La dernière licorne

Il était une fois une petite licorne seule au monde. Ses semblables ayant disparu sans laissé de trace, elle décide de partir pour une longue quête afin de découvrir ce que sont devenues ses compagnes. Un voyage qui va la mener au coeur du pays des hommes, sans se douter que ceux-ci ont perdu le don de croire et ne la voient pas telle qu’elle est, point de corne ni de créature fabuleuse, elle ressemble à leur yeux à une vieille jument blanche. La demoiselle se fait capturer par mère Fortune, sorcière travaillant dans un cirque itinérant, qui en fait une attraction lucrative dans son fabuleux musée de créatures fantastiques. Notre licorne se retrouve donc coincée entre la cage du fabuleux serpent de Midgard et celle d’une dame harpie à très mauvais caractère. Elle y fait la connaissance de Schmendrick, un magicien pas très doué de ses mains, qui va toutefois la délivrer et l’accompagner dans son incroyable voyage vers les terres du Roi Haggard et son effroyable Taureau Rouge.

La dernière licorne débute de façon assez mielleuse par la description de la créature féerique : Peter S. Beagle la dépeint de façon très classique, elle est blanche, a une corne et des pouvoirs magiques. Elle est d’une incroyable beauté et en a pleinement conscience et est dotée d’une nunucheté sans précédent. J’avoue que ce début m’a ennuyée, mais bon rassurez-vous, ça passe finalement très vite pour entrer dans le vif du sujet, the Quest ! La demoiselle rencontre pas mal d’embuches en chemin, difficultés nécessaires pour avancer et trouver les réponses à ce qu’elle cherche. Ces dangers ont un point positif dans le récit, puisque d’une ils renouvellent l’intrigue et évitent qu’on s’endorme sur le livre, et de deux qu’ils permettent à la demoiselle de rencontrer des compagnons de route plus ou moins efficaces. Le premier à croiser son chemin est le fabuleux Schmendrick, magicien réussissant un tour de magie sur dix (et là encore je suis gentille!), homme qui cherche son identité et ce qu’il est vraiment, car le pauvre ne peut mourir avant d’avoir répondu à ces questions. S’ ajoutent en chemin Molly, anciennement membre d’une bande de voleurs et un Prince amoureux et vous avez un aperçu de la fine équipe !

J’ai beaucoup aimé l’idée constante de magie, de merveilleux que nous transmet Beagle. Pour voir une licorne, il faut y croire, et ceux qui n’ont plus foi en la magie ne peuvent voir les créatures fantastiques qui peuplent le monde. Comme pour les fées, il est donc impossible de voir une licorne sous sa vraie apparence et les humains qui posent les yeux sur elle ne voit qu’un vieux canasson à la robe blanchâtre.

Classique écrit en 1968, la dernière licorne est un beau roman où se mêlent poésie, références moyennageuses et idées puisées dans l’univers des contes traditionnels. Le schéma de l’histoire est très classique, les gentils sont récompensés et les méchants punis (et même que certains se font manger par une harpie et que ça doit pas faire du bien !). Toutefois, l’histoire a un petit côté loufoque et abracadabrant sans queue ni tête que j’ai vraiment apprécié où se mêlent des petites touches d’humour de ci de-là et un côté cucul la praline point déplaisant, curieux mélange qui rend l’histoire très agréable à lire. Beagle parsème également son histoire de petites allusions à l’oeuvre de Lewis Carroll, nous avons donc la chance de nous demander très fort pourquoi est-ce qu’un corbeau ressemble à un bureau ou assister aux conseils avisés d’un chaton doué de la parole.

La dernière licorne, Peter S. Beagle, éditions Denoël Lunes d’encre, 1999

Cette lecture a été appréciée dans le cadre d’une lecture commune avec Dame AcrO, allons lire ce qu’elle en dit …

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À propos de Laure

Passionnée par la Faërie et les légendes. Adepte des littératures de l'imaginaire.

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5 réponses à La dernière licorne

  1. Oui, heureusement qu’il y a les embûches ! Mais clairement, ce sont des empotés, et c’est sans doute ce qui est marrant ;)
    Et tu n’as même pas mentionné le chat couleur d’automne :D

  2. Il est dans ma LAL depuis plusieurs mois. Le fait que tu fasses référence à Lewis Carroll me fait peur : j’ai horreur d’Alice aux pays des merveilles ! Je verrai bien si je l’achète ou non.

  3. Ping : BEAGLE S. Peter – La dernière licorne « Livrement

  4. Je vais essayer de me procurer ce livre, car le dessin animé que j’avais vu plus jeune m’avait beaucoup plu.

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