Jade, fille de l’eau

Jade, jeune fille débrouillarde et courageuse, vit dans une ville lointaine ravagée par la guerre. Cette bataille, Lady Mar, la dirigeante de la cité, la mène contre les Echos, créatures aquatiques aux étranges pouvoirs. Jade se sent inexplicablement attirée par ces créatures et n’hésite pas à sauver la vie de l’une d’entre elles. Sa vie va être basculée par l’arrivée de chasseurs, et plus particulièrement par  celle de Faune, un jeune homme qui ne la laisse pas indifférente. Toutefois, la jeune fille va devoir choisir entre son coeur et la liberté de son peuple.

Dans Jade, fille de l’eau, le lecteur découvre un univers très original teinté de fantastique et de magie. Dans le monde de Jade, des créatures invisibles hantent les miroirs et les rivières. Nées des reflets et des mirages, elles sont redoutées par les hommes qui les considèrent comme des monstres assoiffés de sang qu’il faut à tout prix détruire. La ville où se situe l’intrigue est un lieu insolite, parsemé de ruines et de structures d’une autre époque : Jade vit dans un vieil hôtel avec son père, lieu ouvert aux quatre vents situé sur les berges de la rivière. Ce cours d’eau, la Wila, est au centre du roman. Lieu tissé de légendes, c’est un personnage à part entière dans le récit. C’est un lieu de dangers, pourtant indispensable à la survie des citadins : il apporte en effet nourriture, électricité et permet de faire des échanges commerciaux avec les peuples voisins. Toutefois, il est parfois difficile de se plonger dans cet univers complexe, car Nina Blazon survole énormément les descriptions et les personnages, et c’est fort dommage, car l’idée de base est vraiment bonne.

Ainsi, à mon grand regret, passe-t-on rapidement sur la Lady, les Chasseurs ou même les Echos, qui ne sont là finalement que pour aider à mettre l’intrigue en place : une adolescente qui se rend compte qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume, et qui décide donc de rejoindre la résistance afin d’y mettre fin (et accessoirement, il y a aussi un secret qui entoure sa naissance, ainsi qu’un triangle amoureux). Je ne vais pas le nier, ça sent le réchauffé, mais l’univers poétique créé par la jeune auteure rattrape heureusement le tout. Oui, j’ai aimé parcourir les rues pavées en compagnie de Jade, j’ai aimé visité le Larimar et écouter les vieilles légendes qui entourent la Wila. N’empêche qu’à la fin de ma lecture, j’ai tout de même eu un goût d’inachevé, avec beaucoup de questions qui restaient en suspens ; mais bon, Jade, fille de l’eau reste tout de même un roman très intéressant et agréable à lire de part son atypisme et son héroïne attachante et intrépide.

Jade, fille de l’eau, Nina Blazon, éditions Albin Michel (Wiz), 2012

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À propos de Laure

Bibliothécaire passionnée par les beaux livres et les belles images. Adepte des littératures de l'imaginaire et de la littérature jeunesse. Signe particulier ? Possède un chat garou et est secrètement amoureuse du Docteur et de Neil Gaiman.

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3 réponses à Jade, fille de l’eau

  1. Je viens de terminer La femme du vampire de la même auteure, et j’ai adoré. Très envie de découvrir ses autres romans :)

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