Eco, tome 2 : La bête sans visage

Persuadée d’être aux prises d’une terrible malédiction, la petite Eco a fuit la demeure familiale afin de retrouver la seule personne capable de lever le sortilège, la Princesse des Nuages. Mais le chemin pour l’atteindre est long et tortueux : la soif et la faim ne sont pas les seuls ennemies de cette quête difficile, il faut aussi prendre garde aux monstres qui se terrent dans l’ombre.

J’avais beaucoup aimé le premier tome, j’ai tout autant apprécié ce deuxième opus. On plonge avec délice dans les magnifiques illustrations de Jérémie Almanza. Entre ombre et lumière, elles nous conduisent sur les traces d’Eco, petite fille plus si petite que ça, jeune fille, jeune femme touchée par les transformations de son corps. Peur, incompréhension la saisissent, car c’est là la véritable malédiction qui la touche : ne pas comprendre, ne pas accepter, refuser d’abandonner l’enfance. Accompagnée de ses fidèles compagnons, elle traverse une sombre forêt à la recherche de l’immense clairière, seul point d’attache sur Terre, avec le château perché sur les nuages où réside la seule personne capable de briser la terrible malédiction. Il est bien connu toutefois que c’est dans les forêts sombres que résident les montres. Un, en particulier. Et celui-ci veut Eco. Pour lui seul. A jamais.

Entre quête identitaire et conte traditionnel, Guillaume Bianco poursuit la sombre histoire de la petite Eco. Ici, ce n’est plus seulement son corps qui change, mais également ses pensées et son état d’esprit. Elle devient Femme, tout simplement. Rythmé par des citations tirées de textes de Jean de La Fontaine, Ovide, Charles Perrault ou Hans Christian Andersen qui ouvrent chaque chapitre, nous assistons à ses choix, à ses doutes. Parfois nécessaires, parfois cruels.

Poétique, visuellement magnifique, ce second tome d’Eco m’a une fois de plus touchée. On ferme le livre la tête pleine de doutes quand au dénouement de cette aventure.

Eco, tome 2 : La bête sans visage, Guillaume Bianco, Jérémie Almanza, éditions Soleil (Métamorphose), 2011

 

© Toutes les images Copyright Jérémie Almanza/ Guillaume Bianco / Editions Soleil

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À propos de Laure

Bibliothécaire passionnée par les beaux livres et les belles images. Adepte des littératures de l'imaginaire et de la littérature jeunesse. Signe particulier ? Possède un chat garou et est secrètement amoureuse du Docteur et de Neil Gaiman.

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2 réponses à Eco, tome 2 : La bête sans visage

  1. Contente que le tome 2 soit à la hauteur, j’avais beaucoup aimé le premier tome, j’ai hâte de voir l’évolution d’Eco.

  2. Ah je me désespérais de voir cette chronique un jour :) j’ai moi aussi beaucoup aimé mais pauvres, pauvres petits compagnons de chiffon.

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