Neil Gaiman a le don pour raviver nos peurs les plus profondes, nous faire replonger dans les peurs de notre enfance : peur du noir, peur du monstre dans le placard, peur de ce qui se cache sous le lit… En compagnie de la courageuse petite Coraline, nous traversons le miroir tels la jeune Alice pour découvrir un monde qui semble enchanteur aux premiers abords, nous allons ainsi à la rencontre d’animaux ayant le don de la parole, de jouets doués de vie et d’une autre maman et d’un autre papa qui sont très gentils, mais qui ont l’étrange particularité d’avoir des boutons cousus à la place des yeux…
Puis peu à peu le tableau s’assombrit … Finalement ce monde n’est pas aussi enchanteur qu’il n’y paraît et devient de plus en plus dangereux, la petite Coraline doit échapper au monstre, qui tels le croquemitaine se faufile dans les ombres… On retient son souffle, on ose à peine tourner la page , à peine décrocher les yeux du livre et regarder la porte du placard, en se demandant nous aussi se qui se cache derrière …
Ce livre est une pure réussite, un mélange de poésie avec un arrière goût Burtonesque, une sucrerie à savourer le soir avant de s’endormir et se dire avant de fermer les yeux que les monstres ça n’existe même pas d’abord ;)
Pour prolonger la magie du livre, je vous invite à découvrir le site du film d’animation qui sortira le 10 juin 2009 en France : http://www.coraline.com/.



