique que s’ouvre ce troisième chapitre. Les xénotrons, terribles envahisseurs qui sillonnent l’espace à la recherche de Flux, ont déferlés sur la planète, détruisant tout sur leur passage et provoquant un hiver permanent. La poignée de survivants doit faire face aux nécrosés, véritables zombies moissonnant les vies pour les aliens. La résistance se met en marche, difficilement, lentement : d’un côté, les exorcises, véritables fanatiques religieux qui voient dans les fés un danger aussi grand que celui que représente ces envahisseurs. De l’autre, le dernier Peuple libre qui s’allie aux dernières créatures magiques survivantes. Et puis, il y a Jack Spark, Sinead, Josh, et les autres. Dispersés en Irlande suite à l’impact, ils vont tenter d’unir les derniers survivants et de rejoindre la dernière ville encore debout : Paris.

Beaucoup plus sombre que les deux précédents tomes, Hiver nucléaire nous ouvre les portes d’un monde apocalyptique où toute once d’espoir semble avoir disparu. Les conditions de vie sont devenues très difficiles, extrêmes: en s’écrasant sur Terre, les xénotrons ont soulevé un nuage de poussière et de cendre qui recouvre à présent le ciel. Le soleil ne perce plus, la nuit est devenue constante et éternelle. Les températures baissent dangereusement, la vie disparaît peu à peu et la nourriture se fait rare. Les villes sont assiégées et prises les unes après les autres par les nécrosés, humains morts revenus à la vie pour servir les envahisseurs: la peur est donc constante, persistante.

Difficile de lâcher les aventures de Jack et compagnie : oui, le livre est gros, oui il fait 656 pages, mais voilà  l’univers imaginé par Victor Dixen est véritablement prenant. Les évènements se succèdent à une vitesse folle et nous assistons, nous pauvres lecteurs complètement désarmés à l’éradication de la race humaine. On ignore tout des créatures qui se sont emparées de la Terre, renforçant la sensation de mystère et de danger qui plane sur le récit. Elles ne se montrent pas, utilisant les dépouilles mortelles pour assouvir leurs basses besognes. Elles semblent être imbattables, incroyablement puissantes et inhumaines: les habitants ne sont que des réservoirs de flux, des êtres intelligents qu’il faut engloutir. Angoissante et claustrophobique, cette nuit éternelle installe un sentiment de malaise, l’impression que le cauchemar est sans fin, impossible à stopper. Mais heureusement, nos courageux héros sont là pour sortir l’humanité de ce mauvais pas !

Le site du livre : jackspark.fr

Le cas Jack Spark, saison 3 : Hiver Nucléaire, Victor Dixen, éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec blog-o-book et les éditions Jean-Claude Gawsewitch

 

Belladonna Johnson parle avec les morts, tome 1

Oui, la jeune Belladonna Johnson voit des morts partout. Loin de la perturber, ce don lui permet de papoter avec les revenants du coin qui se montrent toujours très sympathiques, heureux d’être écoutés. Cette particularité la rend bizarre aux yeux de ses camarades, car ceux-ci la voient souvent parler seule, dans le vide, mais Belladonna s’en fiche: tous les soirs après l’école elle retrouve ses parents morts tragiquement l’année précédente, alors cette faculté, elle ne l’échangerait contre rien au monde. Et puis un jour les morts disparaissent les uns après les autres, la porte entre le monde des vivants et celui des morts est en train de se refermer. L’orpheline se jette donc à corps perdu dans l’aventure, prête à affronter mille dangers afin de découvrir ce qui est arrivé à ses parents et à ses amis esprits et rouvrir les portes entre les deux univers.

Humour, intrigue bien ficelée, héros intrépides et méchant diabolique, ce premier tome des aventures de Belladonna Johnson invite le lecteur à pénétrer dans une histoire où les fantômes et autres esprits frappeurs aiment rester du côté des vivants et hanter les coins sombres. Pourtant point de bruits de chaîne ou de draps blancs, ces poltergeists sont plutôt sympa et veillent sur les personnes qu’ils ont laissé parmi les vivants.

