On retrouve dans La Princesse Belle Etoile et le Prince Chéri toutes les caractéristiques des contes de fées : méchante marâtre, bonne Fée et dures épreuves avant la révélation finale du Happy End.
Ce conte de Madame d’Aulnoy, auteur contemporaine de Charles Perrault et de Mme de Sévigné et première grande figure de la lignée des femmes conteuses, posséde tous les attribus qui ont contribué à la reconnaissance des contes à notre époque.
Il débute naturellement par un » Il était une fois » et nous faisons la connaissance d’une Princesse déchue de ses droits . Le nom de cette Princesse ne nous est pas révélé, mais nous apprenons qu’elle est veuve et mére de » trois filles très jeunes et très aimables ». Celles-ci se nomment Roussette, Brunette et Blondine. Elevées dans l’ignorence de leur haut lignage, elles croisent un jour le chemin d’une fée qui leur promet que le premier souhait qu’elles feront songer à elle sera accompli. Elles croisent un jour le chemin du Roi et Blondine se vante que si le Roi venait à l’épouser, « elle aurait au bout de neuf mois deux beaux garçons et une belle fille, que leurs cheveux tomberaient par anneaux, répondant de fines pierres, avec une briante étoile sur le front , et le cou entouré d’une riche chaîne d’or » … Diancre ! Rien que ça ! C’est évidemment ce voeu que choisi de réaliser la Fée. Je vous passe les épousailles en grandes pompes de Blondine avec le Roi, de Brunette avec le Prince, fils du Roi ( et qui devient par ce fait Belle- Fille de sa soeur Blondine, vous me suivez ?) et de Roussette avec l’Amiral du Roi. Evidemment la mère du Roi, Belle-mère de Blondine, n’est pas du tout heureuse de cette union et complote avec Roussette,jalouse des mariages de ses soeurs, et décide de remplacer les bébés royaux lors de leur naissance par des chiots. Elle commande la noyade des quatre enfants ( les trois enfants de Blondine et celui de Brunette) qui évidemment ne se noient pas protégés par leur Marraine la Fée. Blondine, elle est répudiée et retourne vivre chez sa mère et Brunette meurt de chagrin. A ce stade de l’histoire, le récit s’intéresse aux enfants royaux . Je ne vous révéle pas les mille péripéties qu’ils vont rencontrer, mais sachez qu’ils vivent heureux à la fin, découvrent leur véritables identités et ont droit à leur Happily Ever after.
Comme je l’ai précisé au début de ma présentation, Madame d’Aulnoy semble avoir glissé tous les stéréotypes possibles et inimaginables du conte dans son histoire et rien n’est épargné à nos deux jeunes héros. Le conte est précédé par une introduction très intéressante de Martine Reid sur l’intérêt de la « Féerie » à la fin du XVII et au début du XVIII è siècle. Elle y révéle entre autre que le conte apparaît d’abord comme un « jeu littéraire » à cette époque et qu’ »il invite à toutes les audaces d’imagination » et qu’en gros, plus on en fait mieux c’est. On comprends mieux alors ce débordement de trouvailles dont fait l’objet de La Princesse Belle Etoile et le Prince Chéri.
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2 réponses à La Princesse Belle Etoile et le Prince Chéri
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pas mal!! je note!!
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