J’ai découvert les contes de Madame D’Aulnoy en tombant un jour sur La Princesse Belle Etoile et le Prince Chéri (http://autrecotedumiroir.net/la-princesse-belle-etoile). Cette première lecture m’ayant beaucoup plus, je réitère mon exploration de la littérature féerique de cette auteure avec L’oiseau bleu et autres contes .Une promenade fort agréable au cours duquelle trois princesses vont devoir se battre pour retrouver leur grand amour …
La princesse Florine, l’héroïne de l’oiseau bleu est l’héritière d’un riche royaume. Evidemment, son père a choisi de se remarier avec une marâtre, mère d’une affreuse fille justement nommée Truitonne née d’un précédent mariage . La mère et la fille ne cessent de tourmenter Florine jusqu’au jour où le roi Charmant se présente au château . C’est le coup de foudre entre la belle princesse et le souverain, ce qui contrarie les plans de la reine-mère qui souhaitait voir Truitonne devenir son épouse. Celle-ci va mettre mille embûches sur leur chemin, allant jusqu’à demander de l’aide à Soussio qui change Charmant en oiseau bleu. Je ne vais pas vous dévoiler toute l’histoire, mais sachez que tout fini bien ;)
Le second conte intitulé L’oranger et l’abeille est centré sur les aventures d’Aimée, princesse héritière de l »île heureuse . Echouée sur une île habitée par une famille d’ogres suite à une tempête, cette malheureuse est sauvée de leur appétit par le fait d’être promise à leur fils aîné. Sa captivité se prolonge jusqu’à l’arrivée du prince Aimé sur leur territoire . Bien entendu, le béguin est immédiat et les deux tourtereaux s’enfuient, en n’oubliant toutefois pas de voler la baguette magique de l’ogresse Tourmentine. Se métamorphosant à trois reprises afin de n’être point reconnu, ils se retrouvent prisonniers sous leur formes d’ oranger et d’abeille jusqu’au jour où une belle princesse aidée d’un puissant magicien leur vienne en aide.
La pauvre petite Babiole est la moins bien lotie des trois . Dans le troisième et dernier conte, la méchante fée Fanferluche transforme la petite princesse en guenuche à sa naissance. La reine, folle de douleur, ordonne sa noyade, mais la petite est sauvée in extremis et est élevée dans l’ignorance de son héritage dans un royaume voisin. Véritable phénomène de foire, car douée de parole, elle se voit priée d’épouser le terrible roi Magot, dirigeant du royaume des guenons. Rejetant cette union, elle s’enfuit et retrouve au bout de mille et un périple sa forme première, celle de la plus belle princesse du monde. Assurément ce conte n’aurait pas son happy end, si la belle demoiselle n’épousait pas le prince qu’elle aime depuis toujours, mais rassurez-vous, c’est le cas !
Ces trois histoires renferment tous les stéréotypes possibles et inimaginables du conte : princes charmantes, princesses aussi charmantes, marâtres, méchantes soeurs, bonnes ou mauvaises fées … Véritable jeu littéraire du temps de Madame D’Aulnoy, le conte était lu dans les salons pour amuser, faire rêver, divertir . Il n’y a donc rien d’étonnant à ce déploiement d’ idées et de recherches. Même si la lecture de ces contes laisse une impression de « too much », elle reste un moment d’amusement, de découverte et ravive les souvenirs d’un temps où il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’un roi se transforme en oiseau bleu ou qu’une princesse soit prisonnière d’un ogre.
Les fées vous recommandent
3 réponses à L’oiseau bleu et autres contes
-
Je suis pas une grande fan de ces contes un peu trop too much comme tu dis et happy end mais « L’Oiseau Bleu » ça me rappelle mon enfance ! ^^
-
une bien belle histoire que celle de cet oiseau bleu