Certaines personnes peuvent les voir, et c’est évidemment le cas de Belladonna Johnson, don qu’elle partage avec les autres membres de sa famille. Belladonna est une gamine attachante et débrouillarde qui n’est pour le moins du monde troublée par son pouvoir. Dans sa quête, elle trouve un complice en la personne de Peter, un garçon intrépide toujours présent quand il est question de bêtises. L’étrange duo est rapidement rejoint par Elsie, jeune fille ayant passé de vie à trépas après avoir gagné un match de tennis et hantant depuis les couloirs de l’école, et bizarrement l’un des seuls spectres à ne pas avoir disparu. Cette joyeuse troupe se retrouve dans l’Haut-Delà qui se révèle être totalement vidé de ses habitants, mais où sont donc passé tous les gentils Caspers ?

C’est frais, c’est mignon comme tout. L’univers imaginé par Helen Stringer est simple, mais efficace, oscillant entre magie, fantastique et créatures surnaturelles. Le style est agréable à lire et les aventures de Belladonna Johnson se déroulent sans longueurs ni temps mort. Une première aventure délicieusement réussie aux accents sucré-salé de Violettes de Parme et de sandwich au jambon… j’attends la suite de pied ferme !

Belladonna Johnson parle avec les morts, Helen Stringer, éditions Albin Michel (Wiz), 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Albin Michel.

Chimères d’Albâtre, cauchemars et fantasmes vampiriques

Êtres sanguinaires, beautés langoureuses, âmes perdues ou créatures monstrueuses … Avec ce recueil de nouvelles, Stéphane Soutoul nous invite à pénétrer dans son antre, un lieu maudit où se côtoient les créatures de la nuit. Quatorze nouvelles nous dépeignent des destins maudits, certains par choix, d’autres par contrainte. Malédiction ou bénédiction, il n’y a parfois qu’un pas, la volonté de devenir un meurtrier impitoyable ou le protecteur des innocents.

Les tableaux se succèdent mais ne se ressemblent pas. Après le Mal en la demeure, frasque gothique et rocambolesque, Stéphane Soutoul nous offre un recueil de nouvelles d’une incroyable diversité, faisant voyager le lecteur aux aléas des époques et des lieux: village perdu, forêt sombre impénétrable, grande agglomération ou ruines romaines oubliées. De même, l’image de la créature est multiple dans ses histoires: tueur côtoyant un amoureux transis, protectrice frôlant la vengeance sanglante … buveur de sang, buveur d’âme, voleur d’énergie, voleur de vie.

J’ai beaucoup aimé les ambiances, la facilité avec laquelle Stéphane nous fait passer d’une course poursuite en forêt digne d’un Blair Witch, en passant par les rêves vampiriques d’un ados en mal de sensations fortes, et par un vampire en mal de proies qui voit dans les sites de rencontres THE solution contre ses problèmes sanguins. On est malmené, terrorisé. On passe du rire aux larmes, de l’attirance au rejet, de l’émerveillement à la pire désillusion. Certaines nouvelles ne font que quelques pages, d’autres en font des dizaines, mais toutes nous brossent des portraits tragiques où l’ironie frôle la démence, où l’image du vampire telle qu’on la connaît est intégrée à un récit situé tantôt à la frontière du cauchemar, tantôt à celle du fantasme.

Stéphane joue avec les mots, joue avec le lecteur. Il n’a aucun mal à nous faire pénétrer dans ses histoires, dans ses créations. Les mots sont choisis avec justesse, tout est calculé, mesuré, calibré pour qu’on ne puisse pas lâcher ce livre, pour que la lecture d’une nouvelle en entraîne une autre, puis une autre, avant d’arriver à la dernière et d’être déçu parce que oui, c’est déjà fini !

Chimères d’Albâtre, Stéphane Soutoul, éditions Cauchemars, 2011

Métamorphose en bord de ciel

Tom Cloudman est cascadeur. Attention, quand je dis cascadeur, n’allez pas imaginez l’homme mystérieux et fier qui va traverser les flammes ou se jeter d’un avion en plein ciel … Non, Tom Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde: ses performances se terminent toujours en voltiges involontairement comiques qui lui attirent néanmoins les applaudissements et la sympathie de la foule. Toutefois celles-ci le blessent et fatiguent son corps, le conduisant inexorablement dans une chambre d’hôpital. C’est là qu’une doctoresse décèle chez lui une maladie incurable, « la betterave », comme la surnomme Tom. L’homme a un rêve, celui de voler. Nuit après nuit, il visite les chambres afin de prélever les plumes des oreillers et ainsi se construire des ailes et s’évader. Ses déambulations nocturnes lui font croiser une étrange créature mi-femme, mi-oiseau, qui lui propose un pacte surprenant: celui de le métamorphoser en oiseau et faire disparaître la maladie en échange d’une union charnelle et de la conception d’un enfant.

