La trilogie des Illumières, tome 1 : l’Eternéant

[l'Eternéant] : n.m. Monde situé entre la vie et la mort où se perdent les enfants sur la route de l’au-delà.

Après un accident de voiture auquel ils n’ont pas survécu, Nick et Allie se retrouvent coincés dans l’Eternéant, monde invisible situé à mi-chemin entre la vie et la mort. Cet univers, merveilleux et dangereux à la fois, suit ses propres règles : si les enfants ne prennent pas garde, ils finissent avalés par la terre, s’enfonçant sans fin dans ses entrailles jusqu’à attendre son coeur, où ils restent piégés jusqu’à la fin des temps. Dans l’Eternéant, les enfants sont condamnés à garder la même apparence pendant des siècles, mais s’ils n’y prennent pas garde, ils oublient tout de la vie qu’ils ont perdu, à commencer par leur nom.

La reine autoproclamée de ce royaume, Marie Tourcéleste, est l’une des rares adolescentes de l’Eternéant. Étrangement, les enfants sont les seuls à se perdre sur le chemin de l’Au-delà et Marie s’est donnée comme mission de veiller sur eux, leur trouvant un foyer dans l’un des rares immeubles ayant passé dans les limbes, les Twin Towers. Nick et Allie n’ont aucune envie de rester coincés dans cet entre-deux, et encore moins de rester dans le petit monde parfait qu’à créé Marie. Allie n’a qu’une idée en tête, retourner chez elle et retrouver sa famille, même s’il y a de très grandes chances pour qu’ils ne la voient pas. En effet, les créatures coincées dans ce monde deviennent des fantômes: les vivants ne peuvent ni les voir, ni les entendre et ils ne peuvent pas interagir avec le monde des vivants.

De Neal Shusterman, j’avais déjà lu les fragmentés, roman qui m’avait vraiment bouleversée. Avec l’Eternéant, premier tome de la trilogie des illumières, il plonge le lecteur dans une ambiance étrange aux relents de sa Majesté des Mouches et de Peter Pan. Ici, les enfants perdus, abandonnés, se regroupent et s’organisent en société. Certains choisissent de vivre autour de Marie, d’autres choisissent de semer la violence et la peur en jouant les gros durs. Pourtant il y a quelque chose que tous craignent: les monstres. Car en ce monde,  les légendes urbaines prennent vie et un nom fait trembler tous les enfants: le Mc Gill.

L’éternéant, Neal Shusterman, éditions du Masque (MsK), à paraître le 4 janvier 2012

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À propos de Laure

Bibliothécaire passionnée par les beaux livres et les belles images. Adepte des littératures de l'imaginaire et de la littérature jeunesse. Signe particulier ? Possède un chat garou et est secrètement amoureuse du Docteur et de Neil Gaiman.

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4 réponses à La trilogie des Illumières, tome 1 : l’Eternéant

  1. Oh c’est étrange nous citons les même références, Sa majesté des mouches et Peter Pan! J’ai noté les fragmentés de l’auteur car j’ai bien apprécié son écriture! (mon avis est en ligne)

  2. Ping : La trilogie des Illumières, tome 2 : le voyage des âmes perdues | De l'autre côté du miroir

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