Nobody Owens est un petit garçon bien étrange : ses parents adoptifs sont morts et enterrés, tout comme toute sa famille d’adoption d’ailleurs. Son tuteur est un vampire, sa meilleure amie une petite sorcière passée de vie à trépas il y a quelques siécles et il lui arrive aussi de se faire garder par un loup garou… Nobody a donc une vie tout sauf ordinaire, et c’est sans compter sur un tueur membre d’une mystérieuse confrérie qui le recherche afin de finir le travail débuté quelques années plus tôt .
Neil Gaiman, que l’on connait notamment pour Stardust et Neverwhere signe ici un vrai petit bijou d’humour noir et d’enchantement. On savoure chaque page des aventures de cet étrange petit garçon qui se retrouve à grandir dans un cimetierre et à coabiter avec ses habitants.
Entre curiosité pour le monde des vivants et l’envie de ne pas quitter celui des morts, la vie de Nobody est quelque peu compliquée. Au cours des huit chapitres, on le voit grandir jusqu’à atteindre l’âge adulte et être enfin prêt à partir découvrir le monde.
Le monde des morts est tout sauf triste et rappelle un peu celui de Tim Burton décrit dans les Noces Funébre, à la diférence qu’ici le monde des morts est décrit par son manque de couleurs, au contraire de celui du monde des vivants qui est coloré et lumineux. Les habitants du cimetierre vont et viennent et forment une grande famille où chacun continue de viguer à ses activités. On ne ressent aucune tristesse dans la description que fait Neil Gaiman du Monde des Morts et le seul personnage à être oréolé de cette sensation est le tuteur de Nobody, le mystérieux Silas.
L’étrange vie de Nobody Owens est une histoire touchante qu’on n’arrive pas à lâcher avant la fin, tant l’auteur a su donner vie à ce jeune garçon au destin si extraordinaire.
Gaiman, Neil. L’étrange vie de Nobody Owens. Edition Albin Michel Jeunesse, 2009 (Wiz)



