Nous avions laissé notre cher Arekh assez perturbé par THE grande révélation de Marikani à la fin du premier tome. Traumatisé, il l’est toujours, et c’est la rage dans le coeur et la rancœur tenace qu’il abandonne la capitale d’Harabec, mise à feu et à sang par de brutaux envahisseurs. Il fait tout de même sa b.a du jour en recueillant une enfant esclave (qui lui a un peu forcé la main, il faut le dire) et se dirige vers de nouvelles aventures, s’engageant en chemin dans l’armée ennemie du peuple de Marikani. Pendant ce temps, notre grande souveraine n’est pas en reste, tentant de protéger les esclaves contre les idées noires vengeresses du Grand Conseil.
Après la fin turbulente du premier tome, on pouvait grandement se demander comment aller évoluer notre deux héros préférés du moment. Et bien mes braves gens, si vous aimez les loosers en herbe, vous devriez être servis. Tous deux se montrent d’une faiblesse (voir d’une bêtise pour une certaine demoiselle dont le prénom commence par un M) affligeante. Ils regardent les évènements et les drames passer comme les vaches regardent les trains, s’en mêlant le moins possible, des fois que ça provoquerait de l’action. Ne soyons pas trop mauvaise langue, Arekh est peut-être récupérable: notre homme découvre aux côtés de l’enfant asservie que oui, les esclaves ont une âme et que finalement l’église manipule peut-être la populace depuis des lustres, ouf l’honneur est sauf !
Comme dans le peuple turquoise, les descriptions des lieux que les personnages traversent est un vrai plaisir. Ce monde prend vie sous nos yeux, nous suffoquons en pénétrant aux côtés de Marikani dans les profondeurs des mines ou lorsque les terribles Mérénides détruisent tout sur leur passage, tels des rouleaux compresseurs humains. Les personnages sont vivants, on s’ attache très facilement à eux, prenant un plaisir évident à les prendre à partie et à se morfondre de leurs choix ( et il y a de la matière dans ce tome, croyez-moi !).
Ce deuxième tome laisse donc une impression de pause, d’entracte dans la quête d’ Arekh et Marikani. Il ne se passe pas grand chose, mais ça se lit tout de même avec plaisir. AcrO, croisons-donc les doigts pour le troisième tome XD
Ayesha, tome 2: La flamme d’Harabec, Intégrale de la trilogie, Ange, éditions Bragelonne, 2010
Ce deuxième tome d’Ayesha a été joyeusement lu en lecture commune avec Acro, allons voir ce qu’elle en a pensé …



