
Après avoir résolu le mystère du timbre grâce à ses étranges talents, voilà Flavia de retour avec un meurtre à se mettre sous la dent: Rupert Porson, célèbre marionnettiste de passage à Bishop’s Lacy, est assassiné pendant une représentation. Qui est le coupable, et surtout pourquoi ? L’homme semble être aimé des petits et grands et ses spectacles attirent de nombreux spectateurs. Jalousie ? Acte de vengeance ? La demoiselle de Luce se lance tête baissée dans l’enquête, même si comme d’habitude, celle-ci va lui attirer sa horde d’ennuis et de dangers.
Qui se douterait que sous cet air angélique et enfantin se cache un esprit à la déduction implacable, avide de formules chimiques et de mystères à résoudre ? Totalement machiavélique, l’héroïne dépeinte par Alan Bradley a l’air d’une gamine sage comme une image. Oui, sauf qu’on se rend rapidement compte que c’est loin d’être la cas. Cousine de Mercredi Adams, la benjamine de la fratrie de Luce n’est pleinement heureuse que dans son laboratoire, hérité d’un oncle un brin toqué. Ses journées sont ponctuées de formules scientifiques, d’expériences chimiques, de sales coups préparés en douce contre ses soeurs … et puis de mystères; car rien ne met plus en ébullition le cerveau de la donzelle qu’une énigme encore inexpliquée ou qu’un bon meurtre en l’occurrence.
Et ça tombe bien, car un meurtre, on vient justement d’en découvrir un à Bishop’s Lacey. Point de corps dans le fond du jardin cette fois-ci, mais une mort en pleine représentation; un assassinat qui va réveiller de lourds souvenirs et dévoiler les plus sombres secrets de la petite bourgade.
J’ai encore une fois beaucoup aimé les aventures de la jeune Flavia. Moins légère que celle du premier tome, l’intrigue alterne enquête et vie familiale de la jeune fille: crêpages de chignions entre frangines succèdent ainsi aux furetages dans la vie privée des voisins. Toujours aussi agréable à lire, j’ai encore une fois été séduite par l’ambiance british et le personnage délicieusement lugubre et extravagant de Flavia. A découvrir, même si vous n’avez pas lu le premier tome, les deux aventures étant distinctes.
La mort n’est pas un jeu d’enfant, Alan Bradley, éditions du Masque (MsK), à paraître le 14 septembre 2011



