Une nouvelle année scolaire débute pour Bérénice. Interne au lycée huppé d’Augustin-Thierry, elle doit partager sa chambre avec Nora, une jeune fille des pays de l’est. Mais très vite, des évènements étranges prennent place dans l’établissement: incendie du foyer, élèves qui portent d’étranges marques. La sécurité est renforcée, le règlement intérieur étoffé, le lycée se transforme en prison. Bérénice, quant-à elle, a l’impression d’être observée, suivie. Il lui semble voir des apparitions, elle a l’impression de changer. Et puis, il y a ce vieux miroir dans la chambre d’internat, …
De Fabien Clavel, j’ai lu il y a quelques mois le premier tome de l’apprenti de Merlin, que j’avais beaucoup aimé. Je réitère donc mon aventure avec ce jeune auteur français en m’aventurant du côté de Compiègne où débute l’histoire de notre héroïne.
Bérénice est en terminale. Bonne élève, elle est toutefois assez solitaire et se lie difficilement. Ses parents se sont récemment séparés et son père l’a envoyée en internat. La jeune fille décide alors de correspondre avec sa grande soeur à travers un cahier où elle va reporter sa petite vie monotone, jour après jour. Monotone, vraiment ? Pas tant que ça puisqu’un mystère plane au dessus du lycée. Des rumeurs de vampirisme se propagent, Bérénice se sent traquée, surveillée, où qu’elle aille. Elle est même attaquée à plusieurs reprises. A côté de ça, l’adolescente doit préparer son bac, vivre une vie de lycéenne normale, se présenter à l’élection des délégués, supporter les moqueries de ses camarades et surtout tenir tête à Cerise, la peste prétentieuse richissime du coin.
A sa narration s’ajoutent deux voix : celle de Cerise, tout d’abord, qui à travers son blog donne sa vision des évènements. Et puis il y a les lettres, missives toujours signées de la même façon: Lutte et Obéissance. Correspondant inconnu qui semble mettre en place une invasion de notre monde par d’obscures forces méphistophéliques.
Avec le miroir aux vampires, Fabien Clavel renoue avec une créature mythologique aux dents longues. Toutefois pas de chauve-souris à l’horizon, l’auteur dépoussière le folklore en y ajoutant sa patte et en créant des vampires assez particuliers. J’ai aimé l’originalité de ce roman, son univers, même si parfois certaines scènes sont un brin longuettes. Bérénice est une héroïne à qui l’on mettrait bien des baffes parfois (promenons nous dans les bois, de nuit toute seule de préférence en espérant que les vampires n’y sont pas !), mais qui reste toutefois relativement intéressante dans ses recherches et ses réactions face au danger imminent. Un roman assez attrayant dans son ensemble (et il y a même une partie qui se passe à Camelot Pierrefonds !) qui m’a donné envie de poursuivre l’aventure !
Le miroir aux vampires, Fabien Clavel, éditions J’ai lu (Baam !), 2011



