
Moire est l’ultime représentante des créatures féeriques dans notre monde. Alors que le Petit Peuple et les Belles Dames ont choisi de passer dans l’Outremonde pour fuir une nature envahie et transformée par les humains, la jeune fée a décidé de rester près de celui qu’elle aime. Malheureusement, les hommes ne sont pas éternels et Moire se retrouve bientôt seule dans un monde hostile où toute magie a disparu. Durant des siècles, l’esprit de la nature va côtoyer les hommes et vivre dans leur ombre … jusqu’au jour où, enfin, elle va retrouver celui qu’elle aime tant.
De Séverine Pineaux, on connaissait déjà la peintre, l’illustratrice, l’auteure. Avec Gothic Faërie, on découvre une nouvelle facette de l’artiste, puisque la grande dame se fait aussi conteuse, diseuse d’histoire. Aux côtés de Moire, le lecteur est plongé dans un monde sombre, mourant, mais néanmoins gorgé d’espoir. Sur les pas de la fée, la magie et la nature reprennent leurs droits, mais les rumeurs de la guerre et des machines l’obligent à fuir vers un monde nouveau au delà de la mer et à se cacher dans une ville aux hautes tours qui touchent le ciel.
Cette histoire, ce n’est pas la fée qui nous la rapporte, mais son journal, son fidèle confident. L’être de papier, genèse d’une créature fabuleuse, nous rapporte la légende de la dernière fée ayant foulé la Terre des hommes.
Ceux, qui comme moi, se sont émerveillés en parcourant les deux tomes d’Ysambre retrouveront avec émotion l’univers des hommes-arbres de Séverine. Entre feuillages et rouages, l’artiste tisse un monde où se mêlent magie et essence steampunk et entraîne le lecteur à travers les mondes et époques … un voyage plein de poésie, de délicatesse et de beauté à entreprendre sans hésiter.
Gothic Faërie, Séverine Pineaux, postface de Pierre Dubois, éditions Au Bord des Continents, 2011



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