Modo est envoyé enquêter sur un nouveau mystère pour le compte de M.Socrate. En compagnie de la belle Octavia, il embarque sur un bateau en partance pour New York à la recherche d’un agent disparu. L’enquête le conduit au large de l’Islande où une demi-douzaine de bateaux ont étrangement coulé au même point précis, attaqués selon les rumeurs par une monstrueuse créature marine. Le navire dans lequel Modo et Octavia est évidemment attaqué et le jeune homme passe par dessus bord. Seul au milieu de l’Océan Atlantique, il est sauvé de la noyade par le dit-monstre marin qui n’est autre qu’un incroyable submersible, l’Ictinéo.
Rappelez-vous. J’avais été très emballée par le premier tome de la série, La confrérie de l’horloge. Ce deuxième tome nous entraîne cette fois-ci loin des rues brumeuses de Londres, loin de la terre ferme. En effet, la quasi-totalité du récit se déroule dans les profondeurs de l’Océan, à bord de l’incroyable Ictinéo. Arthur Slade plonge le lecteur dans une histoire à la Jules Verne, une aventure se déroulant 20 000 lieux sous les mers.
L’Ictinéo abrite une petite communauté d’hommes et de femmes ayant choisi de fuir la terre ferme afin de donner vie à leur utopie, un monde où hommes et femmes, jeunes et vieux auraient les mêmes droits et seraient sur le même pied d’égalité. Sous la houlette de Delphine Monturiol, charismatique dirigeante, ils ont construit une véritable cité au fond des flots, Icaria.
Modo, notre jeune héros est donc sauvé par cette communauté. Mais il comprend vite qu’en fait d’invité, il est plutôt un prisonnier, incapable de communiquer avec l’extérieur et de prévenir Octavia et M. Socrate du danger qui menace l’Empire. A bord, il va s’allier à Colette Brunet, agent secret française « invitée » de l’équipage de l’Ictinéo depuis plusieurs mois. La cohabitation entre les deux agents est difficile, donnant lieu à de nombreuses répliques croustillantes.
Aussi trépidante que celle du premier tome, cette aventure nous plonge une fois de plus dans une ambiance Victorienne à la sauce Steampunk. La plume d’Arthur Slade est toujours aussi agréable à parcourir: fluide et imaginative. Je ne me lasse pas des intrigues et des péripéties du jeune Modo, ce garçon doté du don de changer de visage … Vivement la suite !
Les agents de M.Socrate, tome 2 : La cité bleue d’Icaria, Arthur Slade, éditions du Masque (Msk), à paraître le 16 février 2011