Dés l’instant où Benjamin Lacombe en a parlé sur son blog le mois dernier, j’ai pré-commandé l’édition de luxe, histoire d’être certaine d’avoir le précieux. Celle-ci regroupe une cinquantaine d’illustrations, images qui ont donné lieu à une exposition visible du mercredi 16 mars au dimanche 1er mai 2011 à la galerie l’Art de Rien à Paris. Croyez-moi, le précieux vaut bien son surnom: couverture rigide, titre en bas-relief sur la tranche et illustrations en pleine page accompagnant le très beau texte de Mathias Malzieu.

Métamorphose en bord de Ciel est un conte sensible, poétique et doux-amer nous plongeant dans les affres de la maladie et de la souffrance, mais surtout dans la volonté de vivre et de rêver. Tom Cloudman, que son nom prédestiné déjà à traverser les nuages, est un héros sensible et attachant. J’ai été émue par sa volonté de se battre, de ne pas rester encagé dans sa chambre, cloué au lit à mourir à petits feux. Les plumes si légères lui permettent de s’évader, de s’envoler, mais même ça on veut lui enlever. Et puis arrive cette rencontre magique, extraordinaire, ce tête-à-tête improbable entre cette femme-oiseau, cette beauté volatile aux plumes vermeilles et l’homme nuage aux ailes brisées. Dés lors, le lecteur est invité à traverser le miroir et à assister à cette histoire d’amour condamnée d’avance qui va pourtant entraîner Tom vers le ciel, comme il en a toujours rêvé.

Métamorphose en bord de Ciel (édition Deluxe), Mathias Malzieu, éditions Flammarion, 2011

Image© Benjamin Lacombe / Flammarion

La fée et le géomètre

Le Pays Vert est un endroit calme et paisible. Oublié des humains, les fées y batifolent gaiement, les lutins y travaillent énergiquement, extrayant or et pierres précieuses des profondeurs de la terre. C’est ici que vivent Nafeudhil, le mannequin et sa femme Aliane, jolie fée qui entend un heureux évènement. Le monde que connaissent les créatures magiques va être bouleversé le jour où deux humains égarés vont mettre les pieds dans ce monde. D’abord émerveillés par leur découvertes, ils comprennent vite l’argent qu’ils peuvent tirer d’un tel lieu paradisiaque.

Jean-Pierre Andrevon signe avec la fée et le géomètre un livre engagé où il dénonce sous couvert de fantasy le pillage des réserves naturelles, le mépris des civilisations autochtones et l’exploitation de la main d’oeuvre, en un mot les ravages que peuvent entraîner une colonisation abusive et intrusive.

Les créatures féeriques sont en effet émerveillées et heureuses d’accueillir les humains et sont prêtes à tout pour les aider et leur montrer leur bonne volonté. Les nains ne demandent pas mieux que partager leurs richesses et proposent spontanément leurs aides, les fées font des démonstrations de leurs pouvoirs et les ondines invitent les visiteurs à la baignade. Les humains profitent de ces dons, s’appropriant les terres et les richesses. C’est d’abord l’armée qui débarque afin de sécuriser le terrain, puis les bulldozers et autres machines destructrices qui s’attaquent aux lieux de vie des créatures. Puis se sont les hôtels qui poussent comme des champignons et les touristes qui débarquent par milliers.

Les mentalités des êtres magiques changent également radicalement: avant l’arrivée des humains, les échanges et le bénévolat étaient la monnaie mise en place. Mais avec les hommes arrivent les billets et les pièces sonnantes, la recherche du profit met un prix sur chaque chose et chaque geste.

Certaines créatures féeriques et humains vont se battre contre ces changements radicaux, tentant de protéger le peu de liberté et de magie qui leur restent. Les plus jeunes fées oublient comment était leur monde avant l’arrivée des envahisseurs, copiant le mode de vie des humains et oubliant leur magie. L’évolution entre le monde heureux et luxuriant du début du livre et la fin tragique et civilisée selon les humains est émouvante, révoltante.

