L’histoire sans fin, c’est d’abord pour moi le merveilleux film réalisé par Wolfgang Petersen, une aventure qui a marqué mon enfance et qui m’arrive encore de regarder en dvd de temps en temps. Je me rappelle avoir lu pour la première fois le livre il y a une quinzaine d’années. De cette lecture, il me restait quelques vagues souvenirs peu précis, quelques moments clés qui me revenaient. Du coup, ça faisait un petit bout de temps que je voulais le relire et lorsque Lolo a proposé d’en faire une lecture commune, j’ai sauté sur l’occasion.
L’histoire, vous la connaissez sans doute . Bastien Balthasar Bux, jeune garçon d’une douzaine d’année n’a pas d’ami et est très souvent le souffre-douleur de ses camarades de classe. Il s’évade de son quotidien à travers la lecture, échappatoire qui l’aide à supporter son quotidien et à oublier la mort de sa mère, advenue quelques années plus tôt. Il pénètre un matin dans une librairie et est interpellé par un livre posé sur un bureau, un ouvrage ancien où deux serpents se mordent la queue l’un à l’autre. Désireux de découvrir son contenu, Bastien le vole et trouve refuge dans le grenier de son école où il débute la lecture de l’ histoire sans fin…
Le récit peut être divisé en deux parties : une première correspondant à la trame du film de Wolfgang Petersen, où Bastien, simple lecteur de l’ histoire sans fin suit la quête d’ Atréju dont le but est de trouver un remède au mal qui ronge la Petite Impératrice et le Pays Fantastique. La seconde partie voit Bastien devenir l’acteur principal de l’ histoire sans fin, ayant pénétré dans le Pays Fantastique, nous suivons son parcours jusqu’au dénouement final.
J’ai vraiment apprécié la première partie du récit : Bastien s’y révèle un personnage paumé, admirant le personnage d’ Atréju, qui se révèle être tout ce que le jeune garçon souhaiterait être : une personne forte, courageuse, prête à tout pour mener à bien la Grande Quête qu’on lui a confié. Bastien nous est dépeint tel qu’il est réellement : un enfant malheureux se sentant abandonné par son père et à qui sa mère manque cruellement. Il se sent inutile, moche et douillet. Le Pays Fantastique est dépeint comme un endroit merveilleux, mais recelant néanmoins mille dangers: les créatures qui y rodent sont regardées de la même façon par la Petite Impératrice, qu’elles soient bienveillantes ou cruelles. Et puis il y a ce danger invisible qui menace le royaume, cette force émanant du néant effaçant tout sur son passage.
J’ai trouvé la seconde partie nettement moins intéressante et recherchée: Bastien s’y révèle un personnage capricieux, très prévisible, créé de toutes pièces par ses moindres désirs. J’ai admiré une fois de plus Atréju et Fuchur, qui sont pour moi les véritables héros de l’histoire sans fin. Le Pays Fantastique est toujours aussi merveilleux et intriguant, mais la personnalité de Bastien casse le rythme du récit, qui s’en trouve affaiblit et voir fastidieux par moment.
Toutefois, l’univers créé par Michael Ende reste un véritable enchantement. Toutes les inventions dont regorge le Pays Fantastique valent à elles seules le détour. Je me suis replongée avec délice dans ce livre, vibrant moi aussi au rythme de l’ histoire sans fin.
L’histoire sans fin, Michael Ende, éditions LGF – Livre de Poche, 2008
Cette lecture a été réalisée dans le cadre d’une lecture commune avec Setsuka, Maxoo, Lexounet, Lynnae, Bulle, Melisende, Charmante Lova., allons voir ce qu’ils en ont pensé …



