Quand on débute la lecture de BZRK, on est un peu comme nos deux héros, complètement paumé. D’un côté, on se retrouve à assister à une scène dans un asile, de l’autre au crash d’un avion sur un stade plein à craqué, deux scènes brutes de décoffrage où l’auteur ne nous épargne aucun détail. Avec le recul, on se rend compte que Michael Grant nous plonge direct dans le bain de ce qui peut arriver de pire à cause de la nano-technologie : devenir fou à lié ou totalement contrôler l’esprit des humains. Cette introduction permet aussi de faire la connaissance des deux héros de cette trilogie, Noah et Sadie.
Noah et Sadie, c’est le jour et la nuit. L’un vient d’une banlieue pauvre de Londres, l’autre est la riche héritière d’une grande entreprise. Deux mondes lointains, mais tous les deux se retrouvent réunis dans la douleur : l’un a vu son frère touché de plein fouet par la folie, l’autre a assisté à la mort de son père et de son frère dans le crash de l’avion. Les deux adolescents vont rejoindre le projet BZRK - abréviation de Berzerk, fou furieux- où ils vont plonger de pleins pieds dans un monde inimaginable où la folie prime sur la raison.
Le projet BZRK, c’est une poignée de personnes capables d’utiliser les nanobots, minuscules robots insectoïdes qui se faufilent ni vu, ni connu dans le corps humain afin d’en prendre le contrôle. Toutefois, la balade dans la « viande » – terme poétique qui désigne le corps humain – n’est jamais une partie de plaisir : le moindre incident peut faire totalement perdre la raison à celui qui contrôle la créature mécanique. Et des dangers, il y en a, puisque la principale mission de BZRK est de déjouer les plans d’un groupe concurrent, capable lui aussi de contrôler les bêbêtes. Evidemment, ces hommes ont un plan méphistophélique et ne veulent ni plus ni moins que prendre le contrôle des principaux dirigeants mondiaux afin d’asservir les différentes nations. Charge aux membres de BZRK de les arrêter.
Ce livre est un feu d’artifice. Vraiment. Super original, poignant, intelligent. J’ai été bluffée par cet univers très particulier où peur et violence sont omniprésentes ; violence dans la guerre invisible à laquelle ont pris part les jeunes héros, violence dans les sentiments torturés et les motivations des différents protagonistes. Donc voilà, je le dis rarement, mais ce livre est un véritable coup de coeur. J’irais même plus loin en disant que c’est l’un des meilleurs livres ados que j’ai eu l’occasion de lire ces derniers temps. Maintenant vous pouvez courir aller le lire – et moi je vais me plonger dans les autres romans de Michael Grant, parce que s’ils sont tous comme ça, j’en redemande.
BZRK, tome 1, Michael Grant, éditions Gallimard Jeunesse, 2012