Sous prétexte d’un monde merveilleux et magique, Jean-Pierre Andrevon met le doigt sur ce qui fait mal. Il interpelle les jeunes lecteurs à la fin du livre, les invitant à choisir et changer leur avenir. La plume est belle et poétique et balade le lecteur parmi les créatures témoins de ce grand changement non souhaité, spectatrices de la disparition de nombre de leurs croyances.

La fée et le géomètre, Jean-Pierre Andrevon, éditions Bayard Jeunesse, 2002

Wicca, tome 1

Rien ne prédestinait Morgan Rowlands à devenir une sorcière, mis à part son prénom homonyme des puissantes créatures marines des légendes. Pourtant sa vie change brusquement le jour où Cal Blaire arrive au lycée. Invité à une fête en plein air organisé par celui-ci, Morgan découvre que Cal pratique la Wicca. Irrésistiblement attirée par cette philosophie, elle décide de se joindre aux rencontres organisées par le jeune homme, se découvrant des pouvoirs jusqu’ici insoupçonnés.

J’ai beaucoup aimé Immortels du même auteur. Du coup j’avais envie de découvrir Wicca, son autre série écrite il y a une dizaine d’années.

Nous découvrons l’histoire à travers les yeux de Morgan, adolescente de seize ans. C’est une jeune fille qui se qualifie de banale, qui ne se sent pas particulièrement jolie. Loin d’attirer les regards, elle est timide et réservée, n’a pas beaucoup d’amis et ne peut être qualifiée de populaire. Elle se laisse pratiquement toujours marcher dessus par sa meilleure amie Bree, qui est son total opposé: belle, attirante et populaire. Bien entendu, le beau et mystérieux Cal est attiré par la demoiselle qui semble être particulièrement douée pour la wicca. Elle développe ses dons avec une facilité déconcertante, aisance qui trouve son explication au fur et à mesure que le lecteur avance dans la lecture.

Evidemment, je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec le film the Craft, la série télévisée Charmed ou la série livresque Circle of three d’ Isobel Bird que j’ai lu il y a une dizaine d’années. La magie plane en effet sur le récit, un pouvoir puissant qui peut être utilisé à bon ou mauvais escient. Avec Morgan, nous découvrons les croyances wiccanes, les cercles et la magye, monde étrange et envoûtant où l’adolescente s’immisce immédiatement.

Divisé en trois parties (Black Moon a regroupé ici les trois premiers tomes initialement parus chez Pocket sous le titre « Magie Blanche »), ce premier tome de Wicca est intéressant par son côté magique et surnaturel qui nous fait oublier la platitude et le manque d’ originalité des personnages. L’écriture de Cate Tiernan est toujours aussi agréable et l’on a aucune difficulté à entrer dans l’histoire et à s’y intéresser. Bref un premier tome qui pose un univers riche et intéressant dont j’ai hâte de découvrir la suite.

La fiche du livre où l’on peut découvrir un extrait des premiers chapitres : lecture-academy.com

Wicca, tome 1, Cate Tiernan, éditions édition Hachette (Black Moon), 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Hachette Jeunesse.

Skeleton Creek, tome 1 : Psychose

Lundi 7 Février, 11h12

Mon nom est Laure, Laure D. et je viens de recevoir une étrange lettre par la poste. Enveloppe noire où a été glissé un message écrit à la hâte, une lettre envoyée par une certaine Sarah Fincher … Pfffffff connais pas.

Lundi 7 Février, 11h18

Après quelques recherches sur le net, il s’avère que c’est le personnage d’un livre qui devrait bientôt paraître. Voilà le mystère de la lettre fantôme résolu.

Lundi 14 Février, 10h 26

Le facteur vient de sonner. Evidemment j’ai manqué me casser la figure dans l’escalier en allant récupérer l’enveloppe qui refusait d’entrer dans la boîte aux lettres. Une fois remontée, j’ai déchiqueté l’enveloppe. C’est un livre. Un certain Ryan m’a joint un mot. Sarah lui aurait confié que j’acceptais de l’aider à découvrir le mystère de Skeleton Creek. Ça, c’est vite dit. Ne leur à t-on pas dit que j’étais nulle comme détective et que mes hypothèses étaient toujours plus abracadabrantes les unes que les autres ?

