Ce deuxième tome enchaîne directement avec le premier : Cahyl, le Fedeylin et Glark le Gorderive fuient ensemble leurs sociétés respectives. Ils quittent leur peuple, leur monde et s’enfoncent dans l’immensité inconnue de la forêt. Toutefois, les deux héros ne s’imaginent pas tous les dangers qu’ils vont croiser dans ce lieu inconnu. Peur, doute, mais aussi nouvelle amitié se succèdent sur leur route, un chemin qui va les mener à faire un choix crucial : sauver leur peuple d’un complot au prix de leur liberté ou continuer à fuir sans se retourner.
Beaucoup moins contemplatif que le premier tome, ce deuxième opus mêle habilement action et pensées secrètes des personnages. Cahyl et Glark ont évolué et ne sont plus des enfants. Ces changements, nous les ressentons grâce au pouvoir d’empathie de Cahyl : le jeune Fedeylin perçoit en effet les émotions et les pensées des créatures qu’il approche. Cette empathie, le lecteur la partage également, car connaître les sentiments de nos jeunes héros les rend plus attachants, plus proches de nous. Quitter l’environnement sécurisant de la mare permet un changement complet de background. Ainsi, nous découvrons l’immensité de la forêt et, plus encore nous rencontrons de nouvelles créatures. Certaines dangereuses, comme Geiliger et Keusch, huit-pattes schizophrène, ou d’autres beaucoup plus sympathique comme Sperare, bestiole volante qui vient en aide à nos deux amis à de nombreuses reprises. Et puis, il y a le mystère de la grande mare qui trouve ici sa résolution. Énigme qui va pousser le Fedeylin et son ami Gorderive a faire un choix crucial pour la suite de leurs aventures.
On plonge toujours avec délice dans l’univers des petites créatures imaginées par Nadia Coste. On se laisse bercer par son écriture, suivant avec intérêt la quête initiatique et identitaire du jeune Cahyl. Un second tome toujours aussi riche et prenant qui annonce un troisième tome des plus palpitants … la suite qui s’annonce aquatique paraîtra en mars !
Fedeylins, tome 2 : Aux bords du mal, Nadia Coste, éditions Gründ, 2011



