Après la mort de ses parents, Kriss Bottomwine est conduit à l’étrange orphelinat de Mamie Nuit. Maison endormie au milieu des ronces, il y découvre un univers mystérieux où des nez cachés mesurent le coefficient de curiosité et l’état de désobéissance des nouveaux arrivants, où un grand escalier doré mène vers un étage interdit, et où les souvenirs s’estompent lentement, jusqu’à ne devenir qu’une ombre, un murmure du monde extérieur.
Kriss y rencontre deux enfants perdus, deux garçons, qui comme lui, ont tout oublié de leur vie passée et une jeune fille, Rosamelia, qui travaille sous les ordres de Mamie Nuit. Un brin rebel, Kriss refuse d’obéir aux règles de la maison et cherche par tous les moyens à s’échapper de cette prison dorée, mais les murs sont infranchissables et la porte d’entrée a disparue de l’autre côté d’un grand miroir. Alors il ne reste qu’une solution pour le jeune garçon, braver l’interdiction et poser le pied sur le grand escalier doré, monter ses grandes marches et aller à la rencontre de l’invisible maîtresse des lieux.
Petit dernier de la brillante collection Métamorphose, Coeur de papier m’a d’abord séduit par son côté un peu vintage: couleurs passées, aspect vieux livre. Nous sommes plongés dans une ambiance victorienne,onirique, poétique, fantastique, mystérieuse et envoûtante, un brin steampunk, ayant un petit quelque chose des oeuvres de Miyazaki.
Le duo Bruno Enna/Giovanni Rigano fait des étincelles et signe un véritable bijou, une fable cruelle sur l’enfance,la difficulté de surmonter les souvenirs douloureux et l’amitié. Moi je n’ai qu’une hâte découvrir la suite !
Coeur de papier tome 1 « le grand salon », Bruno Enna, Giovanni Rigano, Editions Soleil Productions, Collection Métamorphose


© Toutes les images Copyright Giovanni Rigano / éditions Soleil Productions