Lundi 14 Février, 10h 28

Je feuillette le livre, ça m’a tout l’air d’être un journal : la typographie y est manuscrite, il y a des documents faussement scotchés et on trouve régulièrement des dessins accompagnés de mots de passe, je me demande bien à quoi ils peuvent servir. L’aspect du livre est vraiment agréable, soigné et très beau : la couverture est cartonnée et décorée de dizaines de têtes de squelette… Bienvenue à Skeleton Creek !

Samedi 20 Février, 23h07

J’ai demandé à Acr0 de lire le livre avec moi. Elle aussi a reçu une lettre de Sarah et le journal de Ryan … Vive les lectures communes !

Jeudi 3 Mars, 11h33

C’ est le grand jour, j’attaque le livre. Je trouve que Ryan, le jeune garçon qui tient le livre a vraiment une plume très soignée (même trop !). Il a 16 ans et vient de survivre à un étrange accident. Ça paraît tellement mirobolant qu’il n’ose le confier à personne, mis-à part ce journal et par extension à nous curieux lecteurs. Il est question d’une vieille drague (et là grand moment de solitude en me demandant ce que c’est exactement. Heureusement, Ryan nous l’explique en long, en large et en travers, et ça c’est cool parce que je me suis couchée moins bête).

Ceci est une drague !

Ses parents lui ont interdit tout contact avec sa meilleure copine, Sarah Fincher, car voyez-vous, dés que ces deux-là sont ensembles, ils ne font que conneries sur conneries, comme visiter une vieille drague abandonnée de nuit, quoi. Du coup, ces deux-là communiquent par mail.

Sarah lui envoie des mots de passe qu’il faut entrer sur le site sarahfincher.fr (Voilà qui résout le mystère des étranges mots de passe !) Bref, revenons à nos moutons. Le mot de passe nous permet de visionner une vidéo. En tout, il y en a neuf. Elles ponctuent la lecture, la complétent et nous apportent de nouvelles informations. J’ai trouvé le concept original et amusant, mais tout de même légèrement crispant quand il faut se lever du lit toutes les dix minutes pour aller à l’ordi regarder ce que nous a concocté Sarah [Note au futur lecteur : lis devant ton ordi, c'est moins confortable, je sais, mais ça t'évite pas mal de va-et-vient].

La vidéo peut paraître flippante à certains, alors évite de te lancer dans l’aventure si tu fais des cauchemars facilement ou si tu t’imagines des trucs dés que la nuit tombe et que les ombres se mettent à bouger. L’ambiance m’a indubitablement fait penser à Blair Witch. Sarah se balade partout avec sa caméra au point, nous commentant ses vidéos et faisant durer le suspens. Cette fille est juste flippante: je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi insupportable et tête de mule, à chaque fin de vidéo on n’a qu’une envie … la baffer !

Vendredi 4 Mars, 13h43

Ma lecture avance, l’enquête aussi. Bien qu’alité, Ryan est super motivé pour découvrir le mystère de la vieille drague numéro 42. Il me paraît très naïf et prêt à croire les moindres trucs racontés par Sarah… même quand il est question d’un fantôôôôme.

Lui, je l’ai tout de suite surnommé le squelette Chapeauté. Pourquoi ? Parce que c’est un squelette et qu’il porte un chapeau. C’est lui qui apparaît régulièrement sur les images filmées par Sarah et qui aurait causé l’accident de Ryan. Info ou intox ? Le mystère plane…

Samedi 5 Mars, 17h08

J’ai terminé ma lecture … Ce livre m’a fait penser aux livres que je lisais enfant, la série Chair de Poule de R.L. Stine, de là à le qualifier de « chair de poule interactif », il n’y a qu’un pas. Il aurait été amusant de pousser à fond cette interactivité et de proposer des mystères à élucider dans le livre ou sur le site, car en fin de compte, le lecteur ne reste qu’un simple spectateur passif devant les recherches et déductions faites par Ryan et Sarah.

