Ondine

Ondine, esprit des eaux, croise la route d’un preux chevalier. Touché par la beauté de la jeune nymphe, il la demande en mariage et la ramène dans son royaume. Par ce mariage, la belle espère gagner l’âme dont elle est dépourvue. Mais suspicion, mensonge et jalousie vont s’immiscer dans le coeur d’ Hans de Ringstetten jusqu’à atteindre de funestes conséquences.

Inspiré par les textes de Friedrich de La Motte-Fouqué et la pièce de Jean Giraudoux, Benjamin Lacombe nous plonge dans une ambiance douce-amère où se mêlent poésie et références picturales. Ondine fait écho aux artistes romantiques du XIX ème siècle, aux peintures de Waterhouse, de Millais. Et puis, il y a cette vague omniprésente, qui menace, qui gronde. Trait de liaison entre les illustrations du livre, elle déferle sur les dernières pages du livre, entraînant tout sur son passage.

Ondine est la bataille entre deux femmes, deux forces. Un combat constant entre l’eau et la terre. On est saisi par le destin tragique de cette petite fée à la moue mutine. On ne peut qu’assister à l’éloignement de l’homme qu’elle aime, au doute qui s’installe entre les deux amants. Née fée, la créature aquatique ne peut changer son essence, ce qu’elle est, son origine et sa famille. Cette différence va l’éloigner de son mari, au profit de la belle Ursule, femme manipulatrice qui ne souhaite que reconquérir le coeur du Chevalier. Difficile pourtant de se fier complètement à la douce créature féerique au vu des derniers mots murmurés à la fin de l’album. C’est pourtant une Ondine bien plus humaine que les êtres dotés d’âme que nous présente Benjamin Lacombe. On est touché par sa sollicitude, sa volonté de préserver ceux qu’elle aime malgré la traîtrise de ces derniers. Son innocence la rapproche de sa cousine, née de la plume d’Andersen ; la déloyauté qu’elle subit d’une autre de ses cousines féeriques, Mélusine.

Ondine est un magnifique album où le lecteur se laisse porter par les eaux, par un univers aquatique cristallin, mais néanmoins dangereux. C’est par un jeu de calques et d’imprimés que celui-ci prend vie, plongeant le lecteur dans les profondeurs aquatique à la suite d’une créature aux cheveux de feu.

Ondine, Benjamin Lacombe, éditions Albin Michel Jeunesse, 2012

© Toutes les images Copyright Benjamin Lacombe/ éditions Albin Michel

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À propos de Laure

Passionnée par la Faërie et les légendes. Adepte des littératures de l'imaginaire.

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2 réponses à Ondine

  1. Un album qui me tente énormement, ne serait-ce que par la qualité des illustrations de Benjamin Lacombe… Ton avis me donne encore plus envy d’acquérir Ondine !

  2. Je veux ! Je veux ! Je veux !

    Je pense que je me ferai plaisir cet été avec cet album :)

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