Ari vit désormais avec sa mère en Floride. Tout n’est toutefois pas rose pour l’adolescente : son père est parti s’installer en Irlande après avoir échappé de peu à un incendie criminel, sa meilleure amie a été assassinée et le responsable des deux incidents est toujours en cavale. Ari tente de reprendre pied et de suivre le court normal de sa vie, mais décidément le sort s’acharne sur la jeune vampire. Mysty, sa nouvelle amie humaine, disparaît à son tour et une mystérieuse camionnette blanche semble suivre la jeune fille où qu’elle aille. Une fois de plus, Ari décide de fuir et se réfugie dans l’anonymat de l’université de Hillhouse. Ses problèmes vont-ils enfin prendre fin ?
Le temps des disparitions porte très bien son nom. Tout commence par la disparition des abeilles. Les ouvrières disparaissent soudainement du jardin de Homosassa Springs, la maison familiale où habite désormais Ari. Cette extinction marque définitivement la fin de l’innocence de la jeune fille, ainsi que les dernières traces de joie enfantine qui subsistaient du premier tome. Ses proches disparaissent les uns après les autres, et c’est seule qu’elle choisit d’affronter le nouveau danger qui la poursuit. Celui-ci prend la forme d’une camionnette blanche et d’un étrange conducteur, type au crane rasé et aux yeux vides. Cet être ni humain, ni vampire est au centre des disparitions des nouvelles amies de Ari et d’un trafic d’une terrible nature.
Nouveaux personnages, nouvelles émotions. La narration évolue en même temps que le personnage de Ari. Celui-ci est maintenant loin de la naïve et ignorante adolescente du premier tome. Avec une héroïne à mi-chemin entre l’enfance et l’âge adulte, Susan Hubbard touche à des thèmes plus difficiles, tel que le ravage de la drogue. Elle poursuit également son développement des relations vampire-humain, développant l’aspect prédateur – proie de cette relation.
Le troisième tome de la trilogie est paru en septembre, et j’ai hâte de m’y plonger. Je ne peux que vous encourager à découvrir cette extraordinaire série, une des meilleures histoires vampirique jeunesse du moment. Loin des sentiers battus de la bit-lit, elle m’a touchée par son originalité et sa qualité.
Le temps des disparitions, Susan Hubbard, l’Ecole des Loisirs, 2011