Malgré des échanges tout à fait irréalistes et une enquête un peu molle, cette lecture est restée amusante, et je pense sincèrement qu’elle devrait plaire aux jeunes lecteurs amateurs de sensations fortes. Un point négatif est toutefois à soulever : livre et site sont totalement indissociables, Skeleton Creek ne pourra donc être pleinement apprécié si vous n’avez pas accès à internet … Dommage.

Skeleton Creek, tome 1 : Psychose, Patrick Carman, éditions Bayard, 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions Bayard Jeunesse.

Skeleton Creek, tome 1 : Psychose a été joyeusement lu en lecture commune avec AcrO !

C’est chat !

J’aime les chats, ceci est un fait. J’en ai d’ailleurs deux à la maison dont je ne parle jamais, mais qui sont pourtant archi-présentes dès qu’il est question de moment livresque: en effet, quoi de mieux que mes genoux douillets pour faire la sieste ? Et que dire du clavier d’ordinateur lorsque je m’y installe pour écrire une chronique ? Y a pas à dire c’est super confortable !

Les deux monstres installés confortablement, évidemment !

Il arrive souvent que ces petits félins s’invitent dans mes lectures. En effet, nombre de romans, livres d’images ou bandes dessinées dissimulent au grès de leurs pages les aventures extraordinaires de minets, matous et autres mistigris …

Dernièrement, je suis tombée en pâmoison devant un truc super mignon : Chi une vie de chat de Konami Kanata.

Chi est un chaton un peu rêveur, à quel point qu’il en oublie de suivre sa maman et se retrouve perdu dans la grande ville. Heureusement, une gentille famille le prend sous son aile, mais Chi n’a qu’une idée : retrouver sa maman !

Déjà, Chi est super mignon (on se surprend à pousser des gniiiiiiiii) devant ses simagrées. Je trouve que Konami Kanata a parfaitement retranscrit les faits et gestes de nos charmants compagnons : personnellement j’étais morte de rire à chaque page en reconnaissant les conneries que mes deux poilues avaient déjà gentiment fait. Le lecteur est invité à suivre à travers une vingtaine de petites histoires colorées son apprentissage de la vie en famille … et ce n’est pas triste !

Chi une vie de chat, tomes 1 et 2, Konami Kanata, éditions Glénat (Kids), 2010-2011, tome 3 à paraître en mars.

Comme bon nombre de nos minettes, Miss Annie est une princesse. La demoiselle sait qu’elle le vaut bien et que toutes ses conneries lui sont pardonnées dés qu’elle se met sur le dos en ronronnant. Miss Annie a un rêve : découvrir le monde extérieur. Mais malheureusement, ses maîtres la considèrent encore trop jeune pour tenter la grande aventure ! Profitant d’une fenêtre ouverte, la belle part découvrir le monde et fait la connaissance des matous du coin qui lui prodiguent de plus ou moins bons conseils.

Narrée par Miss Annie, l’histoire est très naïve : on découvre son petit monde, son amitié avec la souris de la maison et son immense envie de découvrir le monde. Beaucoup moins mignon que Chi, on est toutefois touché par sa curiosité et sa malice. Là aussi, beaucoup de similitudes avec nos amis félins ce qui rend la lecture d’autant plus plaisante: six tableaux dépeignent sa découverte du monde sauvage où traînent d’affreux cerbères avides de viandes félines et d’horribles minous désireux de voler son territoire.

Miss Annie, Flore Balthazar, Frank Le Gall, édition Dupuis, 2010

Macaron et Canelé, deux matous bordelais décident d’organiser une grande fête dans le port de la Lune. Ils parcourent donc Bordeaux à la recherche des différents éléments dont ils ont besoin pour leur fête.

Pour la petite histoire, ce livre est publié par Mollat, the librairie bordelaise, qui n’est autre que la plus grande librairie indépendante française (mouahahahaha là je vous fais baver, et là vous êtes super jaloux de moi qui passe devant tous les jours !).

Macaron et Canelé invite donc le lecteur à (re)découvrir les lieux connus de Bordeaux en compagnie de deux charmants chats aux doux noms de pâtisserie. L’un est un chat vraiment sympathique, qui aime manger et faire la sieste, l’autre est très malin mais assez peureux et connaît les toits de Bordeaux comme sa poche. Ces deux intrépides créatures nous conduisent à travers les pages de ce joli album coloré sur les traces du Lion Bleu, du Tram ou du Miroir d’Eau … que d’aventures !

