Je connais Lucie Chenu pour les nombreuses anthologies qu’elle a dirigé, dont l’excellent De Brocéliande en Avalon sorti il y a quelques années. Il me semble par contre n’avoir encore jamais eu l’occasion de lire l’un de ses écrits. C’est chose faite et réparé désormais grâce à ce recueil, les enfants de Svetambre.
Svetambre a une famille nombreuse, puisqu’elle est composée de pas moins de vingt-six enfants. Comme toute bonne maman, elle les a élevé, choyé, les regardant grandir, passer d’un simple mot à une phrase complète jusqu’à atteindre la taille d’une nouvelle. Tous n’ont pas mangé à la même assiette comme nous le confie leur créatrice lors des petites introductions précédent les récits. Certains ont vu le jour au cour d’un atelier d’écriture, d’autre imaginés avec comme fabuleux destin d’être incorporé dans une anthologie . J’ai aimé ces petites confidences de Lucie au lecteur, ces explications nous plongeant dans la genèse du texte, nous aidant à mieux nous approprier son riche et poétique univers.
Les enfants de cette famille se ressemblent énormément. Tous ont hérité de la plume unique de leur génitrice, de son univers merveilleux, de ses rêves de contrées lointaines et de créatures étranges, de magie. A la croisé d’un chemin, il vous arrivera ainsi de croiser des oiseaux vengeurs, des vents ensorcelants, des prêtresses plongées dans leur cultes, des adolescents perdus, des fées en colère ou des dragons affamés. Si vous faites attention à ce que vous souhaitez vous pourrez même passer la porte et voir voler des serres-volants.
Mêlant science-fiction, fantastique ou conte, les nouvelles de Lucie nous font tantôt sourire, frémir ou larmoyer. Elles sont tantôt ombre ou lumière, tantôt jolie fée ou affreux crapaud. Elles sont enivrantes et se laissent savourer jusqu’à la dernière goutte, jusqu’au dernier instant.
Les enfants de Svetambre, Lucie Chenu, éditions Rivière Blanche, 2010
Cette lecture a été réalisée en Partenariat avec blog-o-book et les éditions Rivière Blanche




