Les larmes rouges, tome 1 : Réminiscences

Cornélia, 19 ans, est une jeune femme mal dans sa peau.  Après un acte désespéré pour mettre un terme à son existence, elle est sauvée in extremis par un mystérieux jeune homme. Suite à l’accident, elle est  conduite à la campagne par son père dans la maison familiale. Étrangement,  elle retrouve en ce lieu éloigné l’homme qui l’a sauvée. Toutefois, les villageois semblent se méfier d’Henri de Rougemont, homme riche solitaire que l’on qualifie d’asocial et de dangereux. Assaillie de visions, la jeune fille fait rapidement le lien entre Henri et ses cauchemars, car l’homme semble être irrémédiablement lié à son existence présente … et passée.

Avec Réminiscence, Georgia Caldera signe le premier tome d’une trilogie où beauté et mystère rime avec peur et mort. Cornélia, jeune femme fragile et peu sûre d’elle va découvrir à ses dépends un monde insoupçonné, celui des créatures de la nuit ; monde cruel où l’hémoglobine coule à flot, où tortures psychologiques et physiques sont monnaie courante. Au milieu de cette cruauté sans fin, Cornélia va faire la connaissance de deux hommes, deux créatures ayant marqué à leur façon la vie antérieure de la jeune femme. Henri est le lien entre le passé et le présent. Prince vampire, il a juré de veiller sur Cornélia. C’est lui qui est le point d’encrage de cette sombre histoire : le récit alterne en effet présent et vie antérieure de Cornélia, et le vampire est un personnage constant dans le récit, quelque soit l’époque où celui-ci prend place.

A travers les yeux des deux jeunes femmes -la Cornélia du passé et celle du présent-, le lecteur va découvrir un monde étrange marqué par la violence, la cruauté, la mort, mais aussi par l’espoir et l’amour. La différence entre les deux jeunes femmes est notoire, et leur point de vue sur leur histoire commune radicalement différent : l’une rejette le monde de la nuit, est habitée par la haine et l’amertume ; l’autre est attirée par ce monde inconnu et par Henri, le seul être capable de la protéger.

Belle et poétique, la plume de Georgia Caldera nous plonge dans un univers déroutant à l’ambiance gothique, un univers habité par la folie et les cauchemars, un monde où rêves et réalité se confondent. Difficile de lâcher le livre avant la fin : les personnages sont travaillés et leur relation évolue sous nos yeux. En lisant, je n’ai pu m’empêcher de penser à l’univers d’Anne Rice, auteur que Georgia admire d’ailleurs énormément et aux créatures de Favole de Victoria Francès. Bref, Réminiscences est un premier tome des plus réussis dont j’attends avec impatience la suite.

Le site du livre: http://www.larmesrouges.com

Les larmes rouges, tome 1 : Réminiscences, Georgia Caldera, éditions du Chat Noir, 2011

Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec les éditions du Chat Noir.

À propos de Laure

Etudiante en métiers du Livre à la recherche d'un poste en bibliothèque à partir de septembre 2012. Amoureuse des beaux livres et des belles images. Adepte des littératures de l'imaginaire et de la littérature jeunesse.Signe particulier ? Possède un chat garou et est secrètement amoureuse du Docteur et de Neil Gaiman.

Les fées vous recommandent

Une réponse à Les larmes rouges, tome 1 : Réminiscences

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.