Macaron et Canelé à Bordeaux, Camille Piantanida, éditions Mollat, 2010

Et n’oublions pas les chats que nous avons déjà vu passer par ici :

Le chat qui avait peur des ombres, Rozenn, Xavier Collette, éditions Mic-Mac, 2010 [Chronique ici]

Apolline et le chat masqué, Chris Riddell, éditions Milan Jeunesse, 2008 [Chronique ici]

Chat Siamois, Ciou, Guillaume Bianco, Editions Soleil Productions (Collection Venusdea), 2009 [Chronique ici]

Le voyage du chat, Yves Pinguilly, Éditions Volpilière, 2009 [Chronique ici]

Victoria Reine et Tueuse de Démons

Londres, 1838. Victoria vient d’être couronnée Reine et apprend par la même occasion que les Démons et les monstres existent, et qu’ils envahissent peu à peu le Royaume. Aidée de Lord Melbourne, Premier Ministre et conseillé et de Maggie Brown, dirigeante du Protektorat, elle va tout apprendre de ces créatures terrifiantes n’ayant qu’un seul but : celui de répendre le Mal et la Désolation à travers le monde.

Je connaissais un peu la jeunesse de Victoria pour avoir vu le film Victoria : les jeunes années d’une Reine. Heureuse de ma connaissance approfondie du sujet, je me suis donc jetée tête baissée dans le présent livre qui retrace une activité jusqu’alors insoupçonnée de la Souveraine : celle de chasseuse de Démons, loups-garous, succubes et autres joyeusetés.

C’est trash, visuellement décadent. C’est gore et dégoûtant. C’est glauque et jubilatoire. C’est une succession de meurtres, de bruits de succions, de lambeaux de chairs déchiquetées et de viande humaine digérée. Et vous savez quoi ? Et bien j’ai adoré ça ! Dés l’instant où la jeune Reine se retrouve nez-à nez avec une succube dans sa chambre, nous sommes pris dans les rouages de cette histoire complètement décalée, entraîné par l’humour noir très très noir omniprésent.

Deux histoires se croisent dans ce roman : celle bien entendue de Victoria, de son règne et de son histoire d’amour avec le prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha (et de son combat de tous les jours pour débarrasser le monde de la vile vermine) et celle de Lord Quimby, une espèce de savant fou pas vraiment méchant qui tente de redonner vie aux morts. Le problème, c’est qu’une fois revenu à la vie, les zombies n’ont plus qu’un but : manger de la chair humaine ! Son serviteur, Perkins, en fait d’ailleurs les frais. Dévoré, puis ramené à la vie par Quimby, cet incroyable duo nous offre des répliques et des faits incroyablement loufoques plongeant allégresse et bonne humeur dans cet étrange roman.

Même si comme moi la seule évocation d’un zombie vous fait tourner de l’oeil, si l’invasion de la Terre par une armée de morts vivants vous laisse indifférent, ce livre vous fera tout de même certainement passer un très bon moment. Le style est fluide et agréable, l’intrigue est plutôt bien construite et on se surprend à s’attacher à un zombie (sisisisi !) … God save the Queen !

Victoria Reine et Tueuse de Démons, A. E. Moorat, éditions Eclipse, 2011

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Eclipse

Nouveau thème !

Il y a trois ans (à quelques jours près, hein on va chipoter !) me prenait une soudaine envie de blog livresque – en fait, je voulais copier ma super copine Betty qui en avait ouvert un et même que je trouvais ça trop cooooooooool !-
Histoire de marquer le coup le nouveau thème annuel (bah vi c’est le troisième mine de rien ^^) a été mis en ligne ce matin après moultes péripéties (Pour les adeptes du menu déroulant de changement de thème, il devrait normalement bientôt faire sa réapparition, là on l’a enlevé car il fait bugger le nouveau thème !)
Toujours réalisé par la talentueuse et irremplaçable Rozenn (et même que je vous invite à faire un tour sur son blog !), ce joli thème va nous accompagner tout au long de cette nouvelle année qui je n’en doute pas sera pleine de lectures, de chroniques, de concours, etc …
Je vous remercie encore une fois de vos nombreuses visites, commentaires et petits mots en tous genres qui ponctuent ma boîte mail et vous dis à très bientôt !