Oubliez l’image que vous avez des fées , des petits êtres mognonnés à souhaits, gentils et voltigeant de fleurs en fleurs … Nos deux héroïnes, Morag et Heather sont des fées rebelles un brin vulgaire, se baladant en mini kilts verts, les cheveux colorés au vent et ayant pour ambition de faire de la musique alternative … Mais voilà elles se réveillent un jour à New York l’esprit terriblement embrouillé par la consommation plus que raisonnable d’un mélange de bière, whisky et champignons hallucinogènes.
Evidemment nos deux amies écossaises s’entendent comme chien et chat et passent le roman à s’insulter et à se réconcilier, chose qu’elles font également avec tous les êtres vivants qu’elles rencontrent ;) Chacune d’elle prend un humain sous son aile, car après tout, elles n’oublient pas qu’elles sont avant tout de bonnes fées vouées à aider son prochain. L’une choisit d’aider Dinnie, un New-Yorkais antisocial et obèse qui ne sait faire sortir que des lamentations stridentes de son violon, l’autre de venir au secours de Kerry, une adorable jeune fille atteinte de la maladie de Crohn qui confectionne un alphabet des fleurs . Pendant ce temps de l’autre côté de l’Atlantique, les fées de Grande – Bretagne sont opprimées par un tyran qui a mis en place une révolution industrielle : les Féeries se retrouvent toutes enrôlées dans des usines de fabrications textiles .
Martin Millar nous transporte dans une Féerie Urbaine unique et hilarante, où un groupe de petites créatures ailées tentent de survivre dans un milieu hostile et inhospitalier où une guerre des gangs féerique sévit dans les quartiers de la Grosse Pomme. Les clichés sont balayés avec humour et les fées, loin de l’image des êtres parfaits et sans défauts tels qu’elles nous sont souvent dépeintes sont ici affublées des pires vices humains : vulgarité, vol, soûlerie, absorption de drogue … Un livre à découvrir, surtout qu’il est recommandé par le grand Neil Gaiman qui en a écrit l’ introduction.
Les petites fées de New York, Martin Millar, éditions Intervalles, 2009
Chronique remise à l’honneur pour